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1925: réalisme et objectivité

Publié le 24/03/2019

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Réalisme et objectivité

En réaction au cubisme, au futurisme et à l'expressionnisme, des courants réalistes se développent à nouveau en peinture, après 1918. Durant l'été 1925, des toiles sont exposées à Mannheim, groupées sous le vocable de Nouvelle Objectivité.

 

Lorsque le directeur de la Kunsthalle de Mannheim, Gustav Hartlaub, inaugure l'exposition, il souligne dans le catalogue que l'exposition ne correspond pas aux tendances artistiques du moment. Il s'agit plutôt de présenter un premier aperçu des nouveaux courants. Cent-vingt-quatre œuvres de trente-deux peintres sont exposées.

Georg Grosz en compagnie de son éditrice. Caresse Crosby

Les travaux reflètent les multiples facettes d'un nouvel art réaliste dont le titre choisi par Hartlaub va rapidement s'imposer. Il évacue le concept de << réalisme magique» de 1924. L'éventail des œuvres présentées met aussi bien en lumière l'art satirique d'un Otto Dix ou d'un Georg Grosz qui critiquent la société, que l'observation froide et distante de Karl Hubbuch, ou la représentation objective d'Alexander Kanoldt.

 

Les points communs des artistes de la Nouvelle Objectivité sont la sobriété du regard qui se pose sur ce qui est banal et laid et répertorie chaque détail, la construction statique qui manque de dyna-

mique, et le traité froid qui fuit l'écriture individuelle. Les artistes, dont plusieurs ont vécu l'expérience traumatisante de la Première Guerre mondiale en tant que soldat, partagent une attitude sceptique ou pessimiste face à la vie. Ils posent un regard sans illusion sur le monde, les rues des grandes villes et les usines, les salles d'opéra et les maisons closes.

 

Une première communauté qui réclame une nouvelle réflexion sur l'art, se crée en décembre 1918 à

« niste est avant tout communiste et ensuite seulement ouvrier spé­ cialisé, artiste etc. » En 1926, Grosz se tourne vers un »

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