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Définition: CACHOT, substantif masculin.

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Définition: CACHOT, substantif masculin. A.— HISTOIRE. littéraire. Cellule de prison étroite, basse et obscure où l'on enfermait les criminels ou les condamnés à mort. Cachot étroit et sombre, humide, noir; jeter dans un cachot. Moderne. Cellule où l'on enferme un prisonnier par punition. Faire trois jours de cachot : Ø 1. Les étages de ces prisons, en s'enfonçant dans le sol, allaient se rétrécissant et s'assombrissant, (...). Ces entonnoirs de cachots aboutissaient d'ordinaire à un cul de basse-fosse à fond de cuve où Dante a mis Satan, où la société mettait le condamné à mort,... VICTOR HUGO, Notre-Dame de Paris, 1832, page 368. Ø 2.... les pauvres prisonniers, ceux-là même qui étaient enchaînés dans des cachots hauts de trois pieds, larges de trois pieds et de huit pieds de longueur et où ils ne pouvaient se tenir debout ou assis,... HENRI BEYLE, DIT STENDHAL, La Chartreuse de Parme, 1839, page 362. Ø 3. Cette salle ressemblait fort à un cachot : elle était voûtée; un soupirail à barreaux, donnant sur une cour déserte, l'éclairait de haut et mal. ROGER MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, page 234. SYNTAXE : Les cachots de l'Inquisition, de la Terreur; la fange des cachots. Descendre dans un cachot, enfermer dans un cachot, mettre au cachot, dans le cachot; sortir de son cachot. Être enfermé, être plongé dans un cachot. La prison du Tasse à Ferrare qui est un véritable cachot humide, bas, malsain (J.-J. AMPÈRE, Correspondance, 1824, page 289). Quatre cachots de pierre d'une abbaye (...) C'étaient des In-pace (HUGO, Les Misérables, tome 1, 1862, page 612). — Locution. La paille humide du cachot. La prison : Ø 4. Dix minutes plus tard, ils échouaient sur la paille humide du cachot. Et blêmes d'angoisse, ils se contemplaient sans rien dire, s'entre-distinguaient vaguement dans la lueur louche et lugubre que leur versait sur les épaules un étroit soupirail de cave dentelé de toiles d'araignées. GEORGES MOINAUX, DIT GEORGES COURTELINE, Le Train de 8 h 47, 1888, 2e. partie, 9, page 203. — Par métaphore : Ø 5. La voix intérieure ne s'était pas trompée, contrairement à ce qui arrive d'habitude aux voix intérieures lesquelles, très mal informées et très présomptueuses, bafouillent dans le cachot mal-commode de la conscience, un tas de prophéties aussi confuses que désobligeantes, et bien propres à égarer la conduite. FRANCIS DE MIOMANDRE, Écrit sur de l'eau. 1908, page 74. B.— HISTOIRE PÉDAGOGIQUE. Petit réduit dans un collège où on enfermait les élèves punis : Ø 6. D'un coup d'oeil, il [le principal] remarqua la chaire vide, les amas de bancs et de pupitres contre la porte de la prison, la pâleur des élèves baissant leurs yeux vers la terre. Des gémissements sourds sortaient du cachot;... JULES FLEURY-HUSSON, DIT CHAMPFLEURY, Les Souffrances du professeur Delteil, 1855, page 232. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 900. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 2 626, b) 1 047; XXe. siècle : a) 869, b) 502.

« contemplaient sans rien dire, s'entre-distinguaient vaguement dans la lueur louche et lugubre que leur versait sur les ?paules un ?troit soupirail de cave dentel? de toiles d'araign?es. GEORGES MOINAUX, DIT GEORGES COURTELINE, Le Train de 8 h 47, 1888, 2e. partie, 9, page 203. ? Par m?taphore?: ? 5. La voix int?rieure ne s'?tait pas tromp?e, contrairement ? ce qui arrive d'habitude aux voix int?rieures lesquelles, tr?s mal inform?es et tr?s pr?somptueuses, bafouillent dans le cachot mal-commode de la conscience, un tas de proph?ties aussi confuses que d?sobligeantes, et bien propres ? ?garer la conduite. FRANCIS DE MIOMANDRE, ?crit sur de l'eau. 1908, page 74. B.? HISTOIRE P?DAGOGIQUE. Petit r?duit dans un coll?ge o? on enfermait les ?l?ves punis?: ? 6. D'un coup d'oeil, il [le principal] remarqua la chaire vide, les amas de bancs et de pupitres contre la porte de la prison, la p?leur des ?l?ves baissant leurs yeux vers la terre. Des g?missements sourds sortaient du cachot;... JULES FLEURY-HUSSON, DIT CHAMPFLEURY, Les Souffrances du professeur Delteil, 1855, page 232. STATISTIQUES?: Fr?quence absolue litt?raire?: 900. Fr?quence relative litt?raire?: XIXe. si?cle?: a) 2 626, b) 1 047; XXe. si?cle?: a) 869, b) 502. »

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