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Arts et Culture EUGÈNE DELACROIX

Publié le 02/02/2019

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La Barque de Dante, présentée par Delacroix au Salon de 1822, fait sensation. Son expression romantique, son bouillonnement tourmenté et ses tonalités sombres déclenchent de virulentes critiques. La toile s’inspire partiellement du Radeau de la Méduse, par le pathétisme, le choix des couleurs et la composition en diagonale, et du Débarquement de Marie de Médicis de Rubens. L’imagination du dessin, la violence des rouges et des ors, en rupture avec les écoles de peinture précédentes, lui valent pourtant l’accueil chaleureux d’Adolphe Thiers, collaborateur du journal Le Constitutionnel et les félicitations de Gros, qui le désigne comme son continuateur. Le tableau est acheté par l’Etat.

 

Le chef de file romantique

 

Au Salon de 1824, le souffle tragique, la vibration de la couleur, l’orientalisme du sujet, la nouvelle conception de l’espace pictural, dont est animée sa toile Les massacres de Scio, font de Delacroix, bon gré mal gré, le chef de file de l’école romantique. Celui-ci juge bon de s’en expliquer: «Si l’on entend par mon romantisme la libre manifestation de mes impressions personnelles, mon éloignement pour les types calqués dans les écoles et ma répugnance pour les recettes académiques, je dois avouer que... je suis romantique. »

 

Au Salon de 1827, sa Mort de Sardanapale est encore plus mal accueillie par la critique officielle, qui lui oppose l’élégance épurée et le classicisme de Jean Ingres (1780-1867). Odalisque lascive, oblique baroque, atmosphère sombre et contrepoint sanglant de tonalités rouges, cette toile est un concentré d’esthétique romantique. Elle marque pourtant l’acte de décès du romantisme de Delacroix, qui abandonne ce genre de composition baroque, instable et exubérante.

 

Du classicisme à l’exotisme

 

Delacroix a la conviction que personne ne comprend son art de coloriste. Il se retranche derrière les positions de l’art classique et il écrit des ouvrages d’esthétique sur le Beau et, surtout, un Journal, où il exprime ses théories et son profond attachement à l’esprit classique et exerce son esprit critique en étudiant l’œuvre de Raphaël,

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« Eugène Delacroix La Barque de Dante, présentée par Delacroix au Salon de 1822, fait sensation.

Son expression romantique, son bouillonnement tourmenté et ses tonalités sombres déclenchent de virulentes critiques.

La toile s'inspire partiellement du Radeau de la Méduse, par le pathétisme, le choix des couleurs et la composition en diagonale, et du Débarquement de Marie de Médicis de Rubens.

L'imagination du dessin, la violence des rouges et des ors, en rupture avec les écoles de peinture précédentes, lui valent pourtant l'accueil chaleu­ reux d'Adolphe Thiers, collaborateur du journal Le Constitutionnel et les félicitations de Gros, qui le désigne comme son continuateur.

Le tableau est acheté par l'Etat.

Le chef de file romantique Au Salon de 1824, le souffle tragique, la vibration de la couleur, l'orientalisme du sujet, la nouvelle conception de l'espace pictural, dont est animée sa toile Les massacres de Scia, font de Delacroix, bon gré mal gré, le chef de file de l'école roman­ tique.

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