Devoir de Philosophie

Définition du terme: CYPRÈS, substantif masculin.

Publié le 11/12/2015

Extrait du document

Définition du terme: CYPRÈS, substantif masculin. A.— BOTANIQUE. 1. Conifère résineux élevé et pyramidal, aux feuilles très petites, écailleuses et opposées, d'un vert sombre, composées de petites folioles imbriquées les unes dans les autres, à fleurs monoïques, au fruit en cône ovoïde, écailleux et de la grosseur d'une noix, cultivé dans les parcs et jardins pour son allure majestueuse et pour protéger du vent. Un grand bois de cyprès gigantesques, droits et hauts comme les colonnes d'une cathédrale et baignant dans une eau d'un noir d'encre (JULIEN GREEN, Journal, 1934, page 196) : Ø 1.... un possesseur ancien et ingénu avait planté (...) un cyprès enfant, un de ces petits plumages effilés en pinceau, tendres à l'oeil et déjà râpeux à la paume, (...) Aujourd'hui il arbore, sur des architraves de racines à demi-émergées, un fût à porter une église, et son fuseau, qui dépasse le toit, offense du haut en bas la maison (...). Entre sa propre immobilité et le libre paysage, il interpose son crin compact boutonné des fruits durs (...). La guêpe, et le pâle Flambé, craignent la brosse rude du cupressus. Mais, cyprès compact, pour peu que le mistral mène à fond son offensive, lui seul creuse le bloc de ta sombre crêpelure, la divise et révèle ton coeur sec. GABRIELLE COLLETTE, DITE COLETTE, Paysages et portraits, Paris, Flammarion, 1958 [1854] , page 264. · Cyprès commun. Cyprès originaire d'Orient, cultivé dans presque toute l'Europe et qui présente deux variétés principales : le cyprès pyramidal, à rameaux dressés formant une pyramide régulière (confer Gustave Flaubert, Salammbô, tome 1, 1863, page 48), le cyprès horizontal, à rameaux ouverts, étalés et moins fournis. Remarque : Pour cyprès chauve (cyprès de la Louisiane), confer chauve B 1; pour petit cyprès, confer aurone. SYNTAXE : a) Cyprès + adjectif cyprès antique, beau, centenaire, énorme, éploré, funèbre, funéraire, funeste, gigantesque, grand, haut, immobile, long, mélancolique, mortuaire, noir, séculaire, solide, vigoureux. b) Cyprès + de/du/des + substantif cyprès de/du/des cimetière(s), jardin, mort(s), tombeau(x). c) Substantif + de/du/des cyprès abri, allée, avenue, bois, bouquet, branche, cime, forêt, haie, ombre, rameau, rang, rideau, taillis, tête, tronc de/du/des cyprès. d) Cyprès + verbe abriter, dominer, frissonner, ombrager, se profiler, protéger, soupirer, trembler, veiller. 2. [Le cyprès dans ses divers usages] a) COUTUMES, SYMBOLES. Arbre associé à la mort dès l'antiquité et symbolisant le deuil, la tristesse. Ce lieu solitaire, que les cyprès et le silence semblaient vouer à la mort (...) son enceinte remplie de croix qui indiquaient un cimetière (BARBARA JULIANE VON VIETINGHOFF, BARONNE DE KRÜDENER, Valérie, 1803, page 47 ). Un lit funéraire (...). En avant du lit, l'eau lustrale dans une urne d'argent, avec un rameau de cyprès trempant dans l'eau (ALEXANDRE DUMAS PÈRE, Catilina, 1848, prologue, page 2) : Ø 2. Ils ont beaucoup de vénération pour leurs morts, mais ils ne les enterrent point. Ils leur font une espèce de bière avec de l'écorce de cyprès, et ils les exposent sur quatre fourches de quinze pieds, de haut, au milieu d'une plaine. GÉNÉRAL LOUIS-NARCISSE BAUDRY DES LOZIÈRES, Voyage à la Louisiane et sur le continent de l'Amérique septentrionale, 1802, page 83. Remarque : Chez les Grecs et Romains, le cyprès fut lié au culte de Pluton, dieu des enfers; on en plaçait une branche à la porte des maisons en signe de deuil, on en faisait des sépultures où l'on déposait les restes des personnes distinguées, on le plantait dans la terre des morts... — En particulier (par opposition au laurier, symbole de victoire) Consentir à mourir c'est consentir à vaincre; La tombe est la maison du pâle sphinx guerrier Qui promet un cyprès et qui donne un laurier (VICTOR HUGO, La Légende des siècles, tome 3, 1877, page 197 ). — Locution proverbiale. Changer les lauriers en cyprès. Changer la victoire, le triomphe, en deuil; trouver la mort en étant victorieux. Remarque : Attesté dans Dictionnaire de l'Académie Française 1835, 1878, DICTIONNAIRE UNIVERSEL DE LA LANGUE FRANÇAISE (LOUIS-NICOLAS BESCHERELLE) 1845, DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE (ÉMILE LITTRÉ), DICTIONNAIRE DES DICTIONNAIRES (SOUS LA DIRECTION DE PAUL GUÉRIN ) 1892, Nouveau Larousse illustré-Grand Larousse de la Langue française en six volumes, DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE ET ANALOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE (PAUL ROBERT), DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE QUILLET 1965. b) MÉDECINE. Arbre ayant de nombreuses propriétés médicinales (astringent et fébrifuge par ses noix, sédatif nerveux par sa sève, cautérisant par sa résine, etc.). On a employé le bois [du cyprès] comme astringent, sudorifique et diurétique et les fruits en cône, nommés noix de cyprès ou galbales comme astringents (FRANÇOIS-LAURENT-MARIE DORVAULT, L'Officine ou Répertoire général de pharmacie pratique 1844, page 267 ). c) TECHNOLOGIE. Bois de cyprès ou par métonymie cyprès. Bois du cyprès, très dur et presque incorruptible, à odeur aromatique, employé fréquemment en construction et ébénisterie. — CONSTRUCTION. Charpentes de bois de cyprès. Les colonnes [ (du) pavillon du Conseil] étoient de cyprès poli et sculpté (FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Le Génie du christianisme, tome 2, 1803, page 197 ). — ÉBÉNISTERIE. Chaise de cyprès. Les solives de cèdre et les lambris de cyprès du palais que Salomon fait bâtir à la reine de Saba (CHARLES NODIER, La Fée aux miettes, 1831, page 66 ). B.— Par comparaison et par analogie. [En parlant d'animés ou d'inanimés, généralement avec référence au caractère funéraire du cyprès] 1. [Par référence à l'aspect élancé et pyramidal du cyprès, à sa couleur sombre] Une énorme euphorbe candélabre se donne des airs de cyprès (ANDRÉ GIDE, Voyage au Congo, 1927, page 701 ). La longue Belline (...) est maigre comme un cyprès et presque aussi grande (JEAN GIONO, Regain, 1930, page 155) : Ø 3. Cela sentait donc subitement la mort, cette nuit-là, et le pont, avec ses futailles en jonchée et leur fond blanc de gypse portant la marque de Papadakis (...) comme une inscription sur une pierre funéraire et les ombres perpendiculaires faisant cyprès, évoquait un petit cimetière musulman sous la lune,... BLAISE CENDRARS, Bourlinguer, 1948, page 221. 2. [Par référence à son immobilité] Immobile et obscur, d'un dandysme de cyprès (...), l'ancien proscrit (PAUL MORAND, l'Europe galante, 1925, page 98 ). Une cour (...) où de longues aiguilles de pierre montent, pareilles à des cyprès éternellement figés (JOSEPH DE PESQUIDOUX, Le Livre de raison, 1925, page 103) : Ø 4. Ne te tourmente pas, mon âme est un abîme De fidélité triste, immense et sans défaut, Je suis le haut cyprès, debout sur la pelouse, Dont la branche remue au pas du rossignol, Mais qui reste immobile et qui bénit le sol. ANNA DE NOAILLES, Les Forces éternelles, 1920, page 357. 3. [Par référence au bruit du vent dans ses branches] Ces pleureuses que je vis dans un village de la montagne lybienne, toutes en noir et pareilles à des cyprès qui hurleraient (MAURICE BARRÈS, Mes cahiers, tome 6, 1907-08, page 159 ). Confer aussi exemple de ameubler1. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 644. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 1 071, b) 785; XXe. siècle : a) 1 074, b) 757.

« ils ne les enterrent point.

Ils leur font une espèce de bière avec de l'écorce de cyprès, et ils les exposent sur quatre fourches de quinze pieds, de haut, au milieu d'une plaine. GÉNÉRAL LOUIS-NARCISSE BAUDRY DES LOZIÈRES, Voyage à la Louisiane et sur le continent de l'Amérique septentrionale, 1802, page 83. Remarque : Chez les Grecs et Romains, le cyprès fut lié au culte de Pluton, dieu des enfers; on en plaçait une branche à la porte des maisons en signe de deuil, on en faisait des sépultures où l'on déposait les restes des personnes distinguées, on le plantait dans la terre des morts... — En particulier (par opposition au laurier, symbole de victoire) Consentir à mourir c'est consentir à vaincre; La tombe est la maison du pâle sphinx guerrier Qui promet un cyprès et qui donne un laurier (VICTOR HUGO, La Légende des siècles, tome 3, 1877, page 197 ). — Locution proverbiale.

Changer les lauriers en cyprès. Changer la victoire, le triomphe, en deuil; trouver la mort en étant victorieux. Remarque : Attesté dans Dictionnaire de l'Académie Française 1835, 1878, DICTIONNAIRE UNIVERSEL DE LA LANGUE FRANÇAISE (LOUIS-NICOLAS BESCHERELLE) 1845, DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE (ÉMILE LITTRÉ), DICTIONNAIRE DES DICTIONNAIRES (SOUS LA DIRECTION DE PAUL GUÉRIN ) 1892, Nouveau Larousse illustré-Grand Larousse de la Langue française en six volumes, DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE ET ANALOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE (PAUL ROBERT), DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE QUILLET 1965. b) MÉDECINE.

Arbre ayant de nombreuses propriétés médicinales (astringent et fébrifuge par ses noix, sédatif nerveux par sa sève, cautérisant par sa résine, etc.).

On a employé le bois [du cyprès] comme astringent, sudorifique et diurétique et les fruits en cône, nommés noix de cyprès ou galbales comme astringents (FRANÇOIS-LAURENT-MARIE DORVAULT, L'Officine ou Répertoire général de pharmacie pratique 1844, page 267 ). c) TECHNOLOGIE.

Bois de cyprès ou par métonymie cyprès.

Bois du cyprès, très dur et presque incorruptible, à odeur aromatique, employé fréquemment en construction et ébénisterie. — CONSTRUCTION.

Charpentes de bois de cyprès.

Les colonnes [ (du) pavillon du Conseil] étoient de cyprès poli et sculpté (FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Le Génie du christianisme, tome 2, 1803, page 197 ). — ÉBÉNISTERIE.

Chaise de cyprès.

Les solives de cèdre et les lambris de cyprès du palais que Salomon fait bâtir à la reine de Saba (CHARLES NODIER, La Fée aux miettes, 1831, page 66 ). B.— Par comparaison et par analogie.

[En parlant d'animés ou d'inanimés, généralement avec référence au caractère funéraire du cyprès] 1.

[Par référence à l'aspect élancé et pyramidal du cyprès, à sa couleur sombre] Une énorme euphorbe candélabre se donne des airs de cyprès (ANDRÉ GIDE, Voyage au Congo, 1927, page 701 ).

La longue Belline (...) est maigre comme un cyprès et presque aussi grande (JEAN GIONO, Regain, 1930, page 155) : Ø 3.

Cela sentait donc subitement la mort, cette nuit-là, et le pont, avec ses futailles en jonchée et leur fond blanc de gypse portant la marque de Papadakis (...) comme une inscription sur une pierre funéraire et les ombres 2. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles