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(1509) et le verbe devenant, pour des raisons inconnues, péjoratif et correspondant à « habiller de manière grotesque » (1680), le participe ACCOUT RÉ, ÉE étant adjectivé dans ce sens à la même époque.

Publié le 29/04/2014

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(1509) et le verbe devenant, pour des raisons inconnues, péjoratif et correspondant à « habiller de manière grotesque » (1680), le participe ACCOUT RÉ, ÉE étant adjectivé dans ce sens à la même époque. Le verbe peut s'employer sans aucune péjoration en français d'Afrique subsaharienne, pour « vêtement », et s'accoutrer correspond à « se vêtir richement ». ? C ependant, le sens général ancien se continue dans le dérivé technique ACCOUT REUR n. m., attesté isolément au XIIIe s. au sens général, puis au XVIIIe s. pour « ajusteur de la filière à tirer de l'or » (1771). ACCOUT REMENT n. m. n 'a au contraire que le sens de « costume, manière de s'habiller » (fin XVe s., Commynes), devenu populaire ou archaïque au XVIIe s. et repris vers la fin du XVIIIe s. avec la valeur ironique (par exemple Mercier, 1801) ou péjorative (1812) du verbe. ? ACCOUTUMER -> COUT UME ACCRA n. m. e st la contraction de acara, d ésignant en Afrique occidentale (le mot serait d'origine yoruba) et aux Antilles (en créole) un beignet salé de farine, de pulpe de légumes et de farine de poisson (souvent, de morue) plus ou moins pimenté. Aux Antilles, en Guyane, en Haïti, il est synonyme de marinade. Le mot accra s'est diffusé en français de France par la gastronomie (2e moitié du XXe siècle). Accras de morue. ? On trouve les variantes ACRA, AKRA e t ACARA n. m. ACCRÉDITER -> CRÉDIT ACCRÉTION n. f . e st emprunté en médecine (1751) au latin médiéval accretio, terme général pour « action d'augmenter », en droit, spécialisé ou repris plus tard en sciences. Accretio, attesté en latin classique (Cicéron), est dérivé du supin de accrescere (-> accroître), préfixé en ad- (-> à), d e crescere (-> croître), à côté de concrescere (-> concrétion), verbe en rapport avec creare (-> créer). ? Le sens médical et la valeur juridique (1752) ont été éliminés par accroissement. Un emploi en physiologie (1752, en conchyliologie ; 1845, en général) vient soit du latin scientifique, soit de l'anglais accretion (1626, Bacon) ; il correspond à « croissance par juxtaposition d'éléments ». Le mot a été repris au XXe s. en astronomie et en géologie. ACCROCHER -> CROC ACCROIRE v., d 'abord acreire (déb. XIIe s.), est issu, d'après croire, d u latin accredere « ajouter foi à », de ad- (-> à) e t credere (-> croire), souvent confondu, par exemple dans faire acreire (1155), avec à croire. Accredere a pris en latin médiéval le sens de « donner ou prendre à crédit ». L ? C 'est cette double valeur de « prêter » et « emprunter » qui apparaît en premier et semble disparaître avant l'époque classique. ? F aire accroire « faire croire (qqch. de faux) » (1155) est resté usuel, prolongé en e n faire, s'en faire accroire « se tromper ou se laisser tromper ». ? Soi acroire (sur qqn) « lui faire confiance (souvent à tort) » (mil. XIIe s.) a disparu, comme acroire qqn « lui faire confiance » (1250-1280). ACCROÎTRE v. e st issu du latin accrescere, intransitif puis transitif en latin médiéval, composé de ad- (-> à) e t de crescere (qui a donné croître*), d'abord sous la forme acreistre (XIIe s.), refaite d'après croître e n acroistre (av. 1220), accroistre (XVe s.), enfin accroître. L ? Le verbe signifie d'abord (mil. XIIe s.) « donner de l'éclat à (qqch.) » puis « augmenter (un bien) », sens maintenu. L'emploi intransitif (XIIIe s.), pour « augmenter en quantité », a disparu. ? Le participe passé ACCRU, UE e st adjectivé et substantivé au féminin dans ACCRUE n. f ., d 'abord acreue (1246) « agrandissement (d'une terre, d'un bien) » puis en général « augmentation » (1554), sens devenu archaïque. À côté de ACCROÎT n. m. (1174, acreis) « fait de s'accroître », qui a eu des acceptions spécialisées (« enchère », 1308 ; « profit », 1562 ; « croissance [d'un organisme] », 1585) et qui est sorti d'usage, ACCROISSEMENT n. m. (acreissemens, 1150 ; accroissement, 1235) est devenu le seul substantif d'action du verbe, au sens de « progression morale », « amélioration » (XIIe s.), « prospérité », puis en droit (1239) « augmentation d'un bien ». Le sens actif général, « action d'ajouter », est lui aussi ancien (1235), de même que « fait de se développer (d'un être vivant) » (1267, B. Latini), aujourd'hui archaïque (remplacé par croissance ). ? ? v oir ACCRÉT ION. ACCROUPIR -> CROUPE ACCUEILLIR v. t r. e st issu, sous plusieurs formes, acueillir (1080), acoillir, acoildre (XIIe s.), etc., du latin populaire °accolligere q ui signifie aussi « recueillir », composé de colligere, q ui a donné cueillir* (avec un changement de conjugaison très ancien). L ? L'ancien français (de 1080 au XIVe s.) et les patois connaissent de nombreux sens « réunir », « associer », « attaquer » (1080), « chasser » (acoillir, XIIIe s.). Le moyen français connaît l'intransitif « entrer au service de qqn » (XIVe -XVe s.). Le sens moderne, qui apparaît au XIIIe s. (Chrétien de Troyes), est une spécialisation méliorative de « saisir, prendre » (1080), le verbe signifiant ensuite (XIIIe s.) « recevoir (qqn), bien ou mal ». ? Dans ce sens, il a des emplois abstraits, qui correspondent à « recueillir », et s'utilise avec divers compléments, toujours au sens général de « prendre » (accueillir son chemin, sa voie « s'acheminer », v. 1175). De ces emplois et de nombreux autres, ne subsistent au XVIIe s. que « recevoir favorablement », « aider, protéger », sens qui disparaîtra, « recevoir à bord d'un navire » et « recevoir (qqn) » en parlant d'une circonstance (nous fusmes accueillis par la tempeste, l'orage, 1690, Furetière). En français actuel, le complément peut aussi désigner une chose, une action, un phénomène. ? ? Le déverbal ACCUEIL n. m. (acueil, v. 1200 ; achial, av. 1188) a signifié aussi « assemblée, lieu de réunion » (XVe -XVIe s.), mais s'est imposé au sens actuel, avec des expressions comme faire bon accueil (1564). Bel Acueil e st un personnage symbolique du Roman de la Rose (v. 1230). ? Le mot a éliminé accueillance n. f . (XIIIe s.) et d'autres dérivés. ? ACCUEILLANT , ANT E p . prés. adj. (XIIIe ACCULER v. t r., composé de cul e t de 1 s.) a immédiatement le sens d'« affable, aimable ». a-, e st attesté au pronominal v. 1200. ? Synonyme de mettre à cul, aujourd'hui aussi démotivé que reculer, il signifie « pousser dans une position où on est le dos au mur ». Au figuré (XIIIe s.), il correspond à « contraindre sans laisser d'échappatoire ». ? Le déverbal ACCUL n. m. « lieu sans issue » (v. 1300) s'est employé en chasse (1561) pour « fond du terrier », puis en marine et en technique. ? ACCULEMENT n. m. (1677), terme de marine, remplacé, semble-t-il par ACCULÉE n. f . (1848), désignait le mouvement d'un bateau vers l'arrière. ACCULTURATION, ACCULTURER -> CULT URE ACCUMULER v. t r. e st emprunté au latin accumulare « amasser », composé de cumulare « entasser », qui a donné cumuler* e t combler*. ? Le verbe et son dérivé accumulation apparaissent quasiment en même temps (1327 et 1336). Accumuler signifie « amasser, amonceler », abstraitement et concrètement (1350) ; le pronominal est usuel. Accumuler qqn de qqch. s'est employé pour « combler » (1504). ? ACCUMULAT ION n. f . correspond au verbe ; il s'est spécialisé en droit (accumulation de droits, 1690), puis (mil. XIXe s.) en électricité (Cf. ci-dessous accumulateur), e n technique (chauffage, poêle à accumulation) e t (XXe s.) en mathématiques. ? Un autre dérivé, ACCUMULAT EUR n. m. a d ésigné la personne qui accumule (mil. XVIe s.). Le mot, repris au XIXe s., se dit (1870) des appareils qui « accumulent » l'énergie, probablement d'après l'anglais accumulator (1833) ; il a été appliqué (1881) à l'« accumulation » d'énergie électrique dans la pile secondaire de Planté (inventée en 1860). Il vient alors soit de accumuler, e mployé dans ce sens (1861), soit de l'anglais accumulator (1881, à propos de l'appareil français). ? Le succès du mot, dû à l'automobile, engendre le dérivé familier les ACCUS n. m. pl. (1907).

« AC CRO CH ER → CRO C L AC CRO IR E v., d 'a b ord acre ir e ( d éb . XII e s .) , e st i s su , d 'a p rè s cro ir e , d u l a ti n accre d ere « a jo ute r fo i à » , d e ad - (→ à ) e t cre d ere (→ c ro ir e ), s o uven t c o n fo n du, p ar e xem ple d an s fa ir e a cre ir e (1 155), a v ec à c ro ir e . A ccre d ere a p ris e n l a ti n m éd ié v al l e s e n s d e « d on ner o u p re n dre à c ré d it » . ❏ C 'e st c e tte d ouble v ale ur d e « p rê te r » e t « e m pru n te r » q ui a p para ît e n p re m ie r e t s e m ble dis p ara îtr e a v an t l 'é p oq ue c la ssiq ue. ◆ Fair e a ccro ir e « f a ir e c ro ir e ( q qch. d e f a u x) » ( 1 155) e st re sté u su el, p ro lo n gé e n en f a ir e , s 'e n f a ir e a ccro ir e « s e tr o m per o u s e l a is se r tr o m per » . ◆ Soi acro ir e ( s u r q qn) « l u i f a ir e c o n fia n ce ( s o uven t à to rt) » ( m il. XII e s .) a d is p aru , c o m me acro ir e q qn « l u i f a ir e c o n fia n ce » ( 1 250-1 280). »

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