Devoir de Philosophie

seconde

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Niveau Seconde Boîte à outils Accompagnement personnalisé Soutien Année 2010-2011 1 (11) Les mouvements litteraires et culturels en Français (12) La dissertation en Français (13) Les registres de langue en Français (14) L' écriture d'invention en Français (18) L'argumentation en Français et en Histoire-Géographie (19) Vers le commentaire littéraire à travers l'étude de deux figures de style en Français 2 (14) Les mouvements littéraires et culturels en Français Déroulement de la séquence sur trois semaines : I. 1�re séance - Exercice d'observation : relier un texte / un tableau et dire pourquoi (doc. 1) - Mise en commun orale - Définition personnelle de la notion de mouvement littéraire et culturel - Mise en commun orale - Distribution des fiches de définition (doc. 2) - Les él�ves compl�tent au crayon papier - Correction (doc.3) - Travail maison: chaque él�ve prend en charge un mouvement et fait des recherches avec la fiche pour la semaine suivante (doc. 4) II. 2�me séance - Chaque él�ve fait état de ses recherches sur le mouvement en charge à l'oral - Pendant ce temps, les autres remplissent un tableau synthétique (doc. 5) - Distribution du tableau final (doc.6) - travail maison: réviser en vue de la préparation aux exercices de la semaine suivante III. 3�me séance - Les él�ves ont le droit de réviser le tableau 5 minutes - Distribution du test (doc.7) 3 - Document 1: exercice d'observation Relier chaque texte à un tableau et expliquer votre choix. Texte 1 : Jean Racine, Ph�dre, acte I, sc. 3, 1677 (extrait) Texte 2 :Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, "Le lac", 1820 (extrait) PHÈDRE Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d'Égée Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée, Mon repos, mon bonheur semblait être affermi; Ath�nes me montra mon superbe ennemi: Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue; Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue; Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler; Je sentis tout mon corps et transir et brûler: Je reconnus Vénus et ses feux redoutables, D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables! Par des voeux assidus je crus les détourner: Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner; De victimes moi-même à toute heure entourée, Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée: D'un incurable amour rem�des impuissants! En vain sur les autels ma main brûlait l'encens! Quand ma bouche implorait le nom de la déesse, J'adorais Hippolyte; et, le voyant sans cesse, Même au pied des autels que je faisais fumer, J'offrais tout à ce dieu que je n'osais nommer. Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour? Texte 3 : Paul Eluard, La vie immédiate, 1932 Tableau A : Max Ernst, L'habillement de l'épousée, Ô lac! l'année à peine a fini sa carri�re, Et pr�s des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir! Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés, Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes Sur ses pieds adorés. 1940 Sans grande cérémonie à terre Pr�s de ceux qui gardent leur équilibre Sur cette mis�re de tout repos Tout pr�s de la bonne voie Dans la poussi�re du sérieux J'établis des rapports entre l'homme et la femme Entre les fontes du soleil et le sac à bourdons Entre les grottes enchantées et l'avalanche Entre les yeux cernés et le rire aux abois Entre ma merlette héraldique et l'étoile de l'ail Entre le fil à plomb et le bruit du vent Entre la fontaine aux fourmis et la culture des framboises Entre le fer à cheval et le bout des doigts Entre le calcédoine et l'hiver en épingles Entre l'arbre à prunelles et le mimétisme constaté Entre la carotide et le spectre du sel Entre l'araucaria et la tête du nain Entre les rails aux embranchements et la colombe rousse Entre l'homme et la femme Entre ma solitude et toi 4 Tableau B : Le Lorrain, Adieu d'Enée à Didon, 1676 Tableau C : Caspar David Friedrich, La lune s'él�ve au-dessus de la mer, 1822 5 - Document 2 Qu'est-ce qu'un mouvement littéraire et culturel ? I. Définition - Un mouvement littéraire et culturel rassemble des artistes unis autour d'une recherche commune. Les écrivains Victor Hugo, Lamartine, Musset, le peintre Eug�ne Delacroix, le compositeur Frédéric Chopin appartiennent au mouvement ............................................ . - Le groupe trouve son unité dans l'admiration pour un auteur qui en devient le symbole et le ................................ Victor Hugo prend la tête du mouvement romantique en France. Emile Zola est le fondateur du ........................... - Un mouvement s'inscrit toujours dans une période déterminée de l'Histoire; sa naissance peut être liée à des circonstances particuli�res. Le romantisme naît au début du XIXe si�cle, au lendemain de la .................................................. et du premier Empire, le surréalisme apr�s ........................................................................................ . - Un mouvement se reconnaît à la présence de th�mes récurrents chez les différents artistes. Ils partagent les mêmes .......................... et portent le même regard sur la société qui les entoure. .............................................. traitent des questions sociales, politiques, religieuses; ....................... privilégient les th�mes lyriques comme la mélancolie, l'amour. - On retrouve ces th�mes communs dans des oeuvres devenues emblématiques du mouvement. Il peut s'agir d'oeuvres cél�bres, qui ont parfois fait .................................................. . La représentation ......................................, drame de Victor Hugo, provoque en 1830 une véritable bataille entre les romantiques et leurs détracteurs. - Pour certains mouvements, des textes théoriques exposent les principes qui guident l'élaboration des oeuvres. Il peut s'agir de .................................., d'essais, de .........................., d'arts poétiques. Victor Hugo définit le drame romantique dans la préface de Cromwell (1827); André Breton écrit deux Manifestes du surréalisme (1924 et 1930). - Les mouvements se construisent souvent par ............................................. les uns aux autres. Ils critiquent les outrances et les faiblesses des mouvements précédents pour les nuancer ou en prendre le contre-pied. Ils se réf�rent à un idéal humain original qui incarne les valeurs nouvelles. Au XVIIe si�cle, le ....................................... préconise l'usage de la mesure et de la raison, qui s'incarnent dans l'idéal de « l'honnête homme�. Par opposition, le ......................................... exalte la beauté des passions et construit la figure du héros mélancolique et révolté. II. Echanges et influences - Un mouvement regroupe souvent des artistes de différents ....................... qui s'influencent mutuellement. ................................... réunit le Hollandais Érasme, l'Anglais Thomas More, les Français Rabelais ou Montaigne. ........................................... est né en Allemagne et en Grande-Bretagne avant de gagner la France puis l'Europe. - Par des modes d'expression différents, des romanciers, des po�tes, des peintres, des hommes de 6 théâtre, des sculpteurs, des compositeurs et des architectes manifestent une sensibilité commune et une même conception de la beauté. L'importance que le surréalisme accorde au rêve et aux manifestations de l'inconscient s'exprime aussi bien dans la ................ d'André Breton que dans la ..................... de Salvador Dali ou dans les ................. de Luis Bunuel. III.La dénomination des mouvements - Certains mouvements se revendiquent comme tels et se constituent délibérément en « ........................... �. Au XVIe si�cle, Ronsard et Du Bellay rassemblent autour d'eux le groupe des po�tes de .................................... . Au XIXe si�cle, Emile Zola prend la tête de l'école ............................................ .. - Dans d'autres cas, la dénomination est adoptée par des critiques et des historiens qui dégagent les traits communs aux oeuvres d'une même période et ce bien apr�s cette période. Les termes de "classicisme" et de "baroque" sont forgés au .................. si�cle pour caractériser les traits communs à des oeuvres élaborées au ...................... si�cle. - Certains artistes sont rattachés par des critiques à un mouvement particulier bien qu'ils refusent de s'y reconnaître. Maupassant est considéré comme un romancier ......................... ou ............................ parce que son écriture et les th�mes qu'il aborde le rapprochent de Flaubert et de Zola. Pourtant, il ne se voulait d'aucune école. - Remarque :Les termes utilisés pour nommer les mouvements passent souvent dans la langue usuelle. Ils peuvent désigner: - une attitude intellectuelle, une vision du monde; - un trait de caract�re, un comportement; - des réalités quotidiennes. Il y a quelque chose de romantique dans l'univers tourmenté de ce cinéaste. / Emma Bovary se perdait dans ses rêves d'amours romantiques. / Ce dîner aux chandelles m'a paru tr�s romantique. 7 - Document 3: Corrections Qu'est-ce qu'un mouvement littéraire et culturel ? I. Définition - Un mouvement littéraire et culturel rassemble des artistes unis autour d'une recherche commune. Les écrivains Victor Hugo, Lamartine, Musset, le peintre Eug�ne Delacroix, le compositeur Frédéric Chopin appartiennent au mouvement romantique. - Le groupe trouve son unité dans l'admiration pour un auteur qui en devient le symbole et le chef de file. Victor Hugo prend la tête du mouvement romantique en France. Emile Zola est le fondateur du naturalisme. - Un mouvement s'inscrit toujours dans une période déterminée de l'Histoire; sa naissance peut être liée à des circonstances particuli�res. Le romantisme naît au début du XIXe si�cle, au lendemain de la Révolution Française et du premier Empire, le surréalisme apr�s la Premi�re Guerre mondiale. - Un mouvement se reconnaît à la présence de th�mes récurrents chez les différents artistes. Ils partagent les mêmes préoccupations et portent le même regard sur la société qui les entoure. Les philosophes des Lumi�res traitent des questions sociales, politiques, religieuses; les romantiques privilégient les th�mes lyriques comme la mélancolie, l'amour. - On retrouve ces th�mes communs dans des oeuvres devenues emblématiques du mouvement. Il peut s'agir d'oeuvres cél�bres, qui ont parfois fait scandale. La représentation d'Hernani, drame de Victor Hugo, provoque en 1830 une véritable bataille entre les romantiques et leurs détracteurs. - Pour certains mouvements, des textes théoriques exposent les principes qui guident l'élaboration des oeuvres. Il peut s'agir de manifestes, d'essais, de préfaces, d'arts poétiques. Victor Hugo définit le drame romantique dans la préface de Cromwell (1827); André Breton écrit deux Manifestes du surréalisme (1924 et 1930). - Les mouvements se construisent souvent par oppostion les uns aux autres. Ils critiquent les outrances et les faiblesses des mouvements précédents pour les nuancer ou en prendre le contrepied. Ils se réf�rent à un idéal humain original qui incarne les valeurs nouvelles. Au XVIIe si�cle, le classicisme préconise l'usage de la mesure et de la raison, qui s'incarnent dans l'idéal de « l'honnête homme�. Par opposition, le romantisme exalte la beauté des passions et construit la figure du héros mélancolique et révolté. II. Echanges et influences - Un mouvement regroupe souvent des artistes de différents pays qui s'influencent mutuellement. L'humanisme réunit le Hollandais Érasme, l'Anglais Thomas More, les Français Rabelais ou Montaigne. Le romantisme est né en Allemagne et en Grande-Bretagne avant de gagner la France puis l'Europe. - Par des modes d'expression différents, des romanciers, des po�tes, des peintres, des hommes de théâtre, des sculpteurs, des compositeurs et des architectes manifestent une sensibilité commune et une même conception de la beauté. L'importance que le surréalisme accorde au rêve et aux manifestations de l'inconscient s'exprime aussi bien dans la poésie d'André Breton que dans la peinture de Salvador Dali ou dans les films de Luis Bunuel. 8 III. La dénomination des mouvements - Certains mouvements se revendiquent comme tels et se constituent délibérément en « écoles �. Au XVIe si�cle, Ronsard et Du Bellay rassemblent autour d'eux le groupe des po�tes de la Pléiade. Au XIXe si�cle, Emile Zola prend la tête de l'école naturaliste. - Dans d'autres cas, la dénomination est adoptée par des critiques et des historiens qui dégagent les traits communs aux oeuvres d'une même période et ce bien apr�s cette période. Les termes de "classicisme" et de "baroque" sont forgés au XIX �me si�cle pour caractériser les traits communs à des oeuvres élaborées au XVII �me si�cle. - Certains artistes sont rattachés par des critiques à un mouvement particulier bien qu'ils refusent de s'y reconnaître. Maupassant est considéré comme un romancier réaliste ou naturaliste parce que son écriture et les th�mes qu'il aborde le rapprochent de Flaubert et de Zola. Pourtant, il ne se voulait d'aucune école. - Remarque :Les termes utilisés pour nommer les mouvements passent souvent dans la langue usuelle. Ils peuvent désigner: - une attitude intellectuelle, une vision du monde; - un trait de caract�re, un comportement; - des réalités quotidiennes. Il y a quelque chose de romantique dans l'univers tourmenté de ce cinéaste. / Emma Bovary se perdait dans ses rêves d'amours romantiques. / Ce dîner aux chandelles m'a paru tr�s romantique. 9 - Document 4 Le mouvement ............................. Définition Dates (environ) Principes et caractéristiques Th�mes abordés Genres privilégiés Formes et procédés utilisés par les auteurs dans leurs textes Auteurs représentatifs Artistes représentatifs 10 - Document 5 Les principaux mouvements littéraires Les principaux mouvements littéraires Définition Dates (environ) Principes et caractéristiques Th�mes abordés Genres privilégiés Formes et procédés utilisés par les auteurs dans leurs textes Auteurs représentatifs Artistes représentatifs 11 - Document 6 12 13 - Document 7 Test: Les mouvements littéraires Apr�s les avoir classés du plus ancien au plus récent, placez, sur le tableau, les mouvements suivants en les rattachant aux caractéristiques, auteurs et contextes historiques indiqués. - mouvements: 1) symbolisme 2) naturalisme 3) baroque 4) Les Lumi�res 5) surréalisme 6) humanisme 7) classicisme 8) la Pléiade 9) romantisme 10) réalisme - caractéristiques: a) recherche de nouveaux moyens d'écriture, expression de l'inconscient et du rêve b) redécouverte des textes de l'Antiquité, foi dans l'homme et la connaissance c) refus du lyrisme romantique et de la subjectivité, représentation de la société qui se veut objective d) expression des sentiments personnels, refus du rationalisme et des r�gles, sensibilité et mal de vivre e) développement de l'esprit critique, foi dans la raison et dans le progr�s, refus des préjugés, tolérance et liberté f) école poétique de la Renaissance, imitation des auteurs grecs et latins, promotion de la langue française g) recherche de l'équilibre et de la mesure, imitation des Anciens, respect des r�gles d'écriture, plaire et instruire h) représentation de la société qui se veut scientifique, représentation du monde du travail et des classes dévalorisées i) goût pour le mouvement, les métamorphoses, l'illusion et l'exagération j) désir de dépasser la réalité pour exprimer la dimension spirituelle de l'homme, art de la suggestion - auteurs: Ronsard, Rimbaud, Voltaire, Baudelaire, Racine, Flaubert, Aragon, La Fontaine, Balzac, Rabelais, Du Bellay, Chateaubriand, Maupassant, Hugo, Rousseau, Montaigne, Verlaine, Beaumarchais, Musset, Zola, Moli�re, Breton, Corneille, Montesquieu, Stendhal - contextes historiques: R�gne de Louis XIV, guerres de religion, r�gne de Napoléon III, Premi�re guerre mondiale, r�gnes de Louis XV et Louis XVI, les trois glorieuses, r�gne de François 1er, r�gne de Napoléon 1er, révolution industrielle, la Fronde, Révolution française. mouvements caractéristiques auteurs contextes historiques 14 (15) La dissertation en Français Déroulement de la séquence sur six semaines : I. 1�re et 2�me séance : - Analyse de différents sujets (doc.1, 2 et 2') - Distribution de la méthode (doc.3) II. 3�me, 4�me, 5�me et 6�me séance : - Elaboration d'une dissertation en commun de A à Z à partir d'un corpus (doc.4 et 4') - La méthode est détaillée pas à pas (doc. 5) 15 - Document 1: - Exemples de sujets de dissertation Sujet n°1 Corpus : Victor Hugo, "Melancholia", Les Contemplations (1856); Victor Hugo, Les Misérables (1862); Victor Hugo, Les Misérables (1862) Question : Quelle est la visée commune à ces trois textes ? Vous indiquerez pour chaque texte le registre dominant. Sujet de dissertation : Un écrivain peut-il, par ses oeuvres, contribuer à l'amélioration de la société ? Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus, ainsi que sur vos connaissances littéraires et vos lectures personnelles. - Sujet n°2 Corpus : Jean-Marie G. Le Clézio, "écrire: un art exigeant", Le magazine littéraire, (fév. 1998); Jorge Semprun, Elie Wiesel, Se taire est impossible (2001); Victor Hugo, Les rayons et les ombres (1840) Question : Quatre écrivains s'exprime sur le rôle de l'écriture. Vous reformulerez en quelques lignes la réponse de chacun d'eux à la question : "Pourquoi écrire" ? Sujet de dissertation : En vous appuyant sur les textes du corpus et sur des exemples variés de lectures, vous direz dans quelle mesure, selon vous, le travail de l'écrivain est utile, et même indispensable pour lui-même comme pour la société. - Sujet n°3 Corpus : Moli�re, Le dépit amoureux, IV, 3 (1656); Marivaux, La double Inconstance, I, 4 (1723); Auguste Strindberg, P�re, II, 5 (1887); JeanPaul Sartre, Les mains sales, 6�me tableau, sc.2 (1948) Question : De quelle façon ces quatre extraits marquent-ils l'opposition entre les personnages ? Vous prendrez en compte les situations dans lesquelles ces oppositions s'inscrivent, ainsi que les éléments stylistiques qui les soulignent. Sujet de dissertation : Au-delà même de la dispute, peut-on considérer que le conflit est l'essence du théâtre ? Vous appuierez votre réponse sur les textes du corpus et sur les pi�ces que vous avez étudiées et lues ou vues personnellement. - Sujet n°4 Corpus : La Fontaine, "Le loup et l'agneau", Fables (1668); La fontaine, " Les animaux malades de la peste", Fables (1668); Jacqueline de Romilly, Lettre aux parents sur les choix scolaires (1994) Question : Apr�s avoir identifié les différents genres littéraires du corpus, expliquez le lien qui les relie. Sujet de dissertation : Dans sa premi�re préface des Méditations, Lamartine rappelle son impression d'enfant à propos des fables : "ces histoires d'animaux qui parlent, qui se font des leçons, qui se moquent les uns des autres, qui sont égoïstes, railleurs, avares, sans pitié, sans amitié, plus méchants que nous, me soulevaient le coeur." En vous appuyant sur les textes du corpus et sur votre connaissance des fables qui mettent en sc�ne des animaux, vous expliciterez l'image que Lamartine donne des fables, puis vous montrerez comment l'utilisation des animaux à été au contraire perçue comme un instrument didactique efficace. - Sujet n°5 Corpus : Marivaux, L'ile des esclaves; I, 1 (1725); Moli�re, George Dandin, I, 4 (1668) Question : Dans quelle mesure ce deux textes peuvent-ils être rapprochés ? Sujet de dissertation : Dans le Barbier de Séville (1775) Beaumarchais fait dire au personnage de Figaro : "je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer"; En 1988, le comique Pierre Desproges meurt d'un cancer, mal qu'il a longtemps caricaturé dans ses sketches doux-amers. Pourquoi rit-on de situations graves, voire tragiques ? N'y a-t-il pas là une contradiction ? Comment l'expliquez-vous ? Vous répondrez dans un développement composé, en prenant appui sur les textes du corpus et sur votre connaissance du genre et du registre comique à travers des lectures mais aussi d'autres domaines (cinéma, spectacles, arts graphiques ...). - Sujet n°6 Corpus : Arthur Rimbaud, "Alchimie du verbe", Une saison en enfer (1873); Stéphane Mallarmé, OEuvres compl�tes (1891); Etienne Verhaeren, Impressions, III (1887) Question : Quelle vision de la poésie proposent ces trois po�tes ? Sujet de dissertation : Un mérite de la poésie, dont bien des gens ne se doutent pas, c'est qu'elle dit plus que la prose, en moins de mots que la prose. Vous expliciterez ce jugement en vous appuyant sur les textes du corpus et sur les oeuvres poétiques que vous avez étudiées, et vous vous demanderez si c'est là la seule raison que l'on peut avoir d'aimer la poésie. - Sujet n°7 Corpus : Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1833; Victor Hugo, Les misérables (1862); Roger Martin du Gard, Les Thibaud (1936-1964); photos du film Les Misérables de J.-P. Le Chanois (1958) avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean. Question : Les trois extraits de roman et les deux images mettent en sc�ne un personnage dans une situation particuli�re. Qu'y a-t-il de commun aux différentes situations et comment ces similitudes s'expriment-elles ? Sujet de dissertation : "Les fictions doivent nous expliquer, par nos vertus et nos sentiments, les myst�res de notre sort." Vous expliciterez ce point de vue de Madame de Staël (1766-1817) sur les ouvrages de fiction en montrant comment les romans offrent aux lecteurs une peinture des êtres humains et de leur environnement social de nature à en favoriser la compréhension. 16 - Document 2: Analyse Objet d'étude concerné Sujets Tableau d'analyse des sujets de dissertation Relation avec les textes du corpus et la question Domaines d'application Problématique Démarche Plan Sujet 1 Sujet 2 Sujet 3 Sujet 4 17 Sujet 5 Sujet 6 Sujet 7 18 - Document 2': corrections Tableau d'analyse des sujets de dissertation Analyse Objet d'étude concerné Relation avec les Domaines textes du corpus d'application et la question Problématique Démarche Plan Sujets Sujet 1 Argu (+ tout le programme) Sujet 2 Argu (+ tout le programme) Sujet 3 Théâtre Sujet 4 Argu (fable) Sujet 5 Théâtre (comique) Sujet 6 Poésie Ex de textes engagés dans le combat de leur époque La littérature en général (nécessite donc des ex variés, de tous les genres) Ex de textes engagés, de position d'écrivains, réflexion sur le rôle / devoir de l'écrivain La littérature en Réflexion sur les général raisons d'écrire; Il (nécessite donc faut montrer que le des ex variés, de travail de l'écrivain tous les genres) est non seulement utile mais indispensable. Exemple de pi�ces où le conflit est à l'oeuvre Le théâtre comique et tragique Ex de fables où les La fable (et plus animaux st largement l'argu méchants + texte indirecte) qui revendique le pouvoir didactique des fables Rôle de l'écrivain engagé et la force dénonciatrice des oeuvres littéraires (injustices, inégalités ...) Réflexion sur les relations entre théâtre et conflit, c'est-à-dire sur la nature même du théâtre Réflexion sur l'intérêt de l'apologue et ses limites Répondre à une Débat, réflexion critique > plan dialectique question (s'interroger sur la I le pouvoir de l'écrivain en capacité de mati�re d'amélioration l'écrivain à aider la sociale société à devenir meilleure) II Les limites ou obstacles rencontrés "dans quelle mesure" invite à réfléchir aux limites du travail de l'écrivain. Réponse à une question Tout ce qui touche au rire et au tragique (pers, situation, dessin ...) Existence d'un paradoxe : rire de ce qui grave voire tragique >>> interrogation sur les fonctions du rire Réfléchir sur l'existence d'un paradoxe et l'expliquer de façon organisée A poésie qui dit peu La poésie, en vers, en prose, classique, moderne Les raisons d'aimer la poésie Expliciter et illustrer la th�se annoncée par le sujet puis trouver d'autres raisons d'aimer la poésie C comparaison poésie / roman Il faut confronter la th�se proposée par le sujet avec une antith�se I causes II Conséquences Expliciter le point I éclairer la citation : la de vue donné par la fable effrayante citation. "au contraire" montre II Montrer les limites de la citation : la fable que le candidat doit instructive et plaisante aussi réfuter le pt de vue de Lamartine. Ex de pi�ces comiques qui parlent de sujets sérieux B la vision de Mallarmé Dialectique I exposition des faits II Explications (causes) III conséquences Plan à th�me constant : I poésie : domaine de la parole br�ve II la poésie en dit + que la prose parce qu'elle sugg�re + qu'elle ne dit III la poésie ne se limite pas à dire, elle est aussi créatrice (le lecteur doit être actif) Sujet 7 Roman récit fiction Ex de textes où la fiction est tr�s réaliste et parle de sujets contemporains Fiction : roman, nouvelle, fable, conte ... Réfléchir sur le pouvoir de la fiction Expliciter un point de vue I Ce qui oppose réalité et fiction II ce qui permet la fiction III La fiction au service du dévoilement des myst�res humains 19 - Document 3: Méthodologie de la dissertation La dissertation, travail de composition d'un exposé argumenté à partir d'un sujet, fait partie, comme le commentaire, du travail d'écriture de l'épreuve écrite de français. Le sujet renvoie à un objet d'étude et prend appui sur un corpus de textes. Il fait donc appel à des savoirs acquis et demande de savoir construire un exposé. - Les sujets et leur relation avec le corpus Le sujet d'une dissertation porte sur un objet d'étude du programme, identifiable aux différents textes qui composent le corpus. Le travail demandé fait donc référence à des problématiques littéraires vues pendant l'année et à des connaissances acquises. Les textes du corpus constituent un premier point d'appui important : en général, ils donnent des informations en faisant apparaître des éléments de la problématique. On peut également remarquer que les questions portant sur ces textes constituent souvent une premi�re approche de ce qui est demandé dans le sujet de dissertation. EXEMPLE : Le sujet 2, qui interroge sur le rôle que peut jouer un écrivain dans la société, est associé à un extrait poétique dénonçant l'exploitation des enfants et à deux extraits d'un roman engagé dans la défense des malheureux. L'observation de nombreux sujets montre qu'ils ont une composition souvent proche, qui comporte un jugement, un point de vue, une opinion, donnés parfois sous la forme de citation signée, et une consigne précisant ce qui est demandé au candidat : commenter, expliciter, discuter le point de vue donné. Il arrive que la consigne prenne la forme d'une question directe. La mani�re dont la consigne est formulée permet de définir la démarche mise en jeu. - La consigne et les démarches en jeu Exprimée sous forme injonctive, au futur de l'indicatif ou à l'impératif, ou sous forme de question, la consigne donne une orientation concernant la démarche à mettre en oeuvre. Ainsi, l'emploi de la formule « Dans quelle mesure tel ou tel genre littéraire correspond-il à... ?� conduit à confronter un genre et certaines de ses caractéristiques (précisées ou non par le sujet) à un jugement ou à une définition. Ce type de sujet sugg�re d'établir des limites (idée donnée par le mot « mesure �) et de vérifier en quoi le genre étudié (fable, tragédie, autobiographie, roman...) reste à l'intérieur de ces limites ou en sort, pourquoi, et comment. Expliciter demande que l'on donne un sens plus clair, discuter que l'on oppose des idées différentes, la formule « vous vous demanderez � conduit à répondre à une question posée indirectement par la consigne. « Pensez-vous que... ? � n'oriente pas, malgré les apparences, vers un point de vue qui resterait uniquement personnel, et enti�rement subjectif : toute th�se doit en effet être appuyée par des arguments puisés dans la connaissance que l'on a du genre ou de l'objet d'étude considéré. Indiquée par la consigne, la démarche permet de trouver dans quelle direction mener les recherches et de faire apparaître ce que l'on appelle la problématique. - La problématique La dissertation est une démarche argumentée. À l'intérieur d'un objet d'étude, qui permet de définir le domaine d'application, plus limité, la problématique est une mise en relations de différentes notions dont le rapprochement pose un probl�me littéraire : l'efficacité argumentative des fables, qui sont des textes narratifs, les fonctions de la comédie, faire rire ou instruire, les raisons pour lesquelles les mythes antiques surgissent dans le théâtre du XXe si�cle, les relations entre le théâtre, la liberté et l'imagination, le pouvoir de la littérature engagée. La problématique fait de la dissertation une étude structurée et démonstrative : étant donné un probl�me posé initialement, l'exposé construit, étayé par des arguments et illustré par des exemples, doit apporter des 20 éléments de résolution. EXEMPLE : dans le sujet 3, qui interroge sur les relations entre le conflit et le théâtre, la problématique vient du rapprochement parole/fiction théâtrale/conflit et conduit à s'interroger sur ce qui fait la nature même du théâtre : on pense à l'intrigue (« noeud � et, de ce fait, conflit) et à l'action. Or, au théâtre tout passe par les mots : sans intrigue, pas d'action ni de théâtre, donc sans parole conflictuelle, pas de pi�ce, qu'elle soit comique ou tragique. Déterminer la problématique consiste, à partir du contenu du sujet et de l'orientation de la consigne, à identifier quelle question, quel probl�me il faut résoudre à travers les différentes étapes de la réflexion et du devoir. - Le plan La consigne et la problématique permettent d'élaborer le plan, dont le domaine d'application fixe les limites. On distingue plusieurs sortes de plans : o le plan qui expose un th�me et le développe selon différents aspects (exposé à th�me constant) ; c'est le plan à adopter si l'on doit exposer une succession de savoirs sans élément de débat, de discussion. o le plan qui oppose deux th�ses et tente ensuite de les concilier ou de les dépasser (plan dialectique ou critique) ; ce plan est celui qui conduit à proposer un point de vue et des objections. Il convient lorsqu'il s'agit de discuter un point de vue, un jugement. o le plan qui donne, à la suite, des faits, leurs causes et leurs conséquences (plan causes/conséquences) ; o le plan qui se construit sur une comparaison pour faire apparaître les similitudes et les différences (plan comparatif). Mais l'élaboration du plan ne peut se faire sans contenu : la recherche de la structure du devoir est indissociable de la recherche d'idées. En même temps que l'on analyse le sujet, il faut faire revenir à sa mémoire les connaissances, progressivement sélectionnées, qui entrent dans la problématique et peuvent la « nourrir �. Ce travail est facilité par le fait que le sujet porte sur un objet d'étude du programme, qui a été travaillé et dont les problématiques ont été identifiées. Les textes du corpus constituent déjà une base de connaissances et des exemples. Mais il faut constamment vérifier, au cours de l'élaboration des th�ses, qu'elles restent bien en relation avec la problématique et avec le sujet. Les th�ses constituent les idées dominantes de chaque grande partie du plan. Elles doivent pouvoir être résumées en une phrase ou deux, annoncées d�s l'introduction et placées en tête de chaque grande étape. EXEMPLE : dans le sujet « Faut-il associer poésie et versification ? Vous répondrez à cette question en prenant appui sur les recueils poétiques que vous avez étudiés et vous proposerez une définition de la poésie �, la problématique est la suivante : la versification suffit-elle à justifier le nom de poésie ? La premi�re th�se consiste, logiquement, à montrer l'association historique de la poésie et de la versification. La seconde th�se montrera que la poésie existe, également de mani�re historique, en dehors de la versification et des r�gles de métrique. Cette coexistence de deux sortes de poésie peut conduire à une définition intégrant des modalités tr�s différentes (versification, po�me en prose, vers libres, poésie en apparence totalement libre...). Il faut, enfin, être attentif au fait que la validité des th�ses ne vient pas d'une opinion personnelle, sauf lorsqu'il est demandé au candidat d'exprimer ses goûts, ce qui est rare, mais d'une connaissance des oeuvres et des genres: il s'agit de savoirs d'histoire littéraire et de maîtrise des objets d'étude. - Le rôle des arguments et des exemples Les th�ses doivent être soutenues par les arguments, dont la succession constitue la démonstration faite par la dissertation. Ces arguments sont des idées puisées dans la connaissance des objets d'étude et dans les lectures personnelles. Ils doivent être pertinents par rapport à la th�se. Leur validité vient à la fois de cette pertinence et de leur exactitude par rapport aux oeuvres et à l'histoire littéraire. Le fait que les arguments proviennent des oeuvres rév�le qu'il existe des relations étroites entre les arguments et les exemples, qui viennent eux aussi des oeuvres : l'argument est une idée, l'exemple joue le rôle d'illustration. EXEMPLE : pour développer la th�se selon laquelle la comédie « vieillit ...

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