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Le punk

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1 PRÉSENTATION punk, genre musical appartenant à l’histoire du rock, né aux États-Unis au milieu des années 1970, et dont le groupe anglais The Sex Pistols représente la figure emblématique. 2 LES ORIGINES DE LA MUSIQUE PUNK 2.1 Les origines du mot punk Le mot punk, qui désigne en argot américain un bon à rien, un vaurien, une personne révoltée et revendicatrice, apparaît dans le vocabulaire musical au milieu des années 1960, sous la plume du critique rock Lester Bangs dans un premier temps, puis dans une chanson de Frank Zappa, « Flower Punk », extraite de l’album We’re Only in It for the Money (1967). 2.2 Les précurseurs : éloge de la contre-culture La fin des années 1960 est marquée, tant aux États-Unis qu’en Europe, par un mouvement de révolte contre l’ordre social établi en Occident depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette forte revendication s’exprime au travers d’une contre-culture qui bouleverse les idées reçues et participe d’une farouche et radicale volonté de changement. Voir hippie, mouvement ; Voir aussi Mai 68. 2.2.1 Les garage bands américains Le punk rock est pratiqué à cette époque par des garage bands (littéralement « groupes de garage ») américains copiant les sonorités les plus âpres et sauvages des groupes issus de la British Invasion (ou « invasion britannique ») — Kinks, Who, Them et autres Rolling Stones. Leur son est brut, parfois violent, leur technique musicale sommaire et limitée. Toutefois, malgré ces « défauts » de jeunesse, leur enthousiasme permet à certains d’entre eux — Blues Magoos, Shadows of Knight, Electric Prunes, Question Mark & The Mysterians, etc. — d’atteindre le sommet des hit-parades. La carrière de ces formations éphémères est regroupée dans une compilation restée célèbre, Nuggets, supervisée par Lenny Kaye. 2.2.2 L’impact des Stooges et du Velvet Underground Dépositaires de deux démarches artistiques pourtant fort différentes en apparence, Iggy Pop, en qui Andy Warhol ne voyait qu’une vulgaire « brute épaisse », et Lou Reed, l’intellectuel minimaliste, sont aujourd’hui unanimement considérés comme les pères fondateurs de la musique punk. Dix ans environ avant l’avènement de celle-ci en effet, ces deux fortes personnalités du rock américain se sont illustrées, chacune à sa manière, par leur non-conformisme, leur attitude délibérément provocatrice, leur violence (tant verbale que musicale) et leur profonde nouveauté, dans un paysage culturel qui a mis plusieurs années à se remettre de la déflagration produite par les Stooges et le Velvet Underground. Dans une moindre mesure, le groupe MC5, sorte de « jumeau » des Stooges, et Neil Young ont également porté dans leur vie dissolue, leur musique rageuse et leurs textes révoltés et nihilistes, les germes de ce qui allait devenir la musique punk. 2.2.3 David Bowie, prophète de l’indépendance artistique En Angleterre, David Bowie, électron libre de la scène rock, contribue lui aussi à jeter les bases de la musique punk : The Rise and Fall of Ziggy Stardust tout particulièrement, album paru en 1972, semble synthétiser toutes les audaces artistiques dont de nombreux groupes punk se sont inspirés par la suite. Figure de proue d’une musique et d’une attitude libérées de tout carcan formel et de toute contrainte socioculturelle, David Bowie symbolise, en effet, l’esprit d’indépendance qui a présidé à la naissance de la musique punk. 3 CARACTÉRISTIQUES MUSICOLOGIQUES ET CULTURELLES DE LA MUSIQUE PUNK 3.1 Qu’est-ce qu’une chanson punk ? La musique punk, en dépit de son aspect novateur au sein de l’histoire du rock (reconnu principalement pour sa valeur de déclic et pour son impact sur la musique des années 1980 et 1990), est essentiellement fondée sur une sorte de retour aux sources du rock and roll, tel qu’il était pratiqué dans les années 1950. Ainsi, une chanson type des Sex Pistols repose le plus souvent sur trois accords de guitare joués en boucle et sur une mélodie simple et accrocheuse, schéma que n’aurait pas renié Elvis Presley. Les groupes punk remettent à l’honneur une énergie brute, mise au service d’un message percutant et d’une attitude frondeuse, en réaction contre les adeptes d’une musique « cérébrale » — Pink Floyd, Genesis et autres représentants du rock progressif notamment —, articulée autour d’importantes recherches sonores et formelles et reposant sur des constructions savantes et innovantes jugées trop intellectuelles. La démarche des premiers rockers étant, en de nombreux points, identique à celle des punks, la principale différence tient, par conséquent, dans un radicalisme inédit, à la fois sur le plan musical — guitares saturées à l’extrême, voix éructantes — et socioculturel — vêtements déchirés, coiffures en épi, débuts du piercing (l’épingle à nourrice devient rapidement l’accessoire fétiche des punks), propos révoltés et nihilistes (le fameux No Future lancé par les Sex Pistols). Savamment « organisée », la critique est systématique et le discours, invariablement contestataire, n’épargne personne : gouvernement, bourgeois, maisons de disques et toute forme d’institution sont autant de cibles privilégiées pour une génération aspirant à plus de liberté, d’indépendance et de reconnaissance. 3.2 Les principales figures de la musique punk 3.2.1 La musique punk aux États-Unis De même que Nirvana est inévitablement associé au mouvement grunge, les Ramones sont le groupe punk par excellence : « bêtes, sales et méchants », ils n’en font pas moins preuve d’humour et pratiquent une autodérision qui apporte à leur musique une dimension théâtrale et kitsch, également constitutive de l’esthétique punk. À leurs côtés figurent les New York Dolls ou des personnalités telles que Richard Hell, Johnny Thunders ou Alan Vega de Suicide, dont les performances scéniques décousues, décadentes et parfois surréalistes — au Mercer Art Center, au Max’s Kansas City ou au CBGB’s (autant de clubs aujourd’hui mythiques) — ont précédé l’éclosion, vers 1975, de groupes plus « réfléchis » (certains critiques utilisent le qualificatif arty pour caractériser leur démarche avant-gardiste) et moins expressionnistes dans la manifestation de leur révolte : Blondie et ses emprunts à la musique pop, Television et leurs guitares cristallines, Patti Smith ou encore les Talking Heads. 3.2.2 La musique punk au Royaume-Uni 1977 est l’année de l’explosion punk en Angleterre, symbolisée par la sortie du Never Mind the Bollocks des Sex Pistols ; disque manifeste pour tout un mouvement, il propulse ses auteurs sur les devants de la scène, bientôt suivis par les Damned, les Buzzcocks ou encore les Clash, leurs éternels rivaux, dont les compositions, plus ambitieuses, sont portées par un engagement politique jusque-là inconnu. La deuxième génération du punk anglais est composée de formations telles que Generation X (au sein de laquelle évolue Billy Idol), Sham 69, le UK Subs ou encore The Ruts. Enfin, The Jam, The Stranglers, Wire ou Siouxsie and the Banshees appartiennent également à la scène punk britannique, même si leur musique s’est progressivement (dès le début des années 1980) éloignée des « canons » fondamentaux sur lesquels elle a construit son développement. 3.2.3 La musique punk en France La scène punk de l’Hexagone n’a jamais connu la même intensité qu’outre-Manche, toutefois des groupes tels que Asphalt Jungle, Stinky Boys ou Metal Urbain, voire même Plastic Bertrand et son titre « Ça plane pour moi » (repris par Sonic Youth), ont permis à la Mano Negra, à Bérurier Noir, aux Sheriffs et autres Washington Dead Cats d’être à l’origine, à la fin des années 1980, d’un véritable mouvement alternatif (voir rock indépendant). 4 L’HÉRITAGE DE LA MUSIQUE PUNK Sorti de nulle part, accordant sa chance à tout musicien, même parfaitement novice mais porteur d’un « message », le mouvement punk a eu comme principale conséquence de susciter d’innombrables vocations. Toutefois, cette prolifération s’est rapidement révélée fatale, puisque l’apparition de nombreux « sous-courants » hétéroclites a brisé l’unité d’une musique par ailleurs « récupérée » par les grandes maisons de disques et ainsi dépossédée de sa spontanéité. Dès le début des années 1980, des groupes issus du punk — Joy Division, Wire, Siouxsie and the Banshees, Bauhaus et The Cure dans une moindre mesure — pratiquent une musique plus élaborée et atmosphérique et donnent naissance à la new wave. Quelques années plus tard, The Jesus and Mary Chain ou Ride adoptent des sonorités de guitares toujours plus saturées (directement héritées du punk) et créent la noisy pop (littéralement « pop bruyante »). De même le grunge doit-il au mouvement punk l’essentiel de sa raison d’être, en l’occurrence une violence plus ou moins contenue mise au service de textes critiques et souvent désabusés. Des formations telles que Fugazi ou les Bad Brains, représentants du hardcore américain (musique caractérisée par des tempos extrêmement rapides, des paroles criées plus que véritablement chantées), ont également revendiqué l’influence punk, au même titre que Green Day, NOFX ou Offspring, formations en provenance des États-Unis perpétuant l’important héritage légué par la musique punk plus de vingt ans après son avènement. Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

« l’esprit d’indépendance qui a présidé à la naissance de la musique punk. 3 CARACTÉRISTIQUES MUSICOLOGIQUES ET CULTURELLES DE LA MUSIQUE PUNK 3.1 Qu’est-ce qu’une chanson punk ? La musique punk, en dépit de son aspect novateur au sein de l’histoire du rock (reconnu principalement pour sa valeur de déclic et pour son impact sur la musique des années 1980 et 1990), est essentiellement fondée sur une sorte de retour aux sources du rock and roll, tel qu’il était pratiqué dans les années 1950.

Ainsi, une chanson type des Sex Pistols repose le plus souvent sur trois accords de guitare joués en boucle et sur une mélodie simple et accrocheuse, schéma que n’aurait pas renié Elvis Presley.

Les groupes punk remettent à l’honneur une énergie brute, mise au service d’un message percutant et d’une attitude frondeuse, en réaction contre les adeptes d’une musique « cérébrale » — Pink Floyd, Genesis et autres représentants du rock progressif notamment —, articulée autour d’importantes recherches sonores et formelles et reposant sur des constructions savantes et innovantes jugées trop intellectuelles. La démarche des premiers rockers étant, en de nombreux points, identique à celle des punks, la principale différence tient, par conséquent, dans un radicalisme inédit, à la fois sur le plan musical — guitares saturées à l’extrême, voix éructantes — et socioculturel — vêtements déchirés, coiffures en épi, débuts du piercing (l’épingle à nourrice devient rapidement l’accessoire fétiche des punks), propos révoltés et nihilistes (le fameux No Future lancé par les Sex Pistols).

Savamment « organisée », la critique est systématique et le discours, invariablement contestataire, n’épargne personne : gouvernement, bourgeois, maisons de disques et toute forme d’institution sont autant de cibles privilégiées pour une génération aspirant à plus de liberté, d’indépendance et de reconnaissance. 3.2 Les principales figures de la musique punk 3.2. 1 La musique punk aux États-Unis De même que Nirvana est inévitablement associé au mouvement grunge, les Ramones sont le groupe punk par excellence : « bêtes, sales et méchants », ils n’en font pas moins preuve d’humour et pratiquent une autodérision qui apporte à leur musique une dimension théâtrale et kitsch, également constitutive de l’esthétique punk.

À leurs côtés figurent les New York Dolls ou des personnalités telles que Richard Hell, Johnny Thunders ou Alan Vega de Suicide, dont les performances scéniques décousues, décadentes et parfois surréalistes — au Mercer Art Center, au Max’s Kansas City ou au CBGB’s (autant de clubs aujourd’hui mythiques) — ont précédé l’éclosion, vers 1975, de groupes plus « réfléchis » (certains critiques utilisent le qualificatif arty pour caractériser leur démarche avant- gardiste) et moins expressionnistes dans la manifestation de leur révolte : Blondie et ses emprunts à la musique pop, Television et leurs guitares cristallines, Patti Smith ou encore les Talking Heads. 3.2. 2 La musique punk au Royaume -Uni 1977 est l’année de l’explosion punk en Angleterre, symbolisée par la sortie du Never Mind the Bollocks des Sex Pistols ; disque manifeste pour tout un mouvement, il propulse ses auteurs sur les devants de la scène, bientôt suivis par les Damned, les Buzzcocks ou encore les Clash, leurs éternels rivaux, dont les compositions, plus ambitieuses, sont portées par un engagement politique jusque -là inconnu.

La deuxième génération du punk anglais est composée de formations telles que Generation X (au sein de laquelle évolue Billy Idol), Sham 69, le UK Subs ou encore The Ruts.

Enfin, The Jam, The Stranglers, Wire ou Siouxsie and the Banshees appartiennent également à la scène punk britannique, même si leur musique s’est progressivement (dès le début des années 1980) éloignée des « canons » fondamentaux sur lesquels elle a construit son développement. 3.2. 3 La musique punk en France La scène punk de l’Hexagone n’a jamais connu la même intensité qu’outre -Manche, toutefois des groupes tels que Asphalt Jungle, Stinky Boys ou Metal Urbain, voire même Plastic Bertrand et son titre « Ça plane pour moi » (repris. »

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