Devoir de Philosophie

Les premiers martyrs chrétiens

Publié le 17/01/2022

Extrait du document

Une foule furieuse se saisit d'Etienne, le traîna hors de Jérusalem et le lapida. Etienne tomba sur les genoux, pria Dieu de pardonner à ses assassins et mourut presque aussitôt. Il était le premier des milliers de martyrs qui de~ vaient payer de leur vie la prédication de la nouvelle doctrine chrétienne, ou tout simplement leur attachement à cette croyance. Des chrétiens sont morts à toutes les époques pour leurs convictions, mais on ne les a probablement jamais persécutés, torturés et assassinés d'une façon aussi scandaleuse que sous l'empire romain, au cours des trois premiers siècles de notre ère.

« fectaient du mépris pour les théâtres populaires, les gran­ des festivités, les combats sportifs, les écoles, toutes ma­ nifestations créées pour célébrer les dieux païens de l'ancienne Rome.

Les minorités chrétiennes étaient donc considérées avec méfiance par leur entourage et les chrétiens devinrent des boucs émissaires rendus responsables de toutes les ca­ tastrophes, tremblements de terre, éruptions volcani­ ques, famines et épidémies, puisqu'ils avaient offensé les dieux.

Parfois, le plus petit incident pouvait suffire à transformer la méfiance en haine et en violences.

Les persécutions débutèrent en Palestine.

Les juifs ortho­ doxes se tournèrent contre les juifs devenus chrétiens et les accusèrent d'accepter des non-juifs parmi leurs disci­ ples.

L'apôtre Paul, qui avait été lui-même un persécu­ teur des chrétiens, était surtout visé.

Les chrétiens furent rapidement attaqués en Asie Mineu­ re.

Puis, pour donner une base légale aux exécutions, on les accusa d'orgies et de cannibalisme.

Comme le christianisme persistait à gagner du terrain, les empereurs romains estimèrent que le refus des chrétiens d'honorer officiellement l'empereur pouvait constituer un danger pour l'unité de l'empire.

L'empereur Néron fut le premier à instaurer des persécu­ tions contre les chrétiens.

Il ne prit cependant pas comme prétexte leur refus d'honorer l'empereur.

Après le grand Ci-dessus : L'apôtre Pierre qui fut crucifié la tête en bas parce qu'il ne s'estimait pas digne d'être crucifié de la même manière que le Christ .

incendie de Rome, qui dura six jours, en 64 après J.-C., et réduisit en cendres une grande partie de la ville, il accu­ sa les chrétiens d'avoir mis le feu.

Naturellement, on ne put prouver aucune culpabilité chez ceux qui avaient été arrêtés et questionnés, mais Néron déclara néanmoins que ces ennemis de l'humanité méritaient une punition.

Certains furent cousus dans des peaux d'animaux, puis on lâcha sur eux des chiens féroces.

D'autres furent cru­ cifiés ou jetés aux bêtes féroces et dévorés.

On en faisait également des torches vivantes, en les en­ roulant dans des vêtements enduits de poix, auxquels on mettait le feu.

Ces distractions avaient lieu dans les jar­ dins de Néron, qui, costumé en cocher, se promenait par­ mi les spectateurs.

C'est au cours de ces persécutions que, selon la tradition, les apôtres Pierre et Paul auraient été martyrisés, respec­ tivement en 64 et en 67.

Au grand ébahissement des Romains, de nombreux chré­ tiens se réjouissaient de ces traitements barbares.

D'après les évangiles (Mathieu, Marc et Luc), le Christ avait aver­ ti les apôtres des difficultés qu'ils rencontreraient lors de la prédication de la nouvelle foi.

Les persécutions aux­ quelles ils seraient soumis, seraient comme les douleurs de l'enfantement, qui précéderaient la naissance du roy­ aume de Dieu sur terre.

C'est pourquoi la chrétienté apprit très tôt à ses disciples la noblesse, la souffrance et la gloire du martyre, qui ou­ vraient la voie vers le royaume des cieux.

Depuis l'époque de Néron, les chrétiens n'eurent que trop souvent l'occasion de parcourir cette route.

La pre­ mière mention d'un martyre, émanant d'une source chré­ tienne, nous est donnée par une lettre d'Asie Mineure, expliquant comq1ent l'évêque de Smyrne, Polycarpe, fut persécuté en 155 ou 156.

Après avoir été dénoncé, l'ecclé­ siastique, âgé de 86 ans, fut conduit dans un stade plein de monde; comme il refusait de renier sa foi, il fut brûlé vif en présence d'un public assoiffé de sensations.

'Les flammes faisaient une sorte d'arc comme des voiles gon­ flées par le vent et formaient un mur autour du corps du martyr; il faisait penser à une pépite d'or ou d'argent magnifiée par le feu jusqu'à devenir une pure splendeur.' Au cours du règne de l'empereur Marc-Aurèle (161-180),. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles