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Regards sur le monde REGARDS SUR LE MONDE DES ESPACES ORGANISÉS PAR LES SOCIÉTÉS HUMAINES I.

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Regards sur le monde REGARDS SUR LE MONDE DES ESPACES ORGANISÉS PAR LES SOCIÉTÉS HUMAINES I. LES MODES DE REPRÉSENTATION GLOBALE DE LA TERRE ET DU MONDE Le globe est la maquette sphérique de la Terre. C'est la représentation la plus exacte de la planète Terre, réduite aux dimensions de l'oeil. Le planisphère est la représentation plane du globe terrestre. Il est donc en 2 dimensions et représente la sphère, qui est en 3 dimensions. Le mappemonde est la représentation plane du globe terrestre en 2 disques, qui correspondent aux 2 hémisphères projetés côte à côte. 1) L'évolution des modes de représentation globale de la Terre et du monde Très tôt dans l'histoire, les sociétés évoluées se sont interrogées sur l'image du monde. Les représentations cartographiées du monde sont liées à l'univers mental d'une civilisation ; elles ont évolué au fur et à mesure des découvertes géographiques et des progrès des techniques scientifiques permettant leur établissement. L'Antiquité grecque o 600 av JC : des savants grecs étaient persuadés que la Terre était ronde, mais plate comme un disque et qu'autour courait le grand fleuve Océan, sans début ni fin. Au milieu du disque s'étendait la Méditerranée, qui était alors perçue comme le centre du monde connu. o 3ème av JC : la science grecque s'épanouit à Alexandrie. Une carte du monde est dressée, à michemin entre une « carte - image » et une carte scientifique. o Entre 100 et 170 : Ptolémée réalise une importante compilation afin d'améliorer la carte du monde. La représentation de l'Europe est assez précise, tandis que les limites de l'Afrique et l'Asie orientale sont encore bien hypothétiques et l'hémisphère Sud inconnu. Le Moyen-Âge Les représentations médiévales du monde (des mappemondes) font coexister l'héritage géographique des anciens avec les traditions bibliques. o A partir du 12ème : grâce à des copies arabes, on refait connaissance avec le savoir scientifique de l'Antiquité grecque. La Renaissance C'est à cette époque que la carte du monde de Ptolémée est remise en valeur. La vision du monde de la Grèce classique du 2ème est réinterprétée à la lumière des connaissances du 15ème, notamment en ce qui concerne la connaissance de l'Asie. Le 1er globe terrestre est fabriqué à Nuremberg en 1492 par Martin Behaim. C'est une sphère sur laquelle la plupart des découvertes portugaises sont représentées et où sont utilisés les noms de lieux donnés par Marco Polo. Certaines distances y sont sous-estimées, ce qui a encouragé Colomb à entreprendre ses voyages. La découverte du Nouveau Monde renouvelle complètement la cartographie. Du 17ème au 20ème o Le 17ème présente peu d'innovations scientifiques sur le plan cartographique, mais la connaissance géographique progresse grâce aux explorations des continents américain (le Canada et la Louisiane par les Français) et asiatique (la Sibérie). La cartographie du 17ème devient définitivement scientifique : l'imaginaire n'y a plus sa place. o Le 18ème est le siècle des mesures exactes de la Terre. o Au 19ème et 20ème, les cartes du monde sont de plus en plus détaillées, et les thèmes de représentations de plus en plus diversifiés. Regards sur le monde 2) Les modes de représentation globale de la Terre et du monde aujourd'hui L'image du globe terrestre Les élèves sont familiarisés avec la représentation la plus exacte de la Terre (photographies satellitaires de météo, globe traditionnel des salles de classe). Le planisphère Cette représentation plane de la sphère se fait par l'intermédiaire d'un système de projection qui met en correspondance les points de la sphère avec les points d'un plan. Il existe plusieurs systèmes de projection : la projection de Mercator : les parallèles y sont progressivement espacés à mesure qu'ils s'éloignent de l'équateur (le Groenland est surdimensionné, l'hémisphère Nord est hypertrophié et l'Europe se place au centre du monde). la projection arrondie : le quadrillage est arrondi, ce qui donne une image plane plus proche de celle du globe. Les pays placés aux extrémités du planisphère sont également déformés. la projection de Peters : fidélité des superficies et exactitude des directions nord-sud et est-ouest (ainsi l'hémisphère Nord perd de sa « supériorité géographique »). La projection de Peters est utilisée en particulier dans les cas où la comparaison des superficies des pays est déterminante (cartes géopolitiques et économiques). la projection azimutale : elle est utilisée pour les régions polaires, qui sont souvent très déformées avec les autres systèmes de projection. II. LES PRINCIPAUX CONTRASTES DE LA PLANÈTE Le peuplement : distribution de la population sur le territoire. Il se mesure à l'aide de la notion de densité de population (nombre d'hbts/km²). La moyenne française est de 104 hbts/km². La démographie : étude de la population et de ses mouvements naturels et migratoires. Elle repose sur des analyses quantitatives s'appuyant sur les recensements de population. l'étude du mouvement naturel de la population prend en compte le taux de natalité (nombre de naissances en 1 an, en %O par rapport à la population...

