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L'AMOUR FUYANT L'ESCLAVAGE de Joseph Marie Vien

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amour

Joseph Marie Vien a probablement eu l'idée de ce tableau bien avant la date de son exécution : sans doute commença-t-il à y songer peu après le succès remporté au Salon de 1763 par La Marchande d'Amours (voir ci-contre).

« 11AMOUR FUYANT L'ESClAVAGE 1789 Peintre français Analyse ...._, Joseph Marie Vien a probablement eu l'idée de ce tableau bien avant la date de son exécu­ tion : sans doute commença-t-il à y songer peu après le succès remporté au Salon de 1763 par La Marchande d'Amours (voir ci-contre ). Les deux toiles présentent, de fait, de nombreuses analo­ gies et une certaine continuité de lecture : La Marchande met en scène une servante proposant à des femmes de petits Amours qu'elle porte dans un panier ; dans le second tableau, un Amour enfermé dans une élégante cage profite d'une occasion pour s' envoler, plongeant les femmes dans le plus profond désespoir. Malgré les ressemblances, un certain décalage stylistique sépare les deux tableaux : dans la Marchande d'Amours, les personnages sont ~almes , détendus : la sobriété de la composition traduit la sérénité de la scène. Les effets sont beaucoup plus accentués dans L'Amour fuyant ·t'esclavage : l'action semble s'être déplacée sur une scène de théâtre. Les deux toiles illustrent parfaitement la mode « à la grecque », inaugurée précisément par Vien et sa Marchande d'Amours : le tableau du peintre français reprend lui-même un thème inspiré d'une fresque d'Herculanum, devenu rapidement très ~n vogue en Europe. Madame du Barry, la ~~te du roi et la destinataire des deux toiles, $,~tait prise d'un véritable engouement pour cette atmosphère romantique et antiquisante. (') La Marchande d'Amours, 1763, musée du è'h âteau, Fontainebleau. XVIIf siècle Huile sur toile 131 x 161 cm L'œuvre C Signé et daté : « J. M. Vien 1789 », L'Amour fuyant l'esclavage fut présenté par l'artiste au Salon de cette même année ; il y remporta un franc succès. Il fut commandé comme pendant de La Marchande d'Amours par le duc de Brissac, qui voulait offrir les deux toiles à la comtesse du Barry. Confisqués pendant la Révolution française, les tafJleaux furent mis en dépôt au Musée spécial de l'Ecole française de Versailles. Les deux œuvres furent ensuite exposées dès 1839 au musée de Fon­ tainebleau ; La Marchande d'Amours sy trouve toujours tandis que son pendant, conservé quelque temps au Louvre, est abrité depuis 1876 au musée de Toulouse. Archives Nardini Du même peintre: PICTO 546 et 547 Photo J. Dieuzaide. © Nardini Ed~ore, 1994. VPC Larousse-Laffont pour l'édition française, 1994. 31-24 »

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