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Carte d'identité du parti « Wallonie d'abord ! »

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Les résultats globaux de « Wallonie d'abord ! « ne sont pas mauvais vu son jeune âge. « WaD ! « n'a participé qu'à trois élections. Deux en 2009 –européennes et régionales- et une en 2010 aux législatives. Les résultats sont respectivement de 0.57% et 0.96%, dont 0.91% à Liège, 1.05 % dans le Hainaut et 1.53 % dans la province de Namur pour les régionales. Pour les élections de 2010 la tendance a été revue à la hausse avec un score de 0.56% au niveau national  pour la chambre, où les résultats avoisinent en moyenne les 1.63 % pour les différentes circonscriptions wallones. Le Sénat obtient 0.96 % pour le collège francophone. La formation passe de 31 candidats en 2009 à 45 candidats en 2010. Afin de bien comprendre les chiffres, penchons nous maintenant sur l'électorat cible du parti. Comme dit dans l'entête du site de présentation de « Wallonie d'abord ! «, la formation se propose comme un parti d'alternative aux forces politiques traditionnelles et s'adresse aux wallons. « WaD !« se pose donc comme une proposition à tout l'électorat déçu par les forces politiques au gouvernement fédéral et à celles qui sont jugées incapables de pouvoir « protéger « la Wallonie. La formation vise les « désaffectés « comme potentiel électoral. En plus de se proposer comme un parti contestataire, son orientation « wallingante « tente de capter un électorat régionaliste, à la hauteur de l'ancien Rassemblement Wallon, car la plupart de ses revendications économiques et sociales sont de l'ordre d'une régionalisation. Jouant la double carte - et wallonne et contestatrice - « Wallonie d'abord ! « essaye donc de capter un électorat nationaliste et déçus. De plus, « WaD ! « dénonce l'abandon des classes défavorisées tant au niveau sécuritaire qu'au niveau économique. Il vise donc les « fragilisés « n'ayant ni accès à la sécurité, ni à un salaire décent : «  (…) les personnes âgées, femmes seules et jeunes vivent dans un climat de peur continuelle «. D'où probablement le résultat le plus élevé, 1.91 % dans le Hainaut où 20 % de la population est touchée par le chômage et ce, pour les législatives de 2010.

« Parlons un peu des têtes pensantes de « WaD ! ». Pour être force et faiblesse apprenons à mieux les connaître.Les dirigeants: Les figures emblématiques et porteuses de « Wallonie d'abord ! » sont ses fondateurs. Commençons par le haut de l'échelle:Detraux Francis, président et fondateur du mouvement: Le parcours de monsieur Detraux s'illustre dans ses nombreuses dissidences depuis la crise institutionnelle.Après plusieurs mandats au FN, dont celui de sénateur - de 2003 à 2007 - il fait sécession avec celui-ci en 2004 pour fonder le parti « Force Nationale», dont ildeviendra président. En 2008, avec les mêmes associés, il fonde enfin « Wallonie d'abord ! ». Son domicile est et a été le QG des deux partis.Kabasele Katenda, vice président: Mr. Kabasele surprend pour son siège de vice président. Homme à la vie politique quasi inexistante, Mr. Kabasele ne se présentequ'en 2009 et 2010. Respectivement comme suppléant à Nivelles et comme tête de liste et suppléant à BHV.Lemmens Juan, secrétaire politique et co-fondateur: le parcours de monsieur Lemmens a été des plus chaotique. Député FN bruxellois de 1995 à 1999, il cofonde,après avoir lâché le FN en 1997, plusieurs petites dissidences communautaristes durant le début des années 2000 : le front nouveau de Belgique, le bloc nationalistefrancophone, etc. Il finit par co-créer Force Nationale et sera élu conseiller provincial aux élections de 2006. Il coopère avec Detraux F. pour donner naissance à« Wallonie d'abord ! » en 2008.Merveille Jacqueline, secrétaire générale: Epouse de Mr. Detraux, ex-secrétaire générale du FN , Mme Merveille était la représentante frontiste en province deNamur. Elle collabore à la création de « Force Nationale » et de « Wallonie d'abord ! » pour en devenir sa secrétaire.Les militants et sympathisants: Malgré la quasi inexistence de militantisme pro « Wallonie d'abord ! », le parti surprend par le dépôt de ses listes partout en Wallonieet y compris à Bruxelles. Pour ce faire, le parti aura dût obtenir 5000 signatures pour l'ensemble de la Wallonie. Le parti se targue d'avoir obtenu 12000 signaturespour sa liste aux européennes. Il semble donc évident que les militants sont relativement nombreux. 4. Des résultats chiffrés à son électorat type :Les résultats globaux de « Wallonie d'abord ! » ne sont pas mauvais vu son jeune âge. « WaD ! » n'a participé qu'à trois élections. Deux en 2009 –européennes etrégionales- et une en 2010 aux législatives. Les résultats sont respectivement de 0.57% et 0.96%, dont 0.91% à Liège, 1.05 % dans le Hainaut et 1.53 % dans laprovince de Namur pour les régionales. Pour les élections de 2010 la tendance a été revue à la hausse avec un score de 0.56% au niveau national pour la chambre, oùles résultats avoisinent en moyenne les 1.63 % pour les différentes circonscriptions wallones. Le Sénat obtient 0.96 % pour le collège francophone. La formationpasse de 31 candidats en 2009 à 45 candidats en 2010.Afin de bien comprendre les chiffres, penchons nous maintenant sur l'électorat cible du parti.Comme dit dans l'entête du site de présentation de « Wallonie d'abord ! », la formation se propose comme un parti d'alternative aux forces politiques traditionnelles ets'adresse aux wallons. « WaD !» se pose donc comme une proposition à tout l'électorat déçu par les forces politiques au gouvernement fédéral et à celles qui sontjugées incapables de pouvoir « protéger » la Wallonie. La formation vise les « désaffectés » comme potentiel électoral. En plus de se proposer comme un particontestataire, son orientation « wallingante » tente de capter un électorat régionaliste, à la hauteur de l'ancien Rassemblement Wallon, car la plupart de sesrevendications économiques et sociales sont de l'ordre d'une régionalisation. Jouant la double carte - et wallonne et contestatrice - « Wallonie d'abord ! » essaye doncde capter un électorat nationaliste et déçus. De plus, « WaD ! » dénonce l'abandon des classes défavorisées tant au niveau sécuritaire qu'au niveau économique. Ilvise donc les « fragilisés » n'ayant ni accès à la sécurité, ni à un salaire décent : « (…) les personnes âgées, femmes seules et jeunes vivent dans un climat de peurcontinuelle ». D'où probablement le résultat le plus élevé, 1.91 % dans le Hainaut où 20 % de la population est touchée par le chômage et ce, pour les législatives de2010.5. Conclusion :Si la crise institutionnelle tire en longueur et que les partis traditionnels francophones donnent une image de capitulation à travers les médias face aux revendicationsflamandes, il est possible que « Wallonie d'abord ! » obtiennent des résultats plus que probants. Son score électoral semble être corrélé à l'envenimementcommunautaire qui semble engendrer des poussées nationalistes et régionalistes. Le second cheval de bataille n'est autre que le discours classique de l'extrême droite,radoucit à la sauce des droits de l'homme. Dans cette optique de « droit à un salaire et à la sécurité », « Wallonie d'abord ! » serait bien capable de concurrencer lesautres formations de la droite radicale.Cependant, les fondateurs du parti risquent d'être rattrapés par leur passé frontiste. Si tel est le cas, la presse se fera un plaisir de les dénoncer, comme précédemmentfait, et les conséquences risquent d'être terrible pour le petit parti. Aussi, la structure interne est quasi inexistante. Si un travail de recrutement et deprofessionnalisation des membres ne se fait pas bientôt, la formation risque bien de vivre ses derniers jours. 6. Bibliographie :- « Anonyme», in [en ligne], Service publique fédéral intérieur, Elections 2010, http://elections2010.belgium.be/fr/cha/results/results_start.html, le 06/12/2010.-« Anonyme», in [en ligne], Service publique fédéral intérieur, Election 2009, http://elections2009.belgium.be/fr/, le 06/12/2010.- Abramowicz M., « Evolution Electorale et Rapport de Force des Partis d'Extrême Droite en Belgique (Depuis 1989) », in [en ligne], web-journal de l'Observatoirebelge de l'extrême droite, Recherche : Wallonie d'abord !, http://www.resistances.be, http://www.resistances.be/el2010r03.html, le 29/11/2010.-Abramowicz M., « L'Extrême Droite Belge Francophone et les Elections Anticipées », in [en ligne], web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite,Recherche : Wallonie d'abord !, http://www.resistances.be, http://www.resistances.be/fnel201001.html, le 30/11/2010.- Blaise P. (2004), « Belgique. L'extrême droite francophone. Dissensions internes, faiblesses structurelles et instabilité électorales », dans Delwitt P., De Waelle J.-M., les partis politiques en Belgique, Editions de l'ULB, p. 193-204.-Vandemeulebroucke M., « L'Extrême Droite qui ne Dit pas son Nom », in, Le Soir, Mardi 08/06/2010, page 9.-Hovine A., « L'extrême Droite Avance Masquée », in, La Libre Belgique, le 10/06/2010.-Anonyme, « Wallonie d'abord », in[en ligne], Wikipédia, Politique, http://www.wikipédia.org, http://fr.wikipedia.org/wiki/Wallonie_d%27abord, le 22/11/10.-Wallonie d'abord !, /, in, [en ligne], Wallonie d'Abord !, http://www.walloniedabord.be/, le 10/11/2010. - Abramowicz M., Les Rats Noirs : l'Extrême Droite en Belgique, Bruxelles, Luc Pire, 1996. --------------------------------------------[ 1 ]. Pour le sujet: Abramowicz M., Les Rats Noirs : l'Extrême Droite en Belgique, Bruxelles, Luc Pire, 1996.[ 2 ]. Le premier congrès s'est déroulé le 15 octobre 2010, après 2 ans d'existence.[ 3 ]. Rien n'est dit sur le fonctionnement du choix des lignes politiques à débattre.[ 4 ]. Cela n'a pas empêché de proposer comme tête de liste aux européennes Haudegand C., curé dissident vaticaniste fondateur de différents mouvementsintégristes ; « parti de la liberté du citoyen ».[ 5 ]. Aucune déclaration n'a été faite sur la société de consommation. Aussi, le parti s'est opposé à la taxe poubelle, pourtant réputée comme une taxe écologique.[ 6 ]. Ils proposent un règlement de l'immigration par un « bulletin d'intégration culturelle » à points.[ 7 ]. Pourtant, le budget européen 2010 ne consacre pas plus de 6 % au fonctionnement de ses institutions.[ 8 ]. Voire site du parti[ 9 ]. Les moyens pour y arriver ne sont pas spécifiés.[ 10 ]. L'annulation de cette taxe est un fer de lance pour « Wad ! » dans le Hainaut, puisqu'elle avait provoqué un tollé.[ 11 ]. 7000 votes sur 21.000.[ 12 ]. Tous deux consultés le 02/11/2010.[ 13 ]. Ces résultats n'ont rien à voir avec l'échec total de « Force National » en 2007 avec son 0.1 % à la chambre.[ 14 ]. 0.3 % de plus que aux régionales de 2009. »

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