Devoir de Philosophie

Francisco Pizarro par Raoul D'Harcourt Ethnologue Francisco Pizarro offre au monde l'exemple le plus surprenant de ce que peut le courage uni à la ténacité.

Publié le 05/04/2015

Extrait du document

Francisco Pizarro par Raoul D'Harcourt Ethnologue Francisco Pizarro offre au monde l'exemple le plus surprenant de ce que peut le courage uni à la ténacité. Sans appui, sans argent, il parvint à donner un empire à la couronne de Castille. Qu'était-il ? Un bâtard que son père, le capitaine Gonzalo Pizarro, avait reconnu mais aussitôt abandonné, et qu'il oublia au point de ne pas le mentionner sur son testament en faveur de ses fils. Gamin batailleur, on le voit vivre de maraudes dans la ville de Trujillo, en Estrémadure, où il naquit en 1475. Gardien de troupeaux, il égare quelques pourceaux, craint un juste châtiment et s'enfuit de la maison maternelle. On le retrouve plus tard enrôlé dans la troupe de Gonzalve de Cordoue qui guerroie en Italie. Peu communicatif, sobre, dur pour lui-même et pour les autres, courageux jusqu'à la témérité, c'est le type du soldat espagnol. De lettres, il n'en a point ; il en ressentira une certaine gêne pendant toute sa vie, mais qu'importe ! Depuis une quinzaine d'années, les exploits de Christophe Colomb hantent les jeunes cerveaux. A la découverte des îles, vient de s'ajouter celle de rivages qui pourraient bien appartenir à un continent. Francisco rêve de se joindre à ces pionniers. En 1509, il parvient à débarquer à Saint-Domingue, se lie avec Balboa, rencontre Cortés dont il est sans doute cousin, et recherche aussitôt les moyens de fuir cette île où la vie s'avère pour lui trop monotone. Il arrive à ses fins, puisque quelques mois plus tard, lieutenant d'Ojeda, il participe à la petite expédition qui, de la baie de la future Carthagène, se dirige vers le Darien en longeant des côtes où la nature est hostile et les flèches des indigènes empoisonnées. Pizarro a pris contact avec les obstacles qu'il lui faudra désormais surmonter presque jusqu'à sa mort. Balboa, de son côté, a gagné le Darien ; il y noue des relations assez cordiales avec les indigènes, et ne tarde pas à apprendre qu'à quelques journées de marche vers l'ouest existe une mer qui, plus au sud, baigne d'immenses territoires contenant des richesses fabuleuses et sur lesquels règne un grand souverain. Balboa, malgré la saison des pluies, n'hésite pas à partir, et lorsque le 29 septembre 1513, il prendra possession, au nom du roi d'Espagne, de cette mer fameuse, en y faisant symboliquement entrer le cheval qu'il monte, Pizarro sera à ses côtés ; lui aussi aura participé à la découverte de la mer du Sud. Quatre ans plus tard, son amitié pour Balboa ne l'empêchera pas de procéder à l'arrestation de celui-ci, sur l'ordre du<...

« par Raoul D'Harcourt Ethnologue. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles