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rendu d'expo Eilleen gray

Publié le 05/05/2013

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De l’œuvre d’Eileen Gray il demeure aujourd’hui des pièces uniques, des archives lacunaires et beaucoup de mystère. Née en 1878, en Irlande, Eileen Gray est généralement considérée comme une décoratrice iconique de l’Art déco, ou comme une architecte emblématique du modernisme. Si sa création a souvent été analysée sous l’angle de la rupture entre art déco et modernisme, la rétrospective présentée au centre Pompidou se propose d’en retracer le cheminement afin de l’envisager dans sa globalité. Peinture, laque, décoration intérieur, architecture sont autant de domaines à travers lesquels Gray a su exprimer toute sa sensibilité. Dans l’esprit du « Gesamtkunstwerk « elle est aujourd’hui perçue comme une créatrice totale. (Le « GESAMTKUNSTWERK «  ce concept est d’abord théorisé puis mis en œuvre par le compositeur allemand Richard Wagner dans la seconde moitié du 19si...

« Museum à Londres, elle choisit de s'intier à la technique de ce matériau auprès de D.Charles, artisan-restaurateur dans le quartier de Soho.

Peu de temps après son installation définitive à Paris, à la fin de l'année 1906, elle fait la connaissance de l'artisan laqueur japonais Seizo Sugarwara, auprès de qui elle perfectionne son savoir-faire.

En 1910, tous deux unissent leurs compétences et oeuvrent de concert au 11,rue Guénégaud : leur collaboration durera plus de vingt ans.

De leur atelier sortiront des pièces emblématique comme « le magicien de la nuit », le fauteuil « sirène », les oeuvres commanditées par le célèbre couturier Jacques Doucet ou bien par Madame Mathieu Lévy, modiste de l'enseigne J.

Suzanne Talbot. La communion de leurs savoirs combinée à la sensibilité, à l'audace et au talent de Gray est à l'origine de certains des plus grands chefs-d'oeuvre en laque du début du 20e siècle en Occident    LA VILLA E 107 Surplombant la baie de Roquebrune-Cap-Martin, la « maison en bord de mer » est le fruit de l'énigmatique collaboration d'Eileen Gray et de l'architecte roumain Jean Badovivi.

Son nom, E 107, vient à lui seul attester la complexité du rôle de chacun dans l'élaboration du projet : combinaison des prénoms et des noms des auteurs : E pour Eileen, 10 pour le J de Jean (Dixième lettre de l'alphabet), 2 pour Badovici et 7 pour Gray. La villa E 107 est conçue à partir de 1926 sur la base d'un programme minimum : pour Jean Badovici, un homme qui aime le travail, le sport et recevoir ses amis.

Combinaison d'un axe vertical ( l'escalier en colimaçon donnant accès au toit terrasse), la maison est organisée autour d'une pièce principale tout en accordant une importance majeure aux espaces secondaires. Orientés selon la course du soleil, les espaces intérieurs dialoguent avec l'exterieur par le biais de différents systèmes coulissants. Unité organique dotée d'une âme, E 107 est un modèle de modernité sensible.

Gray et Badovici souhaitent ici que l'homme « retrouve dans la construction architecturale la joie de se sentir lui-même, comme en un tout qui le prolonge et le complète »    . »

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