« Regards sur le monde 2) Les modes de représentation globale de la Terre et du monde aujourd’hui L’image du globe terrestre Les élèves sont familiarisés avec la représentation la plus exacte de la Terre (photographies satellitaires de météo, globe traditionnel des salles de classe). Le planisphère Cette représentation plane de la sphère se fait par l’intermédiaire d’un syst ème de projection qui met en correspondance les points de la sphère avec les points d’un plan. Il existe plusieurs systèmes de projection :  la projection de Mercator : les parallèles y sont progressivement espacés à mesure qu’ils s’éloignent de l’équateur ( le Groenland est surdimensionné, l’hémisphère Nord est hypertrophié et l’Europe se place au centre du monde ).  la projection arrondie : le quadrillage est arrondi, ce qui donne une ima ge plane plus proche de celle du globe. Les pays placés aux extrémités du planisphère sont également déformés.  la projection de Peters : fidélité des superficies et exactitude des direc tions nord-sud et est-ouest (ainsi l’hémisphère Nord perd de sa « supériorité géograph ique »). La projection de Peters est utilisée en particulier dans les cas où la comparaison des s uperficies des pays est déterminante (cartes géopolitiques et économiques ).  la projection azimutale : elle est utilisée pour les régions polaires , qui sont souvent très déformées avec les autres systèmes de projection. II. LES PRINCIPAUX CONTRASTES DE LA PLANÈTE Le peuplement : distribution de la population sur le territoire . Il se mesure à l’aide de la notion de densité de population (nombre d’hbts/km²). La moyenne française est de 1 04 hbts/km². La démographie : étude de la population et de ses mouvements naturel s et migratoires. Elle repose sur des analyses quantitatives s’appuyant su r les recensements de population.  l’étude du mouvement naturel de la population pren d en compte le taux de natalité (nombre de naissances en 1 an, en % O par rapport à la population totale) et le taux de mortalité (nombre de morts en 1 an, en % O par rapport à la population totale). L’ accroissement naturel correspond à la différence des 2 taux.  le taux de fécondité est le nombre moyen d’enfants en 1 an pour 1000 fe mmes en âge de procréer.  l’étude du mouvement migratoire prend en compte l’immigration et l’émigration . Le solde migratoire est la différence entre le nombre d’entrées et de sorties étrangères sur le territoire. La transition démographique : phase intermédiaire entre le régime démographique a ncien et le régime démographique moderne. Le régime ancien se caractérise par des taux de natalité et de mort alité élevés. Le régime moderne se caractérise par des taux de natalité et de mort alité faibles. Le passage de l’un à l’autre se fait dans un 1 er temps avec la baisse de la mortalité, ce qui se tr aduit par une forte augmentation démographique ou « explosion démographique » ; puis le réajustement se fait par la baisse de la natalité. 1) Les zones denses et vides de population Les inégalités considérables dans la répartition de la population (6,5 milliards d’hommes en 2005) résultent de la diversité naturelle (reliefs et climats) associées à la longue histoire de l’humanité. »

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