Devoir de Philosophie

national-socialisme (politique & socièté).

Publié le 20/05/2013

Extrait du document

national-socialisme (politique & socièté). 1 PRÉSENTATION national-socialisme, doctrine prônée par le Parti national-socialiste allemand des travailleurs (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) ou parti nazi. Le national-socialisme constitue le fondement idéologique du IIIe Reich, régime totalitaire et raciste institué en Allemagne sous la direction de Adolf Hitler entre 1933 et 1945. L'idéologie nazie, prônant la purification de la « race germanique « et la réunion de toutes ses composantes au sein d'un même État, a cherché à étendre sa domination sur toute l'Europe centrale. Cette politique militariste a été à l'origine de la Seconde Guerre mondiale et n'a pris fin qu'avec l'effondrement du nazisme et de l'Allemagne face aux Alliés, en 1945. 2 ORIGINES DU NAZISME Le national-socialisme, associé au fascisme italien, est un mouvement enraciné dans la tradition militaire prussienne d'autoritarisme et d'expansionnisme, qui puise également ses sources dans la tradition romantique allemande d'hostilité au rationalisme, au libéralisme et à la démocratie. Rompant avec la République de Weimar, son idéologie s'inspire de certaines doctrines racistes selon lesquelles les peuples germaniques, les prétendus purs Aryens, sont non seulement physiquement supérieurs, mais également porteurs d'une morale et d'une culture plus élevées que celles des autres peuples. Opposé au libéralisme de la Révolution française autant qu'aux théories marxistes, le nazisme puise dans certaines traditions philosophiques une idéalisation de l'État. L'individu n'existe plus en dehors du groupe fondamental qu'est la communauté de sang. Parmi les théoriciens et les planificateurs du national-socialisme, le général Karl Ernst Haushofer, un géographe, a une grande influence sur la politique étrangère allemande ; Alfred Rosenberg formule les théories racistes nazies dans le Mythe du XXe siècle (1930) en s'inspirant des oeuvres de l'écrivain anglo-allemand Houston Stewart Chamberlain ; le financier Hjalmar Schacht est le principal artisan de la politique économique et financière du régime. L'idée du « grand Reich « est empruntée aux pangermanistes de 1848, celle de la supériorité de la race aryenne à Joseph Arthur Gobineau (Essai sur l'inégalité des races humaines, 1853-1855). De Oswald Spengler, les nazis reprennent l'idée d'un socialisme allemand, tandis que Nietzsche inspire le mythe du surhomme. Mais c'est surtout Hitler qui définit dans Mein Kampf (« Mon combat «), écrit pendant sa détention (1923-1924), le projet nazi. Nourri d'anti-égalitarisme et d'antiparlementarisme, hostile à la démocratie, il prône la purification de la race aryenne et l'élimination des Juifs. Grand orateur, il va élever cette mystique obsessionnelle à la hauteur d'une mission quasi sacrée. Profondément marqué par la défaite de 1918 et par le traité de Versailles, vécus comme des humiliations, il entend redonner à l'Allemagne toute sa grandeur et récupérer les territoires perdus. Hitler impute aux Juifs la responsabilité du désastre économique et les accuse d'être les propagateurs d'idéologies néfastes comme le marxisme ou le libéralisme. Il inscrit ainsi l'élimination des Juifs dans le programme politique national-socialiste, tout en affirmant qu'une régénération du sang aryen du Reich devra comprendre l'exclusion des non-Allemands des fonctions publiques, l'interdiction des mariages mixtes et la stérilisation des malades incurables. Lorsqu'il aura atteint ces buts, le Reich pourra être guidé selon le Führerprinzip par le Reichsführer qu'incarnera Hitler, à qui les Allemands seront liés par un serment de fidélité (institué par la loi du 26 janvier 1937). La réalisation de ce programme inclut l'annexion des territoires de langue germanique (notamment en Pologne et en Tchécoslovaquie), la création d'une « grande Allemagne « et d'un « espace vital « (Lebensraum), en Europe, zone d'influence économique et politique destinée à l'expansion de la « race « allemande. Le contexte politico-économique de l'après-guerre favorise l'émergence du national-socialisme et l'adhésion des Allemands à son programme démagogique défendu par Hitler. Selon les clauses du traité de Versailles, l'Allemagne est reconnue seule responsable de la guerre. Elle est privée de son empire colonial et contrainte de payer de lourdes réparations aux vainqueurs, ce qui perturbe gravement son économie. L'inflation galopante, qui culmine en 1923, affecte plus particulièrement la classe moyenne, qu'elle ruine et laisse désemparée. Effrayée par la perspective d'une arrivée au pouvoir des communistes en Allemagne, elle va fournir les gros contingents des groupes politiques radicaux qui fleurissent au début des années 1920. 3 LA CRÉATION DU PARTI NATIONAL-SOCIALISTE Drapeau nazi Une croix gammée noire, dans un disque blanc sur fond rouge, constitue le drapeau nazi. THE BETTMANN ARCHIVE Après l'échec de la révolution communiste à Munich, en mai 1919, de nombreux groupuscules extrémistes et ultranationalistes apparaissent dans la capitale bavaroise. Le Parti ouvrier allemand (DAP) y est créé par le journaliste Karl Harrer et le serrurier Anton Drexler dès janvier 1919 ; il est à l'origine du Parti national-socialiste. Nazisme Avec Adolf Hitler à sa tête, le Parti national-socialiste allemand (ou parti nazi) prend le pouvoir en Allemagne en 1933. Dès lors, les nazis instaurent un État totalitaire, éliminent toute opposition et mettent en place une politique raciale et discriminatoire -- particulièrement envers les Juifs, victimes d'un génocide systématique sans précédent.La politique agressive de l'Allemagne nazie en Europe est à l'origine de la Seconde Guerre mondiale, qui s'achève par la victoire des Alliés et la chute du régime nazi en 1945. Archive Films/Hot Shots Cool Cuts Inc. Lorsque Hitler en devient membre en septembre 1919, le Parti ouvrier allemand ne compte que vingt-cinq membres environ, dont six seulement participent aux débats et aux conférences. Hitler, grâce à ses talents d'orateur, devient chef de la propagande dès janvier 1920. Lors de la première grande réunion du parti à Munich, le 24 février 1920, il expose un programme inspiré par les deux premiers intellectuels du parti, le journaliste Dietrich Eckart et l'ingénieur Gottfried Feder. Ce programme, résumé plus tard en vingt-cinq points, associe des revendications nationalistes extrémistes et des idées socialistes mal assimilées à des doctrines racistes et antisémites. L'article 25 proclame : « Pour la société moderne, un colosse aux pieds d'argile, nous créerons un centralisme sans précédent qui donnera tout pouvoir au gouvernement. Nous établirons, au sein de la société, une hiérarchie telle que n'importe quel mouvement de n'importe quel individu sera contrôlé. « Le 8 août 1920, le DAP est rebaptisé Parti national-so...

