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caprices de Marianne

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Les Caprices de Marianne est une œuvre publiée au 19ème siècle  par Alfred Musset, qui est un auteur romantique. C’est une pièce qui appartient au mouvement du romantisme.  L’extrait que nous allons étudier est l’acte 1 scène 01 de « Malheur à celui qui » à « …sur sa jalousie » qui est une très longue scène d’exposition où les personnages principaux apparaissent c’est-à-dire Marianne, Octave, Coelio, Claudio. On sait que le début de la scène nous a appris l’amour désespéré que porte Coelio à une Marianne indifférente. Il s’agit de la première apparition d’Octave et de la première rencontre entre les deux amis. Musset avouait lui-même qu’Octave et Coelio ne sont rien d’autre que les deux moitiés qui s’affrontent en lui, l’homme qui revendique le droit d’aimer et le libertin en quête du seul plaisir. Dans cet extrait nous allons nous demander quel portrait des deux personnages nous dresse ce passage. Dans un premier temps, nous parlerons de deux hommes que tout oppose, ensuite nous allons parler d’une amitié complice et complémentaire et enfin nous ferons une conclusion pour répondre à notre question que nous nous posons.    Dans cette scène d’exposition nous découvrons une opposition entre coelio un être passionnément amoureux et octave le libertin en quête du seul plaisir. Octave rappelle Musset qui a mené une vie de dandy libertin. La vision de l’amour de ces deux personnages est différente. L’un aime le vin « plus que jamais du vin de chypre » ce qui relève son désinvolte tandis que l’autre aime une femme « plus que jamais de la belle Marianne » ces hyperboles montrent leurs priorités. Octave fera plusieurs fois allusions au vin en utilisant des métaphores « renverser une goutte de la coupe joyeuse ».    l’ivresse et moi mon cher coelio nous sommes trop cher l’un à l’autre » il considère l’ivresse comme sa compagne. Il ira même jusqu’à dire qu’il lutte avec « lutter avec le vin » il se décrit lui-même comme quelqu’un d’ivre « mon caractère et d’être ivre » Il mène une vie dissolue cela fait huit jours qu’il n’est pas rentré chez lui « comment se porte ma maison ? Il y a huit jours que je ne l’ai pas vu ». C’est un être qui semble jouir des plaisirs de la vie, qui se soucie peu des sentiments . Tandis que Coelio montre sa passion amoureuse par des hyperboles « amour sans espoir » dans sa tirade «depuis un mois j’erre autour de cette maison la nuit et le jour». Le verbe « errer » souligne le désarroi du héros, tout comme les expressions du temps renforcent l’idée d’un amour qui l’obsède, comme il l’affirmait quelques lignes plus haut « L’amour (...) trouble ma vie entière ». L’amour comme un absolu pour Coelio s'oppose et se distingue de la loi des Libertins, s'oppose à son ami et à ses valeurs Octave l’avoue lui-même a Coelio « Je ne saurais aimer cette femme comme toi, Octave, tu l'aimerais »      C’est la première apparition d’Octave et, tout aussitôt, il semble très différent de Cœlio. ll entre sur scène accompagné d’une «mascarade» il est déguisé: Cœlio parle d’ «accoutrement» il est ivre, amoureux du «vin de Chypre» et un peu plus tard, il brandira «une batte d’arlequin»  ceci renvoie à son insouciance il s’en fou de sa tenue sa dépendance à l’accole et de son. Vocabulaire. Tandis que Coelio essayera en vain de séduire Marianne mais celle-ci n’y propose « jamais elle n’a paru à sa fenêtre ». » jamais elle n’est venue » malgré tous les efforts de Coelio « vingt fois j’ai tenté de l’aborder » il n’a jamais lâché. Mais il dresse une muraille entre elle est lui » entre elle est moi une muraille imaginaire que je n’ai pu escalader. Octave est ainsi décrit comme une personne insouciante.      Coelio est présenter comme un être mélancolique et désespéré par son amie octave «gracieuse mélancolie» tandis qu’octave lui ne prend rien au sérieux ni même jusqu’à sa tenue que coelio désigne d’ accoutrement « accoutrement ».dans ce monologue coelio n’utilise pas le « je » pourtant ces son propre portrait qu’il dépeint par le démonstratif « celui qui » Il semble se contempler de l’extérieur, stratégie de Musset qui traduit immédiatement la solitude du héros, vécue comme tragique comme le prouve l’anaphore de l’exclamation : « Malheur à celui qui… » .Coelio avoue son extrême sensibilité dans sa tirade: «Il me manque le repos...». Tout lui est souffrance, tout lui est obstacle. Il définit le tourment continu qu’il subit par la métaphore lyrique: il lui manque «la douce insouciance qui fait de la vie un miroir où tout glisse»  Tandis Octave dans un échange de stychomitie reprend vivement et en les détournant les répliques de Cœlio ; à chaque mot employé par Cœlio, Octave répond par une antithèse ou un mot détourné: «pied de rouge» / «pied de blanc» ; «accoutrement» /«large habit noir»; «en plein jour» / «en plein carnaval» ; «gris» L. : «amoureux» / «de la belle Marianne» / «du vin de Chypre». Il ne prend rien au sérieux, il ira jusqu’à plaisanter sur un sujet aussi sérieux que la mort. Cœlio lui ayant déclaré « Tu te tueras, Octave » un Chiasme. Il offre des choses qu'il n'a pas ("Veux-tu de l’argent ? Je n’en ai plus."). Ce paradoxe donne du rythme et de l'humour au dialogue.  Toutes ces oppositions marquent les différences entre les deux héros dont l’un semble l’image même de la mélancolie et l’autre celle de la gaîté et de l’insouciance. Mais ces oppositions marquent une réelle complémentarité.      Dans ce passage, nous avons une antithèse « tu as un pied de rouge sur les joues », « tu as un pied de blanc sur les joues » ce qui signifie que Coelio et Octave sont opposés sur la façon de s’habiller. La pâleur de Coelio est relevée par Octave « tu as un pied de blanc sur les joues ».  Le côté sombre de Coelio est aussi relevé par Octave « D’où te vient ce large habit noir ? ». On peut voir que Coelio est habillé en noir et blanc comme dans un enterrement d’où son côté sombre aussi il s’habille de cette manière alors que c’est le carnaval. Quant à Octave, il est habillé en clown « N’as-tu pas honte en plein carnaval ? ». Au niveau des différences sur l’aspect physique nous avons deux personnages qui sont complétements opposés car Coelio a un côté sombre tandis qu’Octave a un côté plus fiesta dans la manière de se vêtir.      Octave et Coelio se connaissent très bien en utilisant un vocabulaire soutenu, qu’on n’utilise pas forcément dans la vie de tous les jours « mon cher enfant », « mon bon monsieur » : les deux personnages sont assez courtois l’un envers l’autre. Nous pouvons en déduire qu’ils se connaissent bien car Octave dit « mon ami » à Coelio.  Nous avons aussi deux personnages assez complices, complémentaires « J’allais chez toi quand je t’ai rencontré », « Et moi aussi j’allais chez moi ». On peut voir qu’il y a une parfaite connaissance entre l’un et l’autre car quand Coelio demande quelque chose à Octave, Octave a toujours une réponse à lui dire, on peut remarquer que Octave est mélancolique et ivre « Veux-tu de l’agent ? je n’en ai plus. Veux-tu des conseils ? je suis ivre. Veux-tu mon épée ? voilà une batte d’arlequin ». Quand Octave dit « voilà une batte d’arlequin » il fait référence au personnage de la commedia dell’arte. On peut voir que les deux personnages se connaissent parfaitement comme s’ils étaient frère.    Dès le début de la scène Coelio se tourne vers Octave pour lui demander de l’aide »j’ai un service e te demander » ce qui sous-entend la confiance qu’il a en Octave .Octave, le cynique, emploie des mots affectueux pour parler à Cœlio  « mon cher enfant » et l’assure de sa compréhension pour un sentiment qui semble pourtant éloigné de lui «j’aime ton amour» ; il lui promet son soutien d’une manière déterminée: «je te jure sur mon honneur...» une phrase anodine pour un libertin on peut ainsi ressentir l’influence que Coelio a sur son amie il le rend plus chaleureux et affectueux. Octave peut se montrer aussi sensible que Cœlio. Mais il a visiblement choisi une autre