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  II L'ÉCRITURE Les graphies et les caractères utilisés au Troisième Âge étaient tous, en définitive, d'origine sindarine, et déjà à l'époque d'une vénérable ancienneté.

Publié le 15/12/2013

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  II L'ÉCRITURE Les graphies et les caractères utilisés au Troisième Âge étaient tous, en définitive, d'origine sindarine, et déjà à l'époque d'une vénérable ancienneté. Elles avaient atteint un stade de développement alphabétique complet, mais des modes de transcription plus anciens, où seules les consonnes figuraient par écrit, emeuraient encore en usage. Ces alphabets relevaient principalement de deux modes, d'origine bien distincte : le Tengwar ou Tîw, ici traduit par « lettres », et le Cestar ou Cirth que nous avons appelé « runes ». La graphie du Tengwar avait été conçue pour le pinceau ou la plume, et les caractères carrés des inscriptions sont dérivés, en l'occurrence, des formes écrites. Le Certar était destiné aux inscriptions gravées ou incisées, et c'est à cela qu'il servait communément. Fort ancien était le Tengwar, un alphabet inventé par les Noldor, les parents des Eldar les plus versés en la matière, et cela s'était fait bien avant leur départ en exil. Les antiques lettres eldarines, dites Tengwar de Rûmil, n'étaient pas utilisées en Terre du Milieu. Les caractères plus tardifs, le Tengwar de Fëanor, étaient, pour une large part, une invention nouvelle, bien qu'inspirée par la graphie de Rûmil. Les exilés Noldor introduisent ces aractères en Terre du Milieu, et c'est ainsi que les Edain et les Númenoréens en acquirent connaissance. Au roisième Âge, la pratique de ces caractères s'était généralisée dans une région qui était sensiblement celle où vait cours le Parler Commun. Ce furent les Sindar, au Beleriand, qui les premiers inventèrent les Cirth, et longtemps on ne s'en servit que our graver des noms ou de brèves épigraphes commémoratives sur le bois et sur la pierre. D'où les formes nguleuses de ces caractères qui les apparentent singulièrement aux runes de notre époque, bien qu'ils en différassent dans le détail et fussent ordonnés tout autrement. Sous leur forme initiale et toute rudimentaire, les irth gagnèrent, au Second Âge, les pays de l'Est, et nombre de gens les adoptèrent : des Hommes et des Nains t même des Orques, qui tous les modifièrent à leurs fins propres, et selon leurs aptitudes ou inaptitudes. L'une e ces formes simples était encore utilisée par les Hommes de Dale, et une autre de type analogue, par les ohirrim. Mais au Beleriand, les Cirth furent remaniés et développés avant la fin du Premier Âge, en partie sous 'influence du Tengwar des Noldor. Le plus riche et le mieux ordonné des Cirth était dit Alphabet de Daeron, du om de Daeron, le ménestrel et maître du savoir du Roi Thingol de Doriath, qui selon la tradition en aurait été 'inventeur. Chez les Eldar, l'Alphabet de Daeron n'avait pas donné naissance à une véritable transcription raphique cursive, car les Elfes avaient adopté, à usage d'écriture, les caractères fëanoriens. Au demeurant, la lupart des Elfes d'Occident abandonnèrent complètement l'usage des runes. Toutefois on continua d'utiliser l'Alphabet de Daeron en Eregion, d'où il passa dans la Moria, et les Nains se l'approprièrent de préférence à tout utre mode. Et ils en conservèrent la pratique depuis lors et ce furent ces mêmes caractères qu'ils importèrent vec eux dans les pays du Nord. De sorte que longtemps après, cette graphie se nommait toujours Angerthas Moria ou les longues lignes runiques de la Moria. De même qu'ils étaient doués pour les langues, de même les Nains maniaient avec aisance les graphies courantes, et nombre d'entre eux traçaient habilement les caractères féanoriens, mais pour leur propre usage, ils s'en tinrent au Cirth, dont ils tirèrent des formes d'écritures destinées à la plume.   LES LETTRES FËANORIENNES   La Table ci-jointe donne, calligraphiées avec soin, les lettres d'usage courant au Troisième Âge, en Terres d'Occident. L'ordre est celui communément admis à l'époque, et celui adopté d'ordinaire lors de toute récitation nominative. En fait, il ne s'agissait pas à l'origine d'un « alphabet » proprement dit, c'est-à-dire d'une série fortuite de lettres, ayant chacune sa valeur propre, et que l'on débite à la suite les unes des autres selon un ordre traditionnel, sans rapport manifeste avec leur forme ou leurs fonctions (La seule connexion que les Eldar auraient jugée intelligible entre deux lettres de notre propre alphabet, aurait été celle que l'on peut établir entre et B, et le fait que dans l'ordre alphabétique en usage chez nous, ces deux lettres soient à distance l'une de l'autre et séparées également de F, M et V, leur aurait paru absurde). C'était plutôt un système de signes consonantiques, analogue pour la forme et pour le style, qui pouvait servir, au choix et selon les nécessités du moment, à la notation de consonnes figurant dans les langues rencontrées occasionnellement (ou inventées) par les Eldar. Aucune de ces lettres n'avait en elle-même de valeur fixe. Mais certains rapports entre elles vinrent graduellement à s'imposer. Le système contenait vingt-quatre lettres primaires, de 1 à 24, disposées en quatre témar (ou séries), comportant chacune six tyeller (on degrés). Il y avait aussi des « lettres supplémentaires » dont 25-36 offrent des exemples. Parmi celles-ci, 27 et 29 sont les seules « lettres » véritablement indépendantes : les autres sont toutes des modifications de lettres existantes. Il y avait aussi un certain nombre de tehtar (de signes) d'usage divers. Ils ne figurent pas sur le tableau (On peut en voir un exemple sur l'inscription reproduite p.67 et retranscrite p.282. Ces signes servaient surtout à exprimer des voyelles, considérées en quenya comme des modifications de la consonne adjacente, ou comme moyen d'exprimer sous forme abrégée certaines combinaisons de consonnes particulièrement fréquentes). Les lettres primaires étaient composées chacune d'un telco (jambage) et d'un luva (corps). Les formes de 1 à 4 étaient considérées normales. Le jambage pouvait être dressé (lettres 9 à 16), ou ramassé (lettres 17 à 24), quant au corps, il pouvait être ouvert, comme dans les séries I et III, ou fermé, comme dans les séries II et IV, et dans les deux cas, il y avait possibilité de redoublement (voir, par exemple, 5-8). Au Troisième Âge, cette liberté théorique d'application avait été plus ou qui en avaient l'usage. Les formes inversées, 30 et 32, bien que disponibles en tant que signes distincts, étaient généralement utilisées comme simples variantes de 29 et de 31, selon les exigences de l'écriture. C'est dire que coiffées d'un tehta, elles étaient d'un usage fréquent. Le N°33 représentait à l'origine une variante (plus faible) du 11, au Troisième Âge, il servait principalement à dénoter le h. Le 34, en ces rares occurrences, exprimait le w muet (kw). Le 35 et le 36, utilisés en tant que onsonnes, s'appliquaient communément au y ou au w. Quant aux voyelles, elles étaient indiquées, dans de nombreux modes, par des tehtar placés d'ordinaire au-dessus de la consonne. Dans les langues comme le quenya où presque tous les mots s'achèvent sur une voyelle, le tehta coiffait la consonne précédente, mais en sindarin et autres langues de même type où presque ous les mots se terminent sur une consonne, le tehta était placé au-dessus de la consonne suivante. Lorsqu'il n'y avait pas de consonne en position requise, le tehta était placé au-dessus du « signe bref » dont une forme usuelle figurait un i sans son point. Les tehtar utilisés effectivement dans les différentes langues comme signes ocaliques revêtaient diverses formes. Les plus communes, affectées ordinairement à des variétés de e, i, o, u, se retrouvent dans les exemples donnés. Les trois points, fort courants dans la graphie du a, pouvaient être tracés de façon plus cursive et prendre alors l'aspect d'un accent circonflexe (En quenya où le a était extrêmement fréquent, on omettait purement et simplement le signe vocalique le désignant. Ainsi calma  lampe » pouvait s'écrire clm). On recourait souvent au point unique et à l'« accent aigu » mot qui se lisait tout aturellement comme calma, car en quenya cl n'était pas une combinaison possible en début de mot, et ne igurait jamais en finale. On aurait pu lire aussi calama, mais ce mot n'existait pas. On recourait souvent au point unique et à l'accent aigu pour rendre le i et le e (mais aussi, dans certains modes d'écriture, le e et le u). L'inscription gravée sur l'Anneau comporte une boucle ouverte sur la droite, laquelle a valeur d'un u. Mais sur la page de titre cette boucle doit se lire comme un o, et c'est la boucle ouverte sur la gauche qui représente un u. On marquait une préférence pour la boucle ouverte sur la droite, mais son occurrence variait selon le langage en cause, le o était peu usité dans le Noir Parler. On dénotait généralement les voyelles longues en plaçant le tehta sur le « signe long », dont une forme courante ressemblait à un j sans son point. On pouvait aussi, à mêmes fins, redoubler les tehtar, mais ça ne se aisait qu'avec les boucles et parfois avec l'« accent ». On employait plus souvent les deux points comme signes enant après le y. L'inscription que l'on peut lire sur le Fronton de la Porte Ouest (Livre II, p.336) illustre un mode d'écriture « en toutes lettres », chaque voyelle étant représentée par un caractère distinct. Y figurent toutes les lettres ocaliques utilisées en sindarin. On observera l'affectation du 30 au y vocalique, et aussi un procédé de dénotation des diphtongues qui consiste à inscrire le tehta venant après le y au-dessus de la voyelle. Le signe

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