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Cave, ne nimia mellis dulcedine diutinam bilis amaritudinem contrahas

Publié le 28/03/2022

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« Cave, ne nimia me/lis dulcedine diutinam bilis amaritudinem contrahas Crains que la douleur de ce miel ne prenne pour longtemps dans ta bouche l'am~rtume du fiel Cet avertissement donné, après un doux baiser, par l'amante au protagoniste des Métamorphoses d' Apulée (2, 10), reprend un motif topique selon lequel le miel en quantité excessive peut finir par lasser; cf.

également Pindare (Néméennes, 7, 52 : > ( cf.

aussi n.

336) ; une épigramme de I 'A ntho/ogie Palatine ( 16, 16) citait un >..

selon lequel Kal Toû µf ÀL Tc>s Tà 1rÀÉ ov iaTl xoX ~, 12 [ 1989] 111 ), en rapportant une anecdote selon laquelle Terpandre (mais il s'agit plus probablement du citharède Terpès, cf.

Anthologie Palatine, 9, 488) serait mort étouffé par des figues (une variante rapporte qu'un bon vivant lui aurait lancé une figue dans la bouche alors qu'il chantait, le fruit restant coincé dans ee la gorge du musicien).

Signalons aussi un passage des Pro,•erbes ,·étéro-testamentaires (27, 7), qui affi1111~ dans la version de la Vulgate: .4nima saturata calcabit favum, anima esuriens et amarom pro du/ce ...

,,met, > (pour le topos selon lequel la faim est le meilleur des condiments, cf.

n.

1406).

Nos langues modernes ont conservé des maximes similaires : cf.

en allemand Honigsüsse verdriesst.

wenn man sie zu vie/ geniesst et Zu vie/ Honig ist bitter.. »

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