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TRAFIC ET SIGNALISATION ROUTIÈRE

Publié le 05/02/2019

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reprogrammés depuis un centre de contrôle afin de rectifier le rythme du trafic. On peut même privilégier certains axes de circulation pour faciliter l’accès des pompiers ou de la police sur le lieu d’un accident, par exemple.

 

Un trafic planifié

 

Cette gestion du trafic, effectuée quasiment en «temps réel», a été expérimentée dès les années 1970, notamment à Bordeaux: à partir de 1974, les carrefours de cette ville étaient équipés de capteurs grâce auxquels chaque feu pouvait doser la quantité de voitures à laisser passer en fonction des possibilités disponibles en aval. À chaque nouveau feu raccordé, une amélioration du trafic d’environ 50% était constatée au carrefour concerné. Aujourd’hui à Bordeaux, quelques 500 carrefours sur 800 sont raccordés à ce système. En parallèle, des agglomérations plus importantes comme Lisbonne et Paris ont installé leurs propres systèmes de gestion en temps réel.

 

Le contrôle du trafic a d’abord été conçu autour de postes de commande centraux, gérés par des équipes de surveillance et de puissants ordinateurs. La tendance est aujourd’hui à la décentralisation, une ville étant découpée en zones d’une cinquantaine de carrefours. Chaque zone se gère selon un «plan de feux» préétabli

Les feux de signalisation sont reconnus dans le monde entier: vert pour la progression, orange pour le ralentissement et rouge pour l’arrét. Le codage des feux connaît toutefois quelques variantes: au Royaume-Uni par exemple, le feu rouge repasse à l’orange avant de passer au vert.

 

4 de nombreux carrefours, des panneaux sont superposés aux feux (ici, afin d’interdire le stationnement).

spécifique, un microordinateur équipant chaque carrefour. Dans les villes où la synchronisation est la plus poussée, comme à Toulouse, les ordinateurs ajustent la période de leurs feux à partir d’un calcul effectué toutes les 5 secondes.

 

En cas de changements radicaux de la circulation, le contrôleur du réseau peut intervenir en reprogrammant les zones avec de nouveaux plans (de 10 à 20 plans différents sont en général prévus). C’est ainsi que fonctionne à Paris le système SURF (Système urbain de régulation des feux), qui gère près de 1000 carrefours.

 

Enfin, en cas de saturation du trafic, des mesures spéciales sont prises: de puissants programmes informatiques, appelés «systèmes experts», sont mis en œuvre pour analyser la situation et prendre des décisions stratégiques. De tels systèmes sont basés sur la mémorisation et l’analyse de situations antérieures. Ils affichent à l’écran la carte de la situation, ainsi que les solutions proposées et les projections du trafic dans le temps. Le système expert utilisé à Paris est connu sous le nom de SAGE (Système d’aide à la gestion des embouteillages). Comme le trafic urbain augmente constamment (65% de hausse en 15 ans), le contrôle de la circulation est de plus en plus difficile. À Paris, bien que les systèmes SURF et SAGE aient permis d’améliorer la fluidité du trafic de près de 20%, la vitesse moyenne d’une automobile n’excède presque jamais 15 km/h.

 

Les autoroutes de demain

 

Les autoroutes constituent un domaine spécialisé du trafic routier, assurant des trajets sans interruptions à des vitesses élevées, avec des rampes d’accès et des bretelles d’échange permettant un flux optimal des voitures. Pour gérer le trafic et communiquer avec les autres voies de communication, ces grands réseaux routiers utilisent des outils informatiques: capteurs et caméras de surveillance. Outre les grands panneaux de direction au-dessus des voies, des panneaux lumineux affichent des messages variables: par ce biais, les

« Trafic et signalisation routière comme de nuit.

Elle indique le type de signal représenté.

Les panneaux triangulaires symboli­ sent le danger : revêtement glissant, rétrécisse­ ment de la chaussée, intersection proche avec cession de la priorité, etc.

Les panneaux ronds, quant à eux, représentent plus particul ièrement des interdictions, mais aussi d'autres prescriptions variées : sens unique, interdiction de stationner, vitesse limitée, sens interdit.

Enfin les panneaux rectangulaires annoncent tout simplement des informations diverses : directions à suivre, proxi­ mité d'un hôpital ou d'un carrefour.

..

L'explosion du trafic routier après la Seconde Guerre mondiale entraîna une diversification crois­ sante de la signalisa tion.

Il devenait en effet de plus en plus difficile, voire impossible, de gérer effi- Dans un centre de contrôle du trafic � routier, l'écoulement des véhicules est minutieusement surveillé grâce à des caméras de télévision installées aux endroits critiques (carrefours, bretelles d'autoroute ...

).

cacement l'ensemble du trafic routier sans l'inter­ vention et la multiplication des panneaux routiers.

Ainsi, en France, pas moins de 170 types de pan­ neaux furent créés de 1949 à 1995, portant leur nombre total à plus de 200.

Dans chaque pays, les organismes de sécurité routière publient des livrets décrivant les signalisations en usage : leur ensei­ gnement est dispensé dans les auto-écoles et de .nos jours sur des sites Internet.

Les connaissances des futurs conducteurs sont vérifiées lors de l'exa- .......

De nos jours, les principaux axes routiers sont équipés de capteurs implantés dans la chaussée.

Grâce à ceux-ci, on peut calculer le nombre de véhicules qui les empruntent, ce qui facilite nettement le contrôle du trafic.

men du permis de conduire, qui ne peut être obte­ nu sans une maîtrise parfaite de cette partie théo­ rique, et pourtant aujourd'hui indispensable de la conduite automobile.

Les feux rouges Outre les directions imposées et autres priorités, la circulation routière devait très tôt se heurter au problème du trafic, particulièrement en centre­ ville.

Dès 1860, les grandes agglomérations urbaines comme Londres et Paris étaient engor­ gées aux heures de pointe, les voitures à chevaux se bloquant mutuellement le passage aux inter­ sections, quand elles n'empêchaient pas tout bonnement les piétons de traverser ! C'est ainsi qu'à Londres il fut décidé d'installer un feu de signalisation devant l'entrée du Parle­ ment, afin d'en faciliter l'accès aux députés.

Ce premier feu de l'histoire du trafic routier fut mis en service le 10 décembre 1868.

C'était une lanterne à gaz installée au sommet d'un pilier en fonte.

Un jeu de verres colorés était déplacé devant la lampe et indiquait de façon successive l'arrêt des véhi­ cules de l'axe principal (feu au rouge) et l'entrée au Parlement (feu au vert).

Les signaux étaient réglés manuellement par un opérateur, qui com­ mandait une rotation des verres colorés de 90° autour du bec de gaz, à intervalles réguliers.

La mise en œuvre n'en fut pourtant pas commode: en effet, les gentilshommes en carrosse appré­ ciaient peu de recevoir l'ordre arbitraire de s'arrê­ ter, surtout de la part d'un bec de gaz.

L'explosion de celui·d, un mois seulement après son entrée en service, blessa grièvement l'opérateur à l'œil, et ne fit rien pour rendre le feu de signalisation plus populaire : son utilisation fut interrompue en 1872.

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Sur une autoroute, la gestion efficace du trafic lui assure une fluidité optimale.

Toutefois, le moindre problème cause des ralentissements soudains, voire des risques d'accidents de la circulation.. »

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