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Définition: EXTÉNUANT, -ANTE, participe présent et adjectif.

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Définition: EXTÉNUANT, -ANTE, participe présent et adjectif. I.— Participe présent de exténuer* II.— Adjectif. [Correspond à exténuer B] Qui fatigue beaucoup, qui épuise (quelqu'un). Synonymes : crevant, éreintant. A.— [Au plan physique] Un travail exténuant J'éprouve une agitation d'autant plus exténuante qu'il me faut la dissimuler (GEORGES DUHAMEL, Journal de Salavin, 1927, page 40) : Ø ... je partais chaque jour, souvent dès le matin, me lançais à travers le désert dans d'exténuantes randonnées, tantôt suivant le lit aride de l'oued, tantôt gagnant les grandes dunes... ANDRÉ GIDE, Si le grain ne meurt, 1924, page 600. B.— [Au plan moral, intellectuel ou spirituel] Cette fiscalité exténuante (FRANÇOIS MAURIAC, Journal 1, 1934, page 47 ). Alexis sentait trop souvent ses limites, et son perpétuel désir de se dépasser était exténuant (ELSA TRIOLET, Le Premier accroc coûte deux cents francs, 1945, page 127 ). L'introuvable maison où respire cette fleur de laves, où naissent les orages, l'exténuant bonheur, quand m'arrêterai-je de la chercher? (GASTON BACHELARD, La Poétique de l'espace, 1957, page 61 ). STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 6 Forme dérivée du verbe "exténuer" exténuer EXTÉNUER, verbe transitif. A.— Vieilli. Rendre ténu, mince (quelqu'un ou quelque chose). On eût pu croire, aux traits que le jeûne exténue, À l'immobilité de ce front de statue, (...) Que l'homme et le rocher n'étaient qu'un même bloc! (ALPHONSE DE LAMARTINE, La Chute d'un ange, 1838, page 816 ). Ces bruits étouffés, exténués par les ondes de brume, ces bruits perdus, je les cherchais encore, pour en nourrir des peurs nouvelles (JEAN-GEORGES SOULÈS, DIT RAYMOND ABELLIO, Heureux les, 1946, page 13 ). 1. Emploi pronominal à sens passif. L'ascension devient plus rude à mesure que le filet des cascades s'exténue (PAUL CLAUDEL, Connaissance de l'Est, 1907, page 97) : Ø 1. Quelque chose vacillait en lui, qui touchait aux racines mêmes de la vie. Lorsqu'il dépouillait pour le repas du soir son lourd manteau d'uniforme, sa silhouette semblait de jour en jour s'exténuer, s'amincir. JULIEN GRACQ, Le Rivage des Syrtes, 1951, page 131. Remarque : La plupart des dictionnaires généraux notent ce sens vieux, cependant il est utilisé encore récemment, surtout dans sa forme pronominale, dans la langue littéraire. 2. Au figuré. Diminuer, réduire (quelque chose). Synonyme : atténuer. Car, sous prétexte de l'affranchir et de la [la métaphysique] purifier, ce serait l'exténuer que de trancher le lien qui la rattache à la vie vécue! (MAURICE BLONDEL, L'Action, Essai d'une critique de la vie, 1893, page 294 ). Ainsi le sentiment de l'amour, que la profession exténue, la perte et la privation le développent (PAUL VALÉRY, Variété I, 1924, page 84 ). Remarque : Certains dictionnaires généraux (Dictionnaire de l'Académie Française 1835, 1878, DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE (ÉMILE LITTRÉ), DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE ET ANALOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE (PAUL ROBERT)) notent que cet emploi a vieilli et qu'on utilise actuellement atténuer dans ce sens; pourtant la documentation atteste plusieurs exemple récents, surtout dans la langue littéraire et peut-être avec allusion à la figure de rhétorique de l'exténuation*. B.— Rendre faible, amoindrir les forces de (quelqu'un ou quelque chose). 1. [Le sujet désigne un humain, un groupe humain] Épuiser, éreinter (quelqu'un) à force de travail, de privation, de peine. Carthage exténuait ces peuples. Elle en tirait des impôts exorbitants (GUSTAVE FLAUBERT, Salammbô, tome 1, 1863, page 95 ). Papa travaille avec M. Maria; c'est à dire qu'il exténue le malheureux garçon à bouleverser de fond en comble tous ses bouquins (GABRIELLE COLLETTE, DITE COLETTE, Claudine à Paris, 1901, page 155 ). L'ennemi voulait nous exténuer en nous privant de sommeil et en nous prenant par la soif (HENRY BORDEAUX, Les Derniers jours du fort de Vaux, 1916, page 241 ). — Emploi pronominal réfléchi. Plus il s'exténuait à soigner le pauvre diable, plus son nez reprenait de couleur et de force (EDMOND ABOUT, Le nez d'un notaire, 1862, page 167 ). D'autres se sont exténués pour acquérir; nous nous exténuerons pour maintenir! (JOSEPH DE PESQUIDOUX, Le Livre de raison, 1932, page 44 ). Je connaissais tous les colporteurs, c'est l'heure où ils rentrent avec leurs carrioles... ils tirent, ils poussent, ils s'exténuent... (LOUIS-FERDINAND DESTOUCHES, DIT CÉLINE, Mort à crédit, 1936, page 138 ). 2. [Le sujet désigne une cause concrète ou abstraite] a) [Exerçant son action sur quelqu'un] La privation de vin et la peine m'exténuent (LÉON BLOY, Journal, 1903, page 200 ). Les plus simples besognes, dont elle venait jadis à bout machinalement, l'exténuent (GEORGES BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, page 1426 ). D'ordinaire, les conversations m'embêtent, m'exténuent (ANDRÉ GIDE, Ainsi soit-il, ou Les Jeux sont faits, 1951, page 1204 ). · (Être) exténué de. Une certaine nuit qu'il pleuvait à verse, j'allais m'endormir, exténué de faim et de chagrin (ALFRED DE MUSSET, Histoire d'un merle blanc, 1854, page 49 ). Mais la fin m'a laissé exténué d'émotion (JACQUES RIVIÈRE, Correspondance [avec Alain-Fournier] , 1906, page 310 ). Il s'était laissé choir, exténué de fatigue (MAURICE BARRÈS,La Colline inspirée, 1913, page 173 ). b) [Exerçant son action sur quelque chose] Rare. Elle [la camionnette] passe sur des blocs qui (...) la laissent retomber exténuant les ressorts (HERVÉ BAZIN, L'Huile sur le feu, 1954, page 49 ). 3. [Le sujet désigne un inanimé] Rare, emploi pronominal. On voyait clairement que le printemps s'était exténué, qu'il s'était prodigué dans des milliers de fleurs éclatant partout à la ronde et qu'il allait maintenant s'assoupir, s'écraser lentement (ALBERT CAMUS, La Peste, 1947, page 1309 ). — Au figuré. Anéantir, diminuer la portée d'une action ou d'une idée. Les lois présentement sont exténuées, ou pleines de trous, et les magistrats sont pourris (LÉON DAUDET, Sylla et son destin, 1922, page 179 ). La critique et le mépris les [les vertus] exténuent et les vident de toute valeur prochaine (PAUL VALÉRY, Variété II, 1929, page 61) : Ø 2.... les contre-courants de l'opinion et contre-attaques des partis risquent d'exténuer l'action politique ou de lui imprimer des secousses qui la privent d'une efficacité continue. FRANÇOIS PERROUX, L'Économie du XXe. siècle. 1964, page 441. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 12

