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Définition du terme: CORDIAL, -ALE, -AUX, adjectif et substantif.

Publié le 19/11/2015

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Définition du terme: CORDIAL, -ALE, -AUX, adjectif et substantif. I.— Adjectif et substantif (Potion) qui stimule le fonctionnement du coeur. Potions cordiales (JEAN-ANTELME BRILLAT-SAVARIN, Physiologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendante, 1825, page 277; confer aussi analeptique, exemple 2 ). PARADIGMES. (Quasi-)synonymes : fortifiant, réconfortant, remontant, tonique. — Par extension, familier (avec une nuance plaisante). Boisson alcoolisée : Ø 1.... l'eau-de-vie. Beau terme, qui indique le réveil que ces gouttes de feu suscitent en l'être réjoui. Car la vraie, la pure eau-de-vie n'est pas un poison, mais un stimulant et un cordial. JOSEPH DE PESQUIDOUX, Chez nous, 1921, page 51. — Au figuré. Ce qui stimule le courage, la force d'âme. Ces lettres (...) le cordial de ma vie, l'élixir de longue vie pour mon coeur (JULES BARBEY D'AUREVILLY, Memorandum 3, 1856, introduction, page 32 ). II.— Adjectif. Relatif au coeur comme foyer ou réceptacle de la vie intérieure. A.— Peu fréquent. Qui touche à la vie morale intime, qui vient du fond du coeur. Le souvenir de cette première confiance cordiale, le souvenir de cette sensation charmante d'ouvrir son coeur à quelqu'un qui semble aussi vous ouvrir le sien (GUY DE MAUPASSANT, Contes et nouvelles, tome 2, Le Tic, 1884, page 951 ). PARADIGMES. (Quasi-)synonymes : droit, franc, loyal, ouvert, sincère, spontané, vrai; (quasi-)antonymes faux, fourbe, hypocrite, menteur, perfide. Remarque : Cordial (et cordialement) s'associe parfois à des termes péjoratifs, ou du moins exprimant un sentiment négatif (haine, ennui, etc.), mais sans changer de sens et s'employer par antiphrase, comme l'affirment de nombreux dictionnaires; il tend, tout au plus, à prendre une valeur intensive et à suggérer une idée de force extrême, venue des ressources vitales profondes de l'être : Risée des gens au pouvoir, dont l'infortuné brigue l'amitié bien qu'ils ne lui dispensent, à son insu, qu'un cordial mépris (GEORGES BERNANOS, Imposture, 1927, page 389). — En particulier. Qui procède de la conscience, de l'âme. Adhésion superficielle, frondeuse, sectaire déjà, mais nullement cordiale et de toute l'âme; mais qui ne révèle aucune concordance profonde (ABBÉ HENRI BREMOND, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome 4, 1920, page 127 ). B.— Qui concerne la vie affective. 1. [En parlant d'une personne] Qui éprouve, manifeste de l'amitié (généralement avec vivacité, chaleur) : Ø 2. Moyses était ce qu'il est resté, grand, costaud, coloré, charnu, cordial, l'amitié grande ouverte, la poignée de main bonne. Il s'agitait, il bafouillait en riant, il était partout à la fois, toujours amical et malin, l'air serviable,... LÉON-PAUL FARGUE, Le Piéton de Paris, 1939, page 49. PARADIGMES. (Quasi-)synonymes : bienveillant, sympathique; (quasi-) antonymes antipathique, froid, hostile, indifférent, insensible, malveillant. 2. [En parlant d'un trait du comportement humain] Qui exprime ou par quoi s'exprime une chaleureuse amitié. L'accueil du duc (...) aimable, empreint de camaraderie, cordial et familier, (...) celui du prince compassé, solennel, hautain (MARCEL PROUST, Sodome et Gomorrhe, 1922, page 655 ). Poignée de main (...) nette, chaude, cordiale (JOSEPH MALÈGUE, Augustin ou le Maître est là, tome 2, 1933, page 141 ). — Expression syntagmatique. Conversation cordiale. Entente cordiale : Politique extérieure, fondée sur « l'entente cordiale » (...) : « l'indépendance dans la bonne intelligence » (JACQUES BAINVILLE, Histoire de France, tome 2, 1924, page 179 ). Hospitalité, ton, voix cordial(e). — Par métonymie. [En parlant d'un lieu habité] Chaleureusement accueillant Logis (...) si cordial, si mollet, si doux (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, Là-bas, tome 1, 1891, page 92 ). STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 824. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 558, b) 2 071; XXe. siècle : a) 1 208, b) 1 191.

« l'affirment de nombreux dictionnaires; il tend, tout au plus, ? prendre une valeur intensive et ? sugg?rer une id?e de force extr?me, venue des ressources vitales profondes de l'?tre?: Ris?e des gens au pouvoir, dont l'infortun? brigue l'amiti? bien qu'ils ne lui dispensent, ? son insu, qu'un cordial m?pris (GEORGES BERNANOS, Imposture, 1927, page 389).

? En particulier.

Qui proc?de de la conscience, de l'?me.

Adh?sion superficielle, frondeuse, sectaire d?j?, mais nullement cordiale et de toute l'?me; mais qui ne r?v?le aucune concordance profonde (ABB? HENRI BREMOND, Histoire litt?raire du sentiment religieux en France, tome 4, 1920, page 127 ).

B.? Qui concerne la vie affective.

1.

[En parlant d'une personne] Qui ?prouve, manifeste de l'amiti? (g?n?ralement avec vivacit?, chaleur)?: ? 2.

Moyses ?tait ce qu'il est rest?, grand, costaud, color?, charnu, cordial, l'amiti? grande ouverte, la poign?e de main bonne.

Il s'agitait, il bafouillait en riant, il ?tait partout ? la fois, toujours amical et malin, l'air serviable,... L?ON-PAUL FARGUE, Le Pi?ton de Paris, 1939, page 49.

PARADIGMES.

(Quasi-)synonymes?: bienveillant, sympathique; (quasi-) antonymes antipathique, froid, hostile, indiff?rent, insensible, malveillant.

2.

[En parlant d'un trait du comportement humain] Qui exprime ou par quoi s'exprime une chaleureuse amiti?. L'accueil du duc (...) aimable, empreint de camaraderie, cordial et familier, (...) celui du prince compass?, solennel, hautain (MARCEL PROUST, Sodome et Gomorrhe, 1922, page 655 ).

Poign?e de main (...) nette, chaude, cordiale (JOSEPH MAL?GUE, Augustin ou le Ma?tre est l?, tome 2, 1933, page 141 ).

? Expression syntagmatique.

Conversation cordiale.

Entente cordiale?: Politique ext?rieure, fond?e sur ? l'entente cordiale ? (...)?: ? l'ind?pendance dans la bonne intelligence ? (JACQUES BAINVILLE, Histoire de France, tome 2, 1924, page 179 ).

Hospitalit?, ton, voix cordial(e).

? Par m?tonymie.

[En parlant d'un lieu habit?] Chaleureusement accueillant Logis (...) si cordial, si mollet, si doux (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, L?-bas, tome 1, 1891, page 92 ).

STATISTIQUES?: Fr?quence absolue litt?raire?: 824.

Fr?quence relative litt?raire?: XIXe.

si?cle?: a) 558, b) 2. »

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