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Alfred Jarry

Publié le 17/01/2022

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Né à Laval le 8 septembre 1873. Famille de petite bourgeoisie. Etudes, à la fois brillantes et fantaisistes, aux lycées de Laval, de Saint-Brieuc et de Rennes (où il a pour professeur de physique Hébert, prototype d'Ubu). enfin à la «Cagne« du lycée Henri IV. Jarry mène d'abord une vie d'homme de lettres relativement aisée, pendant plusieurs mois, mais le petit héritage de ses parents est rapidement englouti par quelques luxueuses fantaisies, et aucune de ses oeuvres, sauf Messaline, ne se vend au-delà de quelques centaines, voire dizaines d'exemplaires.

« recueil de poèmes, plusieurs pièces de théâtre, plusieurs livrets d'opéra-bouffe ou d'opérettes (dont deux encore inédites : Léda et Le Manoir enchanté) un grand nombre de Spéculations et de notes critiques, plusieurs traductions (Coleridge, Stevenson, etc.).

Il partage son temps entre Paris, où il fréquente les mardis de Mallarmé, Corbeil, où il acquiert une étrange baraque près de la maison de Vallette et Rachilde, enfin Laval, où il se réfugie périodiquement auprès de sa sœur Charlotte.

Sous-alimenté, soucis pécuniaires constants, fâcheusement palliés par l'alcoolisme.

Il meurt à Paris, le 1er novembre 1907.

Il est sans doute peu d'exemples de disproportion aussi flagrante entre la notoriété quasi mythique d'un nom et la méconnaissance à peu près générale d'une œuvre.

Raisons matérielles? Sans doute.

encore qu'elles soient déjà significatives: malgré l'existence d'Œuvres complètes ou présentées comme telles, malgré quelques excellentes rééditions, certains des textes les plus importants de Jarry étaient encore récemment d'accès difficile.

Pour les études, quelques brèves monographies, dont aucune ne peut être considérée comme satisfaisante et quelques études suggestives, mais souvent plus révélatrices de la personnalité de leurs auteurs que de l'œuvre de Jarry.

Il y a bien, certes, les travaux du collège de 'Pataphysique : les recherches, notamment, de J.H.

Sainmont et de Maurice Saillet (voir les Cahiers du Collège), mais ces travaux ne visent pas à prendre un aspect exhaustif.

Trop souvent c'est l'homme lui-même qui est subtance littéraire.

Sa vie se superpose, ou même se substitue à son œuvre.

«A partir de Jarry, la différenciation tenue longtemps pour nécessaire entre l'art et la vie va se trouver contestée, pour finir anéantie en son principe» : explicitée avec rigueur par André Breton (Anthologie de l'humour noir), cette attitude est, avec des variantes, celle de nombreux critiques.

D'où les innombrables anecdotes qui encombrent toutes les études sur Jarry : ces anecdotes, ce sont ses œuvres.

Elles montrent un Jarry assoiffé de scandale, méprisant toutes les conventions sociales, hanté d'un désir toujours refoulé de destruction physique.

Sans doute, il a pu prêter par certains aspects de son comportement à de telles interprétations.

Encore, faut-il faire la part de ce qui lui était imposé par la misère dans laquelle il passa la plus grande part de son existence.

Et il. »

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