« 1924, page 84 ). Remarque : Certains dictionnaires généraux (Dictionnaire de l'Académie Française 1835, 1878, DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE (ÉMILE LITTRÉ), DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE ET ANALOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE (PAUL ROBERT)) notent que cet emploi a vieilli et qu'on utilise actuellement atténuer dans ce sens; pourtant la documentation atteste plusieurs exemple récents, surtout dans la langue littéraire et peut- être avec allusion à la figure de rhétorique de l'exténuation*. B.— Rendre faible, amoindrir les forces de (quelqu'un ou quelque chose). 1. [Le sujet désigne un humain, un groupe humain] Épuiser, éreinter (quelqu'un) à force de travail, de privation, de peine. Carthage exténuait ces peuples. Elle en tirait des impôts exorbitants (GUSTAVE FLAUBERT, Salammbô, tome 1, 1863, page 95 ). Papa travaille avec M. Maria; c'est à dire qu'il exténue le malheureux garçon à bouleverser de fond en comble tous ses bouquins (GABRIELLE COLLETTE, DITE COLETTE, Claudine à Paris, 1901, page 155 ). L'ennemi voulait nous exténuer en nous privant de sommeil et en nous prenant par la soif (HENRY BORDEAUX, Les Derniers jours du fort de Vaux, 1916, page 241 ). — Emploi pronominal réfléchi. Plus il s'exténuait à soigner le pauvre diable, plus son nez reprenait de couleur et de force (EDMOND ABOUT, Le nez d'un notaire, 1862, page 167 ). D'autres se sont exténués pour acquérir; nous nous exténuerons pour maintenir! (JOSEPH DE PESQUIDOUX, Le Livre de raison, 1932, page 44 ). Je connaissais tous les colporteurs, c'est l'heure où ils rentrent avec leurs carrioles... ils tirent, ils poussent, ils s'exténuent... (LOUIS-FERDINAND DESTOUCHES, DIT CÉLINE, Mort à crédit, 1936, page 138 ). 2. [Le sujet désigne une cause concrète ou abstraite] a) [Exerçant son action sur quelqu'un] La privation de vin et la peine m'exténuent (LÉON BLOY, Journal, 1903, page 200 ). Les plus simples besognes, dont elle venait jadis à bout machinalement, l'exténuent (GEORGES BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, page 1426 ). D'ordinaire, les conversations m'embêtent, m'exténuent (ANDRÉ GIDE, Ainsi soit-il, ou Les Jeux sont faits, 1951, page 1204 ). · (Être) exténué de. Une certaine nuit qu'il pleuvait à verse, j'allais m'endormir, exténué de faim et de chagrin (ALFRED DE MUSSET, Histoire d'un merle blanc, 1854, page 49 ). Mais la fin m'a laissé exténué d'émotion (JACQUES RIVIÈRE, Correspondance [avec Alain-Fournier] , 1906, page 310 ). Il s'était laissé choir, exténué de fatigue (MAURICE BARRÈS,La Colline inspirée, 1913, page 173 ). b) [Exerçant son action sur quelque chose] Rare. Elle [la camionnette] passe sur des blocs qui (...) la laissent retomber exténuant les ressorts (HERVÉ BAZIN, L'Huile sur le feu, 1954, page 49 ). 3. [Le sujet désigne un inanimé] Rare, emploi pronominal. On voyait clairement que le printemps s'était exténué, qu'il s'était prodigué dans des milliers de fleurs éclatant partout à la ronde et qu'il allait maintenant s'assoupir, s'écraser lentement (ALBERT CAMUS, La Peste, 1947, page 1309 ). — Au figuré. Anéantir, diminuer la portée d'une action ou 2 »

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