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Guillaume II

Publié le 01/04/2019

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Guillaume II

 

Empereur d'Allemagne et roi de Prusse

 

* 27.1.1859, Postdam

 

+ 4.6.1941, Doorn, Province d'Utrecht (Pays-Bas) Contrairement à son grand-père Guillaume Ier (empereur de 1871 à 1888), ce jeune monarque ambitieux, troisième et dernier empereur du IIe Reich, joue après la mort de son père Frédéric III un grand rôle politique, mettant fin à la période de domination de l'Empire par le chancelier Bismarck, qu'il oblige à démissionner. Devant des chanceliers plus faibles, tels que le général von Caprivi, le prince de Hohenlohe ou encore, par intermittences, Bernhard von Bülow et Theobald von Bethmann Hollweg , Guillaume II et son \"régiment personnel\" mènent le pays mais suivent une politique fluctuante, du fait du caractère instable de l'empereur.

 

Après s'être éloigné de la Russie par son refus de prolonger le traité de réassurance (1890), Guillaume II s'attire l'hostilité de l'Angleterre et de la France par sa politique coloniale offensive et par le renforcement de sa flotte (1896-1897). Une situation politique qu'il aggrave lorsqu'il nargue les Britanniques en félicitant le président du Transvaal Paul Kruger lors de la guerre des Boers (1896), déclare en débarquant à Tanger de garantir l'indépendance du Maroc (1905), puis donne au \"Daily Telegraph\" un entretien qui froisse l'opinion (1908) ; des actions qui renforcent l'alliance de la France avec l'Angleterre et la Russie. Et les tentatives de rapprochement avec la Russie (Traité de Bjorkoe avec le tsar Nicolas II, 1905) et d'équilibrage des flottes avec la Grande-Bretagne (Mission Richard B. Haldanes, 1912) se soldent ensuite par un échec. Après la crise gouvernementale provoquée par l'affaire du \"Daily Telegraph\", Guillaume II se retire du devant de la scène politique, mais donne son accord de principe pour la préparation de la guerre mondiale par le Conseil de guerre de 1912. Pendant la Première Guerre mondiale, Guillaume II ne se montre pas à la hauteur de sa tâche, qui consiste à coordonner les puissances civile et militaire, et doit se résigner à la prise de pouvoir de Hindenburg et Ludendorff (1865, 1937) sur l'état-major. Après la défaite, le ministère allemand demande à Guillaume II d'abdiquer mais il s'y refuse. La révolution de 1918 qui s'ensuit l'oblige finalement à renoncer au trône et à s'exiler à Doorn aux Pays-Bas. Au cours de la révolution de novembre 1918, qui éclate le 28, il renonce au trône (son abdication est annoncée dès le 9 novembre par le chancelier Max von Baden) et se réfugie à Doorn aux Pays-Bas.

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