Devoir de Philosophie

Supposez un homme transporté pendant son sommeil dans une chambre

Publié le 03/11/2013

Extrait du document

Supposez un homme transporté pendant son sommeil dans une chambre où se trouve une personne qu'il est impatient de voir et qu'il y soit enfermé de sorte qu'il soit hors de son pouvoir de sortir ; il se réveille, il est heureux de se trouver en compagnie si désirée et il demeure volontairement là, c'est-à-dire il préfère rester plutôt que s'en aller. Ma question : n'est-ce pas rester volontairement ? Je pense que personne n'en doutera ; et pourtant, étant enfermé, il n'a évidemment pas la liberté de ne pas rester, il n'a aucune liberté de sortir. Ainsi, la liberté n'est pas une idée attachée à la volition (1) ou à la préférence, mais à la personne qui a le pouvoir de faire ou d'éviter de faire selon que l'esprit choisira ou ordonnera. Notre idée de liberté a la même extension que ce pouvoir et pas plus. Car là où une limite vient s'opposer à ce pouvoir, là où une contrainte ôte l'indifférence ou la capacité d'agir en l'un ou l'autre sens, la liberté disparaît aussitôt et avec elle la notion que l'on en a. LOCKE (1) « volition « : acte de la volonté. QUESTIONS : 1° Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie. 2° a)À partir du cas imaginé par Locke, distinguez l'action volontaire de l'action libre ; b)expliquez : « il n'a évidemment pas la liberté de ne pas rester, il n'a aucune liberté de sortir « ; c)expliquez : « Notre idée de liberté a la même extension que ce pouvoir et pas plus «. 3° Puis-je faire ce que je veux sans pour autant être libre ?

Liens utiles