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Le saxophoniste Charlie Parker fondateur d'un nouveau jazz

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Vers 1940, un nouveau style de jazz voit le jour sur les scènes new-yorkaises. Charlie Parker oppose aux stéréotypes du swing une créativité explosive. Ce saxophoniste est l'un des principaux créateurs du style be-bop. Il meurt le 12 mars 1955.

Dans les années 30, l'ère du swing est à son apogée ; c'est le triomphe des big-bands de Benny Goodman et de Count basie, tandis que Louis Armstrong et Duke Ellington font leurs premières tournées européennes.

 

Pour certains musiciens - Charlie Parker, Kenny Clarke, Dizzy Gillespie et Thelonious Monk pour n'en citer que quelques-uns -, l'insatisfaction grandit. Les arrangements sont toujours les mêmes, ainsi que les solos d'instruments et l'éternel big-band-sound. De nouvelles inventions concernant le rythme, le phrasé, l'âme du jazz, l'improvisation apparaissent d'abord séparément, puis finalement les créateurs se retrouvent au club de jazz Minton's à New York, dans le quartier de Harlem. Les pionniers du be-bop s'y rencontrent, mettent au point un nouveau style, lancinant, qui oppose aux mélodies suaves du swing des morceaux courts, rythmés et syncopés. Les phrases musicales sont stimulées par le pouls rapide des différentes cadences. Le be-bop engendre également un nouveau type de chant avec des interprètes aussi frénétiques que les musiciens. Ils suivent de nouvelles mélodies, portées par des onomatopées chantées sur un rythme effréné. C'est pourquoi on dit que le nom de « be-bop » naît de la vocalisation de l'intervalle caractéristique de ce style, la quinte réduite.

 

Charlie Parker arrive à New York en 1941. Il vit alors très modestement, sans soutien familial. Il s'adonne très jeune à l'héroïne. Ayant constamment besoin d'argent, il fait toutes sortes de petits métiers, tels que plongeur dans un établissement peu reluisant de Harlem. Parfois il ne possède même plus d'instrument pour jouer. Ses audacieuses innovations musicales,

qui ne dissimulent pas leurs origines puisées dans le blues, se heurtent au rejet des big-bands alors très en vogue. Alors qu'iljoue dans l'orchestre de Count Basie, cela tourne au drame : irrité par le style de Parker, le batteur Jo Jones lui lance ses cymbales et pourchasse le pauvre musicien qui ne peut que s'enfuir.

