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Mgr Gaillot, un prélat qui déroge

Publié le 06/12/2018

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Né en 1935 à Saint-Dizier (Haute-Marne), Jacques Gaillot est ordonné prêtre en 1961 et sacré évêque d'Évreux (Eure) le 20 juin 1982. En novembre 1983, lors de l’assemblée plénière de l’épiscopat à Lourdes, il se singularise, pour la première fois, en votant contre la déclaration « Gagner la paix », qu'il juge trop indulgente à l’égard de l'arme nucléaire. Il se fait remarquer ensuite par certains propos favorables à l’ordination d’hommes mariés ou à la réintégration dans le ministère de prêtres mariés. Il se prononce également en faveur de nombre d’associations militantes, comme SOS-Racisme, et condamne les thèses du Front national. En juin 1985, il signe « l'Appel de Montpellier » contre l'abandon du concile Vatican II, auquel souscrivent des prêtres et des laïcs qui s’opposent, de fait, au cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le 13 janvier 1995, Jean-Paul II est acclamé, aux Philippines, par une foule dense évaluée à quelque quatre millions de personnes. Ce jour-là, coup de tonnerre en France :

 

M8r Jacques Gaillot, évêque d’Évreux, considéré tantôt comme un homme d'Église anticonformiste et audacieux, tantôt comme un trublion et un provocateur, est révoqué. L’information fait la une des médias.

 

A Manille, le cardinal Lustiger déclare sobrement : « Aucun de nous ne peut gérer sa mission à sa fantaisie. »

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