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LA REPRODUCTION SÉLECTIVE

Publié le 09/02/2019

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Aujourd’hui, la reproduction sélective des plantes progresse car elle bénéficie des progrès technologiques. Les programmes d’amélioration génétique sont gérés de façon efficace grâce aux techniques analytiques programmés sur ordinateur. D’autres problèmes liés à l’amélioration génétique des plantes peuvent désormais être résolus grâce aux biotechnologies, et notamment à la culture de tissus et au génie génétique.

 

Le rétrocroisement

 

Le rétrocroisement est une technique génétique récemment mise au point. Prenons, par exemple, une variété sauvage de pomme de terre qui contient un gène résistant à un virus particulier, mais possédant aussi de nombreux autres gènes qui ne sont pas souhaités. La première étape va consister à croiser la variété sauvage et celle cultivée: les descendants de la première génération auront la moitié des gènes du parent sauvage et

 

la moitié des gènes du parent cultivé. À l’étape suivante, les ingénieurs généticiens se chargent de diminuer la contribution génétique du parent «sauvage», tout en conservant le gène de résistance. Cette opération est effectuée en recroisant les hybrides de la première génération avec la lignée du parent cultivé, et ce de façon répétée, sur cinq ou six générations, jusqu’à la fixation du matériel génétique.

 

De nombreux gènes ont ainsi été transférés par rétrocroisement. Sur les 596 variétés de pommes de terre existant aujourd’hui en Europe, 320 contiennent des gènes provenant d’espèces sauvages. Une fois que le gène étranger a été introduit dans une variété domestique, celle-ci peut à son tour être utilisée pour introduire ce gène dans d’autres variétés domestiques.

 

Cet exemple illustre la manière dont les techniques de sélection génétique permettent à des souches existantes d’être considérablement améliorées afin de satisfaire de nouvelles exigences.

« La reproduction sélective Dans ce cas, les objectifs recherchés sont définis dans leurs grandes lignes, indépendamment des espèces animales ou végétales concernées (même si l'application concrète de ces objectifs varie ensuite d'un cas à l'autre).

La reproduction sélective poursuit plusieurs objectifs que l'on peut résumer en sept points.

Premièrement, l'augmentation de la productivité animale ou végétale.

Deuxièmement, l'accéléra­ tion de la croissance de manière à obtenir plus rapidement un produit exploitable.

Troisième­ ment, l'accroissement des performances d'un individu en veillant à ses apports énergétique et nutritif.

Quatrièmement, le renforcement de sa résistance aux maladies.

Cinquièmement, l'amé­ lioration de la tolérance climatique, c'est-à-dire la résistance à la chaleur, au froid, à la pluie.

Sixiè­ mement, le développement de l'uniformité, de façon, par exemple, à ce que les arbres fruitiers poussent tous à la même hauteur et donnent des fruits ayant la même taille, ceci afin de faciliter les récoltes mécanisées, la manipulation et la � LaRibston pippin est une variété de pomme traditionnelle qui pousse en Grande- Bretagne.

Bien qu'elle soit très goûteuse, son aspect rustique et parfois tacheté séduit moins les consommateurs.

La Jonathan ..,.._ est une variété de pomme de table.

Sa taille uniforme et son excellent rendement séduisent les agriculteurs, son aspect charnu et sa peau brillante, les consommateurs.

commercialisation de leurs fruits.

Le septième et dernier objectif vise à améliorer la qualité du pro­ duit en fonction des habitudes des consomma­ teurs: son goût, sa couleur, son aspect, sa valeur nutritive et sa composition (c'est-à-dire, la propor­ tion de chair maigre par rapport au gras dans une viande, ou le rapport entre pépins, déchets et chair comestible dans les fruits).

Des plantes pour le tiers monde Ces dernières années, de nombreux programmes de reproduction végétale ont cherché à amélio­ rer la qualité des variétés agricoles destinées à l'alimentation dans les pays en voie de dévelop­ pement.

Ces recherches ont montré qu'il était essentiel de tenir compte, non seulement des fac­ teurs économiques et biologiques, mais égale­ ment des facteurs culturels et sociaux.

En effet, lorsque les chercheurs du ClMMYr (Centre inter­ national de l'amélioration du maïs et du blé), éta­ blis au Mexique, ont mis au point une variété � La nectarine résulte du croisement entre une prune et une pêche.

C'est un beau fruit de couleur rouge orangé à la forme régulière.

Sa peau est lisse et brillante.

Son noyau est strié mais à la différence de celui de la pêche et de la prune, dont il est issu, il n'adhère pas à la chair.

améliorée de maïs jaune destinée à être consom­ mée en Afrique, celle-ci a été boudée par les consommateurs africains habitués à manger du maïs blanc et non de couleur jaune.

Qu'il s'agisse d'espèces animales ou végétales, une première distinction est d'abord faite entre les caractères quantitatifs et les qualitatifs.

Ces der­ niers peuvent être présents ou non dans la variété considérée et ne sont pas aisément mesurables.

Ces caractères sont généralement déterminés par le patrimoine génétique, et souvent même par la présence ou l'absence d'un seul gène.

Les caractères quantitatifs, infiniment plus variables, sont mesurables: ils concernent, par exemple, la hauteur , le poids, le temps de matura­ tion ou le rendement d'une culture.

Leur appari­ tion, fortement influencée par le milieu, est géné­ ralement déterminée par plusieurs gènes.

Ainsi donc, la variation des caractères quantitatifs est plus difficile à obtenir dans le cadre des pro­ grammes de reproduction.

Les différents types de sélection Bien que leurs applications spécifiques soient dif­ férentes, certains termes de génétique sont utili­ sés pour définir aussi bien la sélection animale que végétale.

La reproduction par consanguinité est une technique dans laquelle les conjoints sont des parents proches, dotés d'un même patri-. »

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