« Charlie Parker (à gauche) lors d'une �épétition avant un festival de jazz à Paris, en 1949 Le saxophoniste Charlie Parker fo ndateur d'un nouveau jazz Vers 1940, un nouveau style de jazz voit le jour sur les scènes new-yorkaises. Charlie Parker oppose aux stéréotypes du swing une créativité explosive. Ce saxophon iste est l'un des principaux créateurs du style be-bop. Il meurt le 12 mars 1955. D ans les années 30, l'ère du swing est à son apogée ; c'est le triomphe des big­ bands de Benny Goodman et de Count basie, tandis que Louis Armstrong et Duk e Ell ington font le urs premièr es tournées euro­ péennes. Pour certains musiciens -Charl ie Parker , Kenny Clarke, Dizzy Gil lespie et Thelonious Monk pour n'en citer que quelq ues-uns -, l'ins atisfaction grandi t. Les ar rangeme nts sont toujour s les mê mes, ainsi que les solos d'i nstrumen ts et l'éternel big-band­ so und. De nouvel les invent ions concernant le rythme, le phrasé, l'âme du jazz, l'improvisation appara issent d'abord séparément, puis finalemen t les créate urs se retrouvent au club de jazz Minton's à New York, dans le quar tier de Harlem. Les pionniers du be-bop s'y rencontrent, mettent au point un nouveau style, lancinan t, qui op pose aux mélod ies suaves du swing des morceaux courts, rythmés et syncopés. Les phrases musicales sont stimu lées par le pouls rapide des différentes cadences. Le be-bop engendr e égal ement un nouveau type de chant avec des interprètes aussi frénétiques que les musiciens. Ils suivent de nouvel les mélod ies, por tées par des onom atopées cha ntées sur un rythm e ef fréné. C'est pourquoi on dit que le nom de « be-bop » naît de la vocal isation de l'in terva lle carac téris tique de ce style, la quin te réduite. Charlie Parker arrive à New York en 1941. Il vit alors très mode ste­ me nt, sans soutien familial. Il s'adonne très jeune à l'hér oïne. Ayant constamment besoin d'ar­ gent, il fait toutes sortes de petits métiers, tels que plongeur dans un ét abl issement peu reluisant de Harlem. Parfois il ne possède même plus d'instrument pour jouer. Ses aud acieuses innovations musicales, qui ne dissimulent pas leurs origines pu isées dans le blue s, se heur tent au rejet des big-bands alors très en vogue. Alors qu'il joue dans l'orchestre de Count Basie, cela tourne au drame : irrité par le style de Parker, le bat teur Jo Jones lui lance ses cym­ bales et pour chasse le pauvre musicien qui ne peut que s'enfuir. Forest Whitaker dans le rôle de Charlie Parker, dans Bird (1988) de Clint Eastwood Au Min ton's, il trouve pourtant des auditeur s attentifs. Au lieu d'im proviser comme tous les autres musiciens sur les harmonies stéréo­ typées des classi ques du swing, Parker, surnommé Bird, les modifie et crée par ses improvisat ions personnelles des rappor ts musicaux complè tement nouveaux. L'exemple le plus célèbr e en est le mor ceau Ornithology dont la mélodie naît sur une improvisation du classique How High the Moon. Alors qu'en 1940, de nombreux musiciens de jazz sont encore à la recherche d'un style, Parker est déjà loin. Avec le Charlie Parker Quintet, il crée le groupe le plus en vue du Modern Jazz. Il engage comme trom pettiste le jeune Miles Davis qui sera l'innovateur de la génération su ivante. Le saxop hone alto de Parker devient la voix du be-bop. De plus en plus affa ibli par la drogue, il enchaîne cependan t enr egistrements et concerts et erre toutes les nuits dans le métro de New York. Le 12 mars 1955, à 35 ans, il me urt, épuisé. Les médecins qui l'examinent donnent à sa dépou ille l'âge de 50 ans. Les principales vedettes du be-bop 1911-19 89 David Roy Eldridge Ce musicien américain, tirant parti des possibil ités techni­ ques de la trom pette, pro­ gresse dans les aigus et prépare le terrain au phrasé du be-bop. Professeur de Diz zy Gille spie, il est le premier soliste à jouer dans les importants big-bands de l'époque, Fletcher Henderson et Gene Krupa. En 1951, il triomphe au New Yorker Jazz 1955 Club avec Birdla nd. Dans les David Roy Eldridge années 60, il dirige l'orchestre d'Ella Fitzgerald, joue en duo avec Gillespie, Oscar Peterson et Count Basie. 1917-1993 John Birks dit Dizzy Gillespie Dans la lignée d'Armstrong et de son professeur Roy Eldridge, Gillespie découvre un nouveau style de jazz et est considéré comme l'un des pères du be-bop, à la limite du jazz et de la musique de danse. Grâce au large éventa il de son style en matièr e d'harmonie et de rythme, le jazz accède au statut dit de « musique sérieuse ». Avec Dizzy Gillespie Kenny Clarke, Thelonio us Monk et Charlie Parker, il jette les bases harmoniques du be-bop et lui donne une place à part entière au sein du jazz. Il est avant tout un virtuose de la trompette. 191 7-1982 Thelonious Monk Ce pian iste compose avec Round Midnight une des plus belles ballades du jazz et en boul everse les mé­ thodes de composition. Dans les années 40, Monk fait partie du noyau dur du be­ bop à New York. Son style singulier et comp lexe aux accents musicaux impres­ sion nistes marque des géné­ rations de pian istes de jazz. Né en 1925 Maxwell dit Max Roach Musicie n de l'orchestre de Charlie Parker, Roach parti­ cipe à la révolution be-bop. Il traite les rythmes de plus en plus comple xes du be-bop comme des improvisations. Ce brillant percussionniste fait de la batterie, simple accompa­ gne ment, un instrument solo. Dans les années 60, sa musique délivre un message politique : il' est le porte­ parole des Afro-Amé ricains. 131 »

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