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PARSIFAL de Richard WAGNER

Publié le 15/10/2010

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wagner

opéra allemand du XiXème siècle de Richard WAGNER (1813-1883) «cérémonie scénique« en trois actes livret allemand de Richard Wagner (d'après plusieurs légendes, dont Perceval le Gallois de Chrestien de Troyes) créé en 1882 à Bayreuth

 

wagner

« allemande", 1840), "Das Kunstwerk der Zukunft" ("L'oeuvre d'art du futur", 1849), "Religion und Kunst" ("Art etreligion", 1880), "Uber das Dirigieren" ("L'Art du chef d'orchestre", 1869), "Uber die Anwendung der Musik auf dasDrama" ("De l'application de la musique à l'art dramatique", 1879) et "Eine Mitteilung an meine Freunde" ("Unecommunication à mes amis", 1851).

Wagner a aussi écrit une autobiographie intitulée "Ma Vie" (1865-80).

Laréputation de Wagner est fondée sur ses créations musicales, qui représentent la plus haute expression duromantisme musical en Europe, et aussi sur une révolution qu'il effectue à la fois dans la théorie et dans la pratiquede la composition d'opéras.

Il a commencé sa carrière comme compositeur d'opéras conventionnels, mais lorsqu'ilcommence son travail sur "L'anneau des Nibelungen", il crée une forme musicale et dramatique entièrement nouvelle.Le drame musical wagnérien est en fait inspiré du théâtre grec (d'après lequel Wagner modelait délibérément sestextes), des drames de Shakespeare et du poète allemand Schiller.

Sur un plan purement musical, il subit l'influencede Bach et de Beethoven.

Dans son traitement de l'harmonie, Wagner pousse le système traditionnel des tonalités àses limites, rompant avec les conventions qui donnaient aux relations entre clés et accords leur identité etconduisant inévitablement à l'atonalité du XXème siècle.

L'opéra wagnérien n'était devenu guère plus qu'unesuccession d'airs, de récitatifs, de duos, d'interludes et de finales stéréotypés.

L'un des principes fondamentaux dela musique d'opéra est le caractère subordonné de tous les arts impliqués, y compris la musique, par rapport auxnécessités dramatiques de l'histoire.

Par le moyen du "leitmotiv", thème conducteur et récurrent, Wagner parvient àdévelopper un thème continu.

Les évolutions complexes de chaque leitmotiv et les enchevêtrements de ceux-cisoulignent la signification affective du drame.

L'unité dramatique croissante de l'opéra post-wagnérien est l'une desconséquences de l'énorme influence de son art sur toutes les formes de musique. ORIGINE ET ACCUEIL Pour son dernier opéra, Wagner s'est inspiré de la légende celte mais aussi d'un conte hindou.

Perceval, le héros deChrestien de Troyes, est devenu «Parsifal», selon une étymologie fantaisiste, tirée, selon Wagner, de l'arabe(«Parsi», pur, et «fal», fou).

Parsifal, repré-senté à Bayreuth, fut un grand succès artistique et financier.

Les seules critiques vinrent du philosophe Nietzsche, qui dénonça le dolorisme malsain de 1 'oeuvre.

Aujourd'hui, cet opéra estuniversellement admiré : pour beaucoup, c'est même le chef-d'oeuvre de Wagner.

On joue souvent en concert leprélude et la dernière partie, «l'Enchantement du Vendredi Saint». RESUMElégende mystique A Montsalvat, au Moyen-Age Acte I : Dans une forêt, près du château du Graal, à l'aube, Gurnemanz (b), doyen des chevaliers du Graal, prie avec ses écuyers.

Porté sur une litière, le roi Amfortas (bar-b) vient baigner sa blessure dans le lac.

Une femmeéchevelée et sauvage lui remet un baume : c'est Kundry (sop), messagère des chevaliers.

Gurnemanz explique auxécuyers l'origine de la plaie d'Amfortas.

Dépositaire du Graal (vase dans lequel le Christ a bu lors de la Cène et qui arecueilli son sang) et de la Sainte Lance (celle qui a percé le flanc du Christ), Titurel, père d'Amfortas, a fondé laconfrérie des chastes chevaliers du Graal.

Il a refusé d'y admettre le magicien Klingsor qui, faute de maîtriser sesdésirs, s'était châtré.

Pour se venger, Klingsor a attiré Amfortas dans un jardin enchanté, peuplé de ravissantesFilles-Fleurs ; Amfortas a cédé à la séduction d'une femme, et Klingsor, après lui avoir ravi la Sainte Lance, l'a blesséau flanc.

A présent, seul un «innocent au coeur pur» peut guérir le roi.

Ne serait-ce pas ce jeune étranger (t) quevoici ? Il est accusé d'avoir tué un cygne, oiseau sacré sur le domaine du Graal, mais n'a aucune conscience morale; il ignore même son nom.

Gurnemanz l'emmène au château, où Titurel ordonne à Amfortas de dévoiler le calicesacré : une lumière rouge et intense en émane, qui ranime les chevaliers mais ravive la blessure d'Amfortas.

Le jeunehomme ne réagit pas.

Déçu, Gurnemanz le chasse. Acte II : Dans son château, Klingsor (b) oblige Kundry à le servir en séduisant le jeune inconnu.

Il fait surgir le jardin enchanté : les Filles-Fleurs entourent le jeune homme et s'aggrippent à lui.

Kundry, devenue très belle, l'appelle par son nom : Parsifal.

Elle l'étreint et lui donne un long baiser.

Alors soudain Parsifal comprend tout : la souffranced'Amfortas, la double nature de Kundry, le mystère du Graal, sa propre mission.

Il repousse la tentatrice.

Klingsorjette alors la lance sacrée sur lui mais elle reste en l'air.

Parsifal s'en saisit.

D'un signe de croix, il anéantit le mondede Klingsor.

Kundry tombe inanimée. Acte III : Des années ont passé.

C'est le matin du Vendredi Saint.

Gurnemanz, qui vit en ermite, découvre Kundry.

Il lui apprend que les chevaliers du Graal dépérissent : Titurel est mort et Amfortas se meurt.

Un chevalier s'avance,revêtu d'une armure noire.

C'est Parsifal, qui a traversé de longues épreuves.

Consacré «roi du Graal» parGurnemanz, Parsifal baptise Kundry, puis se dirige vers le château.

Dans la sombre salle du Graal, Amfortas refused'accomplir la cérémonie et supplie les chevaliers de le tuer.

Parsifal touche alors son flanc avec la Sainte Lance :Amfortas est enfin guéri.

Puis il découvre le Graal, qui irradie d'une lumière régénératrice.

Les chevalierss'agenouillent devant le Rédempteur, tandis que Kundry meurt doucement à ses pieds. ANALYSE une apothéose mystique et musicale Dernière oeuvre de Wagner, Parsifal se présente comme un opéra religieux.

Cette «cérémonie scénique» où, comme l'a écrit le compositeur, «les plus sublimes mystères de la foi chrétienne sont montrés sur scène», a été écrit pour. »

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