Devoir de Philosophie

THÉODORE GÉRICAULT, LE RADEAU DE LA MÉDUSE

Publié le 18/05/2011

Extrait du document

  • 1791-1824 
  • Ecole Française
  • Inventaire: inv. 4884 
  • Toile; H. 4,91 — L. 7,16

Géricault choisit comme thème de son envoi au Salon de 1819, un événement dramatique, le naufrage de la frégate la Méduse, partie avec une flotte française pour une expédition au Sénégal et qui périt en Juillet 1816. Le Ministère fut accusé d'avoir nommé pour commander l'expédition un officier incapable, le comte de Chaumareix, ancien émigré qui n'avait pas navigué depuis vingt-cinq ans.

« LE RADEAU DE LA MEDUSE Théodore Géricault Le radeau de la méduse est une huile sur toile peint par Théodore Géricault (1791- 1824) présenté au salon de 1819; conservé, par ailleurs, au musée du Louvre.

Cette peinture mesure 4,91 mètres de hauteur pour 7,16 mètres de longueur.

Géricault est un peintre romantique du XIXe siècle, le radeau de la méduse , demeure son œuvre la plus célèbre et la plus emblématique.

Cette toile présente un fait divers de 1816 ,où à cause de l'incompétence du chef d'équipage, nommé par le roi, plus de 150 soldats sont morts suite au naufrage de la frégate.

Ce fait divers intéressa beaucoup Géricault tant au niveau politique qu'au niveau humain.

En effet, de nombreuses critiques s'élevèrent alors contre le roi, d'autant plus que les marins affamés ont du faire acte de cannibalisme. C'est donc un parfait sujet pour notre peintre.

Cette œuvre présenté en 1819 choque énormément, d'autant plus qu'elle est présenté en vedette au salon. Nous pouvons alors légitimement nous demander en quoi cette œuvre est-elle un manifeste du romantisme. Nous verrons dans un premier temps que cette peinture illustre l'aspect du drame.

Il choisit de représenté un moment précis où se mêle espoir et mort.

Puis nous verrons que ce tableau défends l'exotisme du romantisme et les opinions politiques du peintre romantique. Tout d'abord, cette peinture est avant tout un drame stylisé. En effet, la mort est omniprésente sur ce radeau en témoigne les corps désarticulés de l'homme en bas à droite du tableau et du jeune homme soutenu par son père.

Ces corps sont travaillés minutieusement par le peintre et sont choquant de réalité.

C'est bien, là, le but de peintre qui fait du réalisme macabre en peignant ces corps morts et pleins de souffrances. De plus la gamme chromatique utilisée par Géricault est en elle même dramatique : le ciel est sombre signe d'orage, le tableau semble jauni par l'usure, pourri par le temps.

Cet usage des couleurs sombres et vieilli fait immédiatement ressentir aux spectateurs une impression de malaise, de crainte. Enfin la dimension dramatique se fonde sur un contraste saisissant qui imprègne l'ensemble du tableau.

Ainsi, alors qu'à droite l'horizon clément laisse apparaître le bateau salvateur, à gauche se dresse une vague prêt à engloutir le radeau.

De même, le ciel du côté gauche, pourtant symbolisant l'espoir, se durcit et laisse voir des signes d'orage.

En revanche le ciel côté droit laisse apparaître un ciel bleu sans nuage.

De plus, le sauvetage semble impossible à la vue de la voile qui pousse la bateau à bâbord alors que le bateau. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles