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américain - Langues et Linguistique.

Publié le 07/05/2013

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américain - Langues et Linguistique. 1 PRÉSENTATION américain, anglais parlé aux États-Unis. Ce n'est pas tant par ses particularismes que par sa configuration générale que l'américain diffère de l'anglais tel qu'il est pratiqué dans le reste du monde. Les différents dialectes qui composent l'anglais américain partagent en effet assez de caractéristiques communes pour que l'on puisse distinguer la langue dans son ensemble de l'anglais britannique ou, par exemple, de l'anglais australien. On peut assez facilement discerner les différences de prononciation et de rythme qui opposent l'anglais américain aux autres variétés d'anglais. À l'écrit, en revanche, malgré des nuances lexicales, orthographiques et syntaxiques, et en dehors de tout contexte, il est souvent difficile de déterminer si un ouvrage a été rédigé en Angleterre, aux États-Unis ou dans une autre partie du monde anglophone. Le lexicographe américain Noah Webster fut l'un des premiers à admettre l'éloignement croissant entre les usages américain et britannique. Dans son American Dictionary of the English Language (1828), il soulignait cette divergence en incluant de nombreux néologismes américains, des significations locales nouvelles attachées à des mots anciens, des changements de prononciation et un ensemble de réformes de l'orthographe qu'il avait mises au point (-er à la place de la terminaison britannique -re, -or pour remplacer -our, check plutôt que cheque). 2 STRUCTURES DE L'ANGLAIS AMÉRICAIN À la fin du siècle dernier, l'étude de l'anglais américain consistait essentiellement à identifier les américanismes et à rechercher l'étymologie de ces apports lexicaux : les mots empruntés aux langues amérindiennes, comme mugwump (« non-inscrit, indépendant «), caucus (« comité électoral «) ; ceux conservés en américain après avoir été abandonnés en Grande-Bretagne (bug, « insecte [en général] «, plutôt que bedbug « punaise de lit &ra...

« le fait que beaucoup d'immigrants ont appris l'anglais comme deuxième langue, et donc selon des règles plus strictes. De même, la mobilité sociale aux États-Unis a conduit à une grande attention à l'usage « correct », considéré comme révélateur du statut social. 3. 2 Divergences régionales Aujourd'hui, le concept d'un supposé « standard médiatique » (Network Standard), que véhiculeraient la radio et la télévision, soulève la désapprobation de certains dialectologues qui prônent la diversité et la richesse du langage. Mais les nuances régionales n'ont aucunement disparu : le son r final très particulier de l'anglais américain central (ou américain général) subsiste, tandis que, dans le Sud, certaines personnes instruites ne font pas la différence entre pen et pin. 3. 3 Enrichissement du vocabulaire américain L'uniformité de l'anglais parlé par les colons britanniques jusqu'à environ 1780 fut bien vite rompue par les influences non anglaises. D'abord, de nombreux mots amérindiens furent repris tels quels, comme les noms permettant de décrire la flore et la faune indigènes, comme sassafras, raccoon (« raton laveur »), les noms d'aliments (hominy, « maïs »), de cérémonies (powwow) et, bien entendu, les noms géographiques (Massachusetts, Susquehanna). L'américain intégra aussi des mots composés, traduits ou adaptés des langues amérindiennes : warpath (« sentier de la guerre »), peace pipe (« calumet de la paix »), bury the hatchet (« enterrer la hache de guerre »), fire water (« eau de feu »). Selon les époques, d'autres apports vinrent du néerlandais, comme boss (« patron »), poppycock (« balivernes »), spook (« revenant »), de l'allemand, comme liverwurst (de Leberwurst, « saucisse de foie »), noodle (« nouille »), semester (« semestre »), du français, comme levee (« réception royale », de lever du roi), chowder (« soupe de palourdes », de chaudière) ou prairie, de l'espagnol, comme hoosegow (« taule », de juzgado, « tribunal »), mesa (« plateau »), ranch, tortilla, ou du finnois, comme sauna. Le vocabulaire anglo-américain s'est nourri et continue de s'enrichir de termes de jargon propres à des métiers ou à des domaines d'activité ou de recherche. Les sciences sociales, le droit et les disciplines académiques, en particulier, sont accusés d'alourdir la langue d'un abondant charabia (gobbledygook). De même l'argot et certains euphémismes constituent une source permanente d'enrichissement linguistique, bien que certains termes disparaissent avant même d'avoir été admis dans le vocabulaire standard. La langue subit aussi les influences des courants dominants. Ainsi, au XIX e siècle, la pruderie ambiante commandait de draper la réalité d'un voile linguistique : une jambe (leg) était appelée « membre » (limb), on n'était pas enceinte (pregnant) mais « sur la voie familiale » (in the family way). Une logique semblable prévaut aujourd'hui, et les Américains, dans leur répugnance à admettre le monde réel, ont créé des euphémismes comme senior citizen ou golden ager (équivalents du « troisième âge ») pour parler des personnes âgées, ou nursing home pour « maison de retraite » ou « hospice ». Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. »

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