Devoir de Philosophie

LÉONORE N° 1, 2, 3 de Ludwig van Beethoven

Publié le 30/08/2015

Extrait du document

LÉONORE N° 1, 2, 3. Ouvertures eu ut majeur, op. 138 et op. 72. de Ludwig van Beethoven (1770-1827), écrites comme introductions (toutes remplacées ensuite, en 1814, par l’ouverture définitive de Fidelio à l’unique opéra de Beethoven. II est difficile d'en établir

 

la chronologie ; c'est une opinion communément répandue que Léonore n° 1 (publiée en édition posthume par l’éditeur Haslinger avec le titre d' « Ouverture caractéristique  et le numéro arbitraire d’op. 138), composée en 1805, n’a jamais été exécutée et qu'elle a tout de suite été remplacée par la Léonore n° 2 op. 72, si totalement différente que Léonore n° 3 - en substance une variante du n° 2 - a été jouée à. la reprise de l’opéra en mars 1806 ; enfin que l’ouverture de Fidelio a été exécutée comme introduction a l’opéra remanié, en 1815. Mais, s'appuyant sur les affirmations dignes de créance de Nottebohm, nombreux sont ceux qui considèrent que Léonore n° 1 a été exécutée lors des représentations de 1805 et Léonore n° 2 lors du remaniement de 1806 ; Léonore n° 3, d’autre part, aurait été composée en 1807 et n’aurait jamais été jouée comme introduction de l’opéra (auj. c’est elle que l’on fait entendre ordinairement dans les concerts, et l’on a coutume dans les représentations de l'intercaler entre le Ier et le IIe acte). Les trois rédactions de Léonore témoignent d’un véritable changement dans la conception beethovénienne du rôle tenu par l’Ouverture dans un opéra. Léonore n° 1 utilise largement les thèmes de l'opéra : anxiété douloureuse de Léonore à la recherche de son mari prisonnier, joie de le revoir, enfin libre. La première situation, triste et angoissée, constitue le prélude de l’ouverture, un "Andante con moto", de forme volontairement incertaine et comme inquiet, dans ses incessants changements de tons.

Liens utiles