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PORT-EN-BESSIN, AVANT-PORT, MARÉE HAUTE de SEURAT

Publié le 09/09/2012

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seurat

Ce tableau exposé au Salon des indépendants à Paris en 1890, a appartenu à la mère de l'artiste, puis à l'écrivain naturaliste Paul Alexis, un des premiers amateurs de l'oeuvre de Seurat . En 1923, il est acquis par M. Alfred Lombard...

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« PORT-E N-BESSIN , AVANT-PORT, MARÉE HAUTE 1888 Peintre français Analyse ~ Après avoir peint une série de marines à Grandcamp au cours de l'été 1885 , Seurat retourne en 1887 passer l'été dans un village de pêcheurs situé 25 km plus à l'ouest sur la côte normande, Port-en-Bessin.

Le village , niché au creux de la falaise, avait été doté en 1863 d'un petit port, constitué d'une jetée centrale et de deux môles incurvés.

À son habitude, Seurat a peint divers aspects du port, six toiles qui constituent une sorte de « reportage » sur les différents points de vue du site, considérés à différentes heures du jour, à marée basse ou à marée haute.

Mais si cette observation systématique d'un site rappelle la méthode de Monet , l'approche de Seurat est cependant très différente .

Il ne cherche pas à traduire la fugacité d 'un moment atmosphérique ou le mouvement des vagues et du vent.

Il tente au contraire de donner une image synthétique du port et de la mer , saisis dans une immobilité totale.

Si l'incidence de la lumière est rendue avec une précision telle qu'on a pu déterminer le jour et l'heure représentés en fonction des horaires des marées et des relevés météorologiques de l'épo­ que, rien n 'est laissé au hasard dans cette compo­ sition où tous les éléments se répondent comme s'il s'agissait d'un jeu abstrait de lignes et de formes.

Le paysage se présente comme une série de triangles imbriqués ; la silhouette de la colline -- - XIX e siècle Néo-impressionnisme Hu ile sur toile 67 x 82 cm du premier plan dessine une ligne brisé e dont l 'effet se poursuit dans le chemin de la f alaise ; les horizontales du quai, de la jetée et de la halle aux poissons expriment le calme du petit port , animé seulement par les voiles des bateaux qui répondent aux toits des maisons.

Les lignes et les formes obéissent en effet à une logique aussi rigoureuse que celle de la division du ton , des teintes complémentaires et du «mélange optique».

La composition est aussi méditée que la technique du petit point et contri­ bue à créer un effet quasi abstrait, immobile et figé , qui n'est pas le moindre charme de cette marine silencieuse et poétique.

L' œu vre [] Ce tableau exposé au Salon des ind épendants à Paris en 1890, a appartenu à la mère de l'artiste, puis à l 'écrivain naturaliste Paul Alexis , un des premiers amateurs de l'œuvre de Seurat .

En 1923, il est acquis par M.

Alfred Lombard d'Aix-en­ Prov ence pour 1 500 F.

On le trouve à la galerie Paul Rosenberg à New York , où il est acheté par les musées nationaux français sur les arrérag es d'une donation anonyme canadienne en 1952.

Ver s 1888 + L'année 1888 est une année importante dans la carrière de Se urat et dans la naissance de l'art contemporain .

C'est l'année de la publication du Cercle chromatique de Charles Henry où l'auteur expose la th éorie selon laquelle l es couleurs disposées suivant la loi des complémentaires s'exaltent mutu e llement.

Ces idées introdui- saient des méthodes scienti fiq ues ou pseudo­ scientifiques dans les milieux artistiques gouver­ nés jusque - là par les critères du goût et de la recherche du beau.

L'art se posait dès lors comme un mode de connaissance du monde, ce qui ouvrait la voie aux parcours, souven t théori­ ques, des avant -gardes artistiques.

Du même pe intr e : PICTO 887 à 89 2 Pho to R .M .N .

© Nardini Editore, 1993 .

VPC Larousse-Laffont pour l'édition française 1993 27-34. »

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