« nazis instaurent un État totalitaire, éliminent toute opposition et mettent en place une politique raciale et discriminatoire— particulièrement envers les Juifs, victimes d'un génocide systématique sans précédent.La politique agressive de l'Allemagne nazieen Europe est à l'origine de la Seconde Guerre mondiale, qui s'achève par la victoire des Alliés et la chute du régime nazi en 1945.Archive Films/Hot Shots Cool Cuts Inc. Lorsque Hitler en devient membre en septembre 1919, le Parti ouvrier allemand ne compte que vingt-cinq membres environ, dont six seulement participent aux débats etaux conférences.

Hitler, grâce à ses talents d’orateur, devient chef de la propagande dès janvier 1920.

Lors de la première grande réunion du parti à Munich, le 24 février1920, il expose un programme inspiré par les deux premiers intellectuels du parti, le journaliste Dietrich Eckart et l’ingénieur Gottfried Feder.

Ce programme, résumé plustard en vingt-cinq points, associe des revendications nationalistes extrémistes et des idées socialistes mal assimilées à des doctrines racistes et antisémites.

L’article 25proclame : « Pour la société moderne, un colosse aux pieds d’argile, nous créerons un centralisme sans précédent qui donnera tout pouvoir au gouvernement.

Nousétablirons, au sein de la société, une hiérarchie telle que n’importe quel mouvement de n’importe quel individu sera contrôlé.

» Le 8 août 1920, le DAP est rebaptisé Partinational-socialiste allemand des travailleurs (NSDAP).

Hitler en prend la tête le 29 juillet 1921, après avoir écarté Drexler.

Le drapeau rouge avec un cercle blanc contenantune croix gammée noire est adopté comme emblème cette année-là.

Le NSDAP prend peu à peu de l’importance, surtout en Bavière.

Convaincu de la nécessité, et même dela vertu, de la violence pour arriver à ses fins, Hitler crée (août 1921) les SA ( Sturmabteilungen, « sections d’assaut »), sous couvert d’une association sportive.

Ces « chemises brunes » sont censées assurer la protection de ses réunions politiques, mais s’ingénient à perturber celles des adversaires (libéraux, socialistes, communistes etsyndicalistes) et à persécuter les Juifs, surtout les commerçants.

Elles sont pour une bonne part composées d’anciens combattants, d’officiers mécontents et de membresdes corps francs, placés sous l’autorité d’Ernst Röhm.

En 1923, l’organe du parti, le Völkischer Beobachter (« l’Observateur raciste »), fondé en décembre 1920, est transformé en quotidien. 4 LA LONGUE MARCHE VERS LE POUVOIR Hitler et LudendorffGénéral allemand s'étant illustré durant la Première Guerre mondiale, Erich Ludendorff a été, pour Adolf Hitler, un important hommede liaison avec l'armée (la Wehrmacht) et les cercles conservateurs.

