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Question95: Les élections municipales de mars 1977 illustrent l'opposition larvée entre le R.

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Question95: Les élections municipales de mars 1977 illustrent l'opposition larvée entre le R.P.R. et les partisans élyséens. Quel en est l'enjeu: A. la mairie de Lyon? B. la mairie de Marseille? C. la mairie de Paris? Réponse 95 C. La mairie de Paris. Rappelons qu'en mai 1975, le Conseil des ministres avait accepté de redonner un maire à Paris, ce qui lui était refusé depuis la Commune de 1871 (en raison sans doute de la traditionnelle turbulence affichée par les édiles parisiens). Les élections municipales de 1977 fournissent donc l'occasion de la restauration. Ajoutons que, malgré la régionalisation, le centralisme parisien a continué de fonctionner, accentuant la position dominante de la capitale. Une politique de grands travaux et de rénovation (le Centre Pompidou vient d'être inauguré) a été entreprise et poursuivie pour accroître le prestige national et international de Paris. Sa conquête offrirait donc une tribune (et une vitrine) exceptionnelle à qui l'emporterait. Le candidat de l'Elysée et de Matignon est Michel d'Ornano, le ministre de l'Industrie. A la consternation des présidentialistes et en dépit des pressions de Raymond Barre, Jacques Chirac annonce qu'il brigue aussi la mairie de Paris. Cette candidature a forme de défi. Le candidat officiel, on le sait, sera battu et Chirac s'installera à demeure dans un hôtel de ville parisien, qu'il ne quittera plus. Malgré ce triomphe personnel du leader du R.P.R., les élections municipales se soldent par la victoire de la gauche, en province. Le P.S. en particulier conquiert 39 municipalités de plus de 30.000 habitants. Cinq ministres de la majorité sont battus. L'avenir de la coalition gouvernementale, dans la perspective des législatives de 1978, s'assombrit. D'autant plus que les indicateurs de tendance prophétisent à l'envi la victoire de l'union de la gauche. Le conflit des personnalités au sein de l'alliance parlementaire ne dégage évidemment pas l'horizon. Force est donc au gouvernement, à la tête duquel R. Barre a été reconduit, de tenter une manoeuvre pour restaurer un prestige passablement terni par l'échec des municipales.

« Le candidat de l'Elysée et de Matignon est Michel d'Ornano, le ministre de l'Industrie. A la consternation des présidentialistes et en dépit des pressions de Raymond Barre, Jacques Chirac annonce qu'il brigue aussi la mairie de Paris. Cette candidature a forme de défi. Le candidat officiel, on le sait, sera battu et Chirac s'installera à demeure dans un hôtel de ville parisien, qu'il ne quittera plus. Malgré ce triomphe personnel du leader du R.P.R., les élections municipales se soldent par la victoire de la gauche, en province. Le P.S. en particulier conquiert 39 municipalités de plus de 30.000 habitants. Cinq ministres de la majorité sont battus. L'avenir de la coalition gouvernementale, dans la perspective des législatives de 1978, s'assombrit. D'autant plus que les indicateurs de tendance prophétisent à l'envi la victoire de l'union de la gauche. Le conflit des personnalités au sein de l'alliance parlementaire ne dégage évidemment pas l'horizon. Force est donc au gouvernement, à la tête duquel R. Barre a été reconduit, de tenter une manoeuvre pour restaurer un prestige passablement terni par l'échec des municipales. »

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