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Etude du tableau de Edouard Manet: Olympia

Publié le 22/02/2012

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Manet Édouard (Paris, 1832 - 1883). Peintre français. Provenant d'une riche famille bourgeoise, il fait des études classiques au lycée Rollin à Paris, où il se lie d'amitié avec le futur écrivain Antonin Proust, à qui l'on doit de précieux renseignements sur sa vie et sur son activité (Souvenirs). A l'âge de seize ans, il abandonne ses études pour entreprendre la carrière d'officier de marine, mais il n'est pas reçu aux épreuves d'admission ; il décide de s'embarquer pour Rio de Janeiro sur un navire marchand, comme pilotin. Pendant le voyage, il commence à se consacrer au dessin, en exécutant les caricatures des membres de l'équipage. Ayant échoué une deuxième fois aux épreuves d'admission à l'École Navale, il convainc son père de le laisser entreprendre des études artistiques : en 1850, il entre dans l'atelier du peintre académique Thomas Couture, où il reste pendant six ans, malgré de violents désaccords avec son maître. Convaincu que le renouveau de la peinture doit se faire dans le cadre de la tradition, il étudie les oeuvres des grands maîtres conservées au Louvre et, entre 1852 et 1856, il effectue de nombreux voyages en Hollande, Allemagne, Autriche, Italie. Il s'intéresse en particulier à des artistes comme Giorgione, Titien, et les Hollandais du XVIIe siècle, qui ont placé la couleur au centre de leurs recherches picturales. Les grands peintres espagnols, comme Francisco Goya y Lucientes et Diego Velásquez, qu'il a l'occasion d'étudier profondément au cours d'un séjour en Espagne en 1865, joueront un rôle fondamental dans sa formation. Ses premières oeuvres importantes représentent des scènes de la vie parisienne, en partie inspirées par son ami Charles Baudelaire (Le Buveur d'absinthe, 1858, Copenhague, Ny Carlsberg Glypotek ; La Musique aux Tuileries, Londres, National Gallery). Le Buveur d'absinthe est refusé au Salon de Paris de 1859, malgré l'avis favorable d'Eugène Delacroix. Deux ans plus tard, il obtient avec le Guitariste espagnol (New York, Metropolitan Mus.) une des très rares récompenses officielles de sa carrière.
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« à la Renaissance, celle de la représentation de Vénus. Il est impossible d'associer le tableau de Manet à un thème mythologique, en raison de la présence de détailsévoquant des mœurs modernes, comme le bracelet, le ruban autour du cou, les mules, qui ramènent la scène dansune dimension actuelle. Le visage de la femme, plutôt typé, est celui de Victorine Muerent, modèle préféré de Manet. La blancheur des teintes qui caractérisent le corps de la femme et le lit contraste avec la tache sombre de la toilede fond, sur laquelle on distingue à peine le visage de la femme noire qui apporte un bouquet de fleurs. L'agencement de la composition suit un schéma iconographique traditionnel, dans lequel la femme et le lit figurent enposition longitudinale, épousant le format de la toile. La tête bien droite de la jeune femme suit la même verticale que l'embrasure de la porte vue au deuxième plan. L'espace est défini par la présence concrète des corps et la position de la femme de chambre qui se tient debout del'autre côté du lit. Les innovations introduites par Manet sont évidentes dans l'application uniforme de la couleur, sans les transitionsapportées par le clair obscur dans la tradition picturale. Malgré tout, l'image n'est pas entièrement plate.

Manet parvient à traduire les formes et les volumes à travers lajuxtaposition de tonalités différentes. Le sujet de ce tableau a sans doute été inspiré par la Vénus d'Urbin de Titien, actuellement au Musée des Offices,peut-être admirée par Manet au cours d'un de ses voyages en Italie.

Cette iconographie avait toutefois été déjàrécupérée à une époque plus récente par Goya, dans son tableau de La Maja desnuda (Prado). Du reste, Manet avait également puisé dans la tradition de la peinture vénitienne de la Renaissance dans une autretoile tout aussi critiquée, Le Déjeuner sur l'herbe, exposée au Salon de 1863 (Paris, Orsay). Le choix d'une peinture bidimensionnelle, basée sur l'opposition des couleurs et non sur le clair-obscur, avait étéfavorisé par la diffusion en Europe de l'art japonais, qui ouvrait des perspectives nouvelles sur les alternativesoffertes à la peinture.. »

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