D'ailleurs, en 1923, le général a mené avec Hitler le putschinfructueux de Munich et, de 1924 à 1928, a siégé dans les rangs du Parti national-socialiste (NSDAP) au Reichstag.Erich Ludendorff(au centre) et Adolf Hitler (à sa gauche) entourés d'officiers.Hulton-Deutsch Collection/Corbis Hitler, voulant exploiter le mécontentement suscité par l’occupation de la Ruhr par les armées française et belge, organise avec le général Erich Ludendorff un coup de forceà Munich, premier pas vers une prise du pouvoir à Berlin.

Le 8 novembre 1923, il se rend avec 600 membres des SA à la brasserie Feldherrnhalle, où Gustav von Kahr, lechef du gouvernement bavarois, tient une réunion.

Von Kahr et ses collaborateurs sont appréhendés et contraints de proclamer la formation d’un nouveau gouvernementnational.

À peine relâché, il se retourne contre Hitler et Ludendorff, qui doivent s’enfuir après une brève échauffourée avec la police, le 9 novembre.

Le putsch de Munich aéchoué ; Hitler est condamné à cinq ans de prison et son parti interdit.

En prison, où il ne reste que treize mois, Hitler commence à rédiger Mein Kampf, qu’il dicte à Rudolf Hess.

Dans cet ouvrage sont clairement exposées les doctrines du national-socialisme, les techniques de propagande et la stratégie pour conquérir l’Allemagne puisl’Europe. Quand Hitler est libéré, le Parti national-socialiste a disparu ; la situation économique du pays, qui s’est améliorée, est devenue favorable aux partis politiques modérés.

Le27 février 1925, il recrée toutefois le NSDAP, qui compte 27 000 membres dès la fin de l’année.

Il entreprend de le réorganiser avec l’aide de quelques fidèles et décide deprendre le pouvoir par les voies légales plutôt que par la force.

En 1926, il se nomme Führer (« guide ») du parti et s’entoure d’une garde personnelle, les SS (Schutzstaffeln, « échelons de protection »), qui devient une sorte de police militarisée.

Les SS sont chargés de superviser et de surveiller le parti et les SA constituent sa branche paramilitaire. La crise économique mondiale de 1929 interrompt le flux de capitaux étrangers vers l’Allemagne, ce qui entraîne une baisse des exportations et une chute de la productionindustrielle.

Le chômage augmente considérablement, tandis que les prix agricoles s’effondrent.

La dépression fragilise la République de Weimar, soumise à des attaques deplus en plus vives de la droite et de la gauche, et crée les conditions favorables à une révolution.

Le Parti national-socialiste reçoit d’importants subsides de Fritz Thyssen etdes Krupp, dirigeants de puissants conglomérats sidérurgiques et industriels, ainsi que d’autres capitalistes.

Toutefois, nombre d’industriels allemands s’opposent aunational-socialisme. 5 LE PARTI AU REICHSTAG Le mouvement prend rapidement de l’ampleur, rejoint par des milliers de fonctionnaires au chômage, des commerçants et des petits entrepreneurs ruinés, des agriculteurssans ressources et des ouvriers déçus par les partis socialiste et communiste.

Une foule d’adolescents issus de toutes les classes sociales, qui ont grandi pendant les annéesd’après-guerre et ont perdu l’espoir de connaître la stabilité économique, adhèrent au mouvement.

Les progrès sont fulgurants.

Le parti nazi, qui a obtenu 800 000 voix en1928 (environ 2,5 p.

100 des suffrages), en obtient presque 6,5 millions (plus de 18 p.

100) aux élections de septembre 1930.

Avec 107 sièges, il devient le deuxième partidu Reichstag, après les sociaux-démocrates (143 sièges) et devant les communistes, eux aussi en progrès (77 sièges).

Le nombre de ses membres passe de 176 000 en1929, à 806 000 en 1931 et à 4 millions en 1933.

Malgré les efforts du chancelier Heinrich Brüning, qui tente de sauver la République de Weimar par des mesuresd’urgence, la hausse du chômage n’est pas enrayée.

L’inefficacité de son gouvernement ébranle la crédibilité de la démocratie parlementaire.

Allié à la droite conservatrice,qui pense pouvoir le contrôler, Hitler obtient un bon score (36,8 p.

100) lors de l’élection présidentielle d’avril 1932, qui voit la victoire du maréchal Hindenburg. La montée en puissance fulgurante du parti hitlérien ne peut être stoppée par la dissolution des SS, des SA et de la Jeunesse hitlérienne (Hitlerjugend), prononcée par le ministre de la Guerre, le général Groener, le 13 avril 1932.

Aux élections de juillet 1932, les nazis obtiennent 13,7 millions de voix et deviennent le premier parti duReichstag avec 230 sièges sur 670.

Le président Hindenburg leur propose de rentrer dans le gouvernement de coalition mais Hitler refuse, exigeant les pleins pouvoirs.

LeReichstag est dissous et les élections de novembre marquent un recul du NSDAP, qui remporte 11,7 millions de voix (196 sièges) mais reste le premier parti à l’assemblée.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles