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Définition: ÉTANCHE, adjectif et substantif féminin.

Publié le 03/02/2016

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Définition: ÉTANCHE, adjectif et substantif féminin. I.— Adjectif. Qui ne laisse pas passer les liquides, les gaz. Joint, paroi, tonneau étanche. Les branches sous l'averse et la bourrasque, balayaient la toiture bien étanche (FRANCIS JAMMES, Mémoires, 1922, page 134 ). Il faut assurer une protection efficace contre l'humidité et contre les insectes. À cet effet, on se sert de fûts métalliques avec fermeture étanche par joint de caoutchouc (GEORGES BRUNERIE, Les Industries alimentaires et leur organisation rationnelle, 1949, page 96 ). — [En parlant d'un terrain] Qui est naturellement imperméable ou trop inondé pour pouvoir absorber l'eau. Le terrain étanche conservait l'eau versée; sur son imperméable argile, les flaques, les marais, les étangs débordaient (JULES VERNE, Les Enfants du capitaine Grant, tome 1, 1868, page 209) : Ø 1. Une féculerie de Colombes dirige ses eaux sur une prairie où elles s'infiltrent dans un sol sableux; elles y brûlent le gazon et font périr les arbres qu'elles atteignent par accident; de plus le sol est bientôt étanche, et il faut souvent changer le lieu d'absorption. RODOLPHE RADAU, Revue des Deux-Mondes, 1er. juin 1874 dans le Dictionnaire de la langue française (Émile Littré). — MARINE. · Embarcation, navire étanche. Dont la coque ne fait pas eau ou dont on a vidé toute l'eau. Le canot étant achevé : — « Tiens, dit Massotawana à Tatoba-Mico, voilà ce que tu m'avois demandé : vois s'il est étanche et droit sur l'eau. — Il est sec et bien fait, répondit Tatoba-Mico » (MICHEL-GUILLAUME-JEAN, DIT SAINT-JOHN DE CRÈVECOEUR, Voyage dans la Haute Pensylvanie et dans l'état de New-York, tome 2, 1801, page 116) : Ø 2. À deux, on viderait aisément la cale; dès que la barque serait étanche, n'ayant plus cette surcharge de liquide, elle remonterait, elle reprendrait son niveau de flottaison, la crevasse sortirait de l'eau, le radoub serait exécutable, on pourrait immédiatement remplacer le tampon par une pièce de bordage, et l'appareil provisoire posé sur la fracture par une réparation définitive. VICTOR HUGO, Les Travailleurs de la mer, 1866, page 389. · Cloison, porte étanche. Qui sont " situées au-dessous de la flottaison et destinées à résister à la pression de l'eau en cas d'envahissement du compartiment par la mer à la suite d'une avarie " (Glossaire des termes de marine (JULIEN LE CLÈRE)). La cloison étanche ne supporterait plus l'effroyable pression de l'eau et l'« Étoile-des-mers » pourrait reprendre sa marche (ÉDOUARD PEISSON, Parti de Liverpool, 1932, page 200 ). · Compartiment étanche. Qui est conçu " de manière à pouvoir contenir l'eau qui entrerait à l'intérieur en cas de brèche dans le bordé, sans que celle-ci envahisse les compartiments voisins, le navire conservant alors une stabilité suffisante pour flotter " (Glossaire des termes de marine (JULIEN LE CLÈRE)). Confer Alfred Ledieu, Ernest Cadiat, Le Nouveau matériel naval, 1890, page 660. — Par métaphore et au figuré. Mes cloisons ne sont pas étanches et toujours des péchés s'y infiltrent par des fissures (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, En route, tome 1, 1895, page 238 ). Ils restèrent quelques instants silencieux, l'un près de l'autre (...) livrés à leurs pensées étanches, à leurs inquiétudes (ROGER MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, page 575) : Ø 3. C'étaient les photographies des actrices célèbres, des grandes cocottes que mon oncle avait connues, les dernières images de cette vie de vieux viveur qu'il séparait, par une cloison étanche, de sa vie de famille. MARCEL PROUST, Le Côté de Guermantes 1, 1920, page 264. — Emploi comme substantif singulier avec valeur de neutre. Par le sec et par l'étanche À cheval sur l'inconnu (JEAN COCTEAU, Les Chevaliers de la Table Ronde, 1937, I, page 116 ). II.— Emploi comme substantif féminin. · À étanche d'eau. De manière que l'eau ne puisse pénétrer. Entretenir une toiture à étanche d'eau (Dictionnaire de la langue française (ÉMILE LITTRÉ), Grand dictionnaire universel du XIXe. siècle (Pierre Larousse)-20e). · Mettre un batardeau à étanche. Placer un batardeau de manière à mettre à sec la partie en aval d'un canal, d'un fossé, dans lequel on doit effectuer des travaux. Expressions attestées dans la plupart des dictionnaires généraux; mettre à étanche est accueilli par Dictionnaire de l'Académie Française 1932. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 82. Forme dérivée du verbe "étancher" étancher ÉTANCHER1, verbe transitif. A.— Arrêter l'écoulement (d'un liquide). Étancher une source, une voie d'eau, du sang. J'étais occupé à étancher avec une grosse éponge l'eau qui s'était infiltrée en abondance par les croisées jusqu'au milieu de mon cabinet (ÉTIENNE-JEAN DELÉCLUZE, Journal, 1828, page 113 ). Après avoir lavé et étanché la plaie, nous fîmes fondre du suif sur de la charpie et nous l'adaptâmes sur la blessure (GUSTAVE FLAUBERT, Par les champs et par les grèves, 1848, page 309) : Ø Je suis presque en nage. Et je n'ai pas, comme le sage Anténor, fils du fleuve Alpheios, la faculté de me tremper dans l'onde paternelle, pour étancher ma sueur, avant de me mettre dans une baignoire polie et de m'oindre d'une huile parfumée. MARCEL PROUST, Le Côté de Guermantes 1, 1920, page 219. · Étancher les larmes. Les faire cesser. Elle revint, son mouchoir sur les yeux et occupée à étancher des larmes de joie (HONORÉ DE BALZAC, La Cousine Bette, 1846, page 123 ). Je sentis que de mes yeux gonflés coulaient des larmes. Je relevai ma voilette sur mon front pour les étancher (HENRI PETIOT, DIT DANIEL-ROPS, Mort, où est ta victoire?, 1934, page 371 ). — Emploi pronominal. [Avec un complément désignant une partie du corps] Il s'étancha la figure; la sueur, tout à l'heure tiède, fluait, maintenant froide, le long des tempes (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, À rebours, 1884, page 218 ). — [Avec ellipse du complément] Aidez-moi, prenez la serviette, étanchez (JEAN COCTEAU, Les Enfants terribles, 1929, page 88 ). B.— Étancher la soif. L'apaiser en buvant On répandait du vin sur sa tombe pour étancher sa soif; on y plaçait des aliments pour apaiser sa faim (NUMA-DENIS FUSTEL DE COULANGES, La Cité antique, 1864, page 9 ). L'eau douce avait, en se gelant, fait éclater le baril qui la contenait. Et, pour étancher sa soif, Maël suçait des glaçons (ANATOLE-FRANÇOIS THIBAULT, DIT ANATOLE FRANCE, L'Île des pingouins, 1908, page 35 ). — Emploi pronominal à sens passif. Montagnes, que mon souffle a fait germer; torrents, Où s'étanche la soif de mes peuples errants (CHARLES-MARIE LECONTE DE LISLE, Poèmes barbares, 1878, page 89 ). Le Survenant dont la soif, loin de s'étancher, s'était avivée à la consommation de quelques coups, tira des plans pour boire davantage (GERMAINE GUÈVREMONT, Le Survenant, 1945, page 228 ). — Au figuré. À aucune époque les poëtes n'ont été heureux. En savez-vous un, parmi les plus favorisés, qui ait jamais pu étancher sa soif de gloire et d'hommages? (RODOLPHE TOEPFFER, Nouvelles genevoises, 1839, page 61 ). D'avoir pu (...) parer de tous ses rêves d'enfant une idole vivante, et étancher à mesure sa soif de tendresse, lui a façonné une âme saine (ROGER MARTIN DU GARD, Devenir, 1909, page 30 ). DÉRIVÉS : Étanchement1, substantif masculin. Action d'étancher la soif, de l'apaiser. La possession me paraissait de moindre prix que la poursuite et j'en venais de plus en plus à préférer à l'étanchement la soif même, à la volupté sa promesse, à la satisfaction l'élargissement sans rencontres (ANDRÉ GIDE, Les Nouvelles nourritures, 1935, page 281 ).

« Cadiat, Le Nouveau matériel naval, 1890, page 660. — Par métaphore et au figuré.

Mes cloisons ne sont pas étanches et toujours des péchés s'y infiltrent par des fissures (GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, En route, tome 1, 1895, page 238 ).

Ils restèrent quelques instants silencieux, l'un près de l'autre (...) livrés à leurs pensées étanches, à leurs inquiétudes (ROGER MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, page 575) : Ø 3.

C'étaient les photographies des actrices célèbres, des grandes cocottes que mon oncle avait connues, les dernières images de cette vie de vieux viveur qu'il séparait, par une cloison étanche, de sa vie de famille. MARCEL PROUST, Le Côté de Guermantes 1, 1920, page 264. — Emploi comme substantif singulier avec valeur de neutre. Par le sec et par l'étanche À cheval sur l'inconnu (JEAN COCTEAU, Les Chevaliers de la Table Ronde, 1937, I, page 116 ). II.— Emploi comme substantif féminin. · À étanche d'eau.

De manière que l'eau ne puisse pénétrer. Entretenir une toiture à étanche d'eau (Dictionnaire de la langue française (ÉMILE LITTRÉ), Grand dictionnaire universel du XIXe.

siècle (Pierre Larousse)-20e). · Mettre un batardeau à étanche.

Placer un batardeau de manière à mettre à sec la partie en aval d'un canal, d'un fossé, dans lequel on doit effectuer des travaux.

Expressions attestées dans la plupart des dictionnaires généraux; mettre à étanche est accueilli par Dictionnaire de l'Académie Française 1932. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 82. Forme dérivée du verbe "étancher" étancher ÉTANCHER1, verbe transitif. A.— Arrêter l'écoulement (d'un liquide).

Étancher une source, une voie d'eau, du sang.

J'étais occupé à étancher avec une grosse éponge l'eau qui s'était infiltrée en abondance par les croisées jusqu'au milieu de mon cabinet (ÉTIENNE-JEAN DELÉCLUZE, Journal, 1828, page 113 ).

Après avoir lavé et étanché la plaie, nous fîmes fondre du suif sur de la charpie et nous l'adaptâmes sur la blessure (GUSTAVE FLAUBERT, Par les champs et par les grèves, 1848, page 309) : Ø Je suis presque en nage.

Et je n'ai pas, comme le sage Anténor, fils du fleuve Alpheios, la faculté de me tremper dans l'onde paternelle, pour étancher ma sueur, avant de me mettre dans une baignoire polie et de m'oindre d'une huile parfumée. MARCEL PROUST, Le Côté de Guermantes 1, 1920, page 219. · Étancher les larmes.

Les faire cesser.

Elle revint, son mouchoir sur les yeux et occupée à étancher des larmes de joie (HONORÉ DE BALZAC, La Cousine Bette, 1846, page 123 ).

Je sentis que de mes yeux gonflés coulaient des larmes.

Je relevai ma voilette sur mon front pour les étancher (HENRI PETIOT, DIT DANIEL-ROPS, Mort, où est ta victoire?, 1934, page 371 ). — Emploi pronominal.

[Avec un complément désignant une partie du corps] Il s'étancha la figure; la sueur, tout à l'heure tiède, fluait, maintenant froide, le long des tempes 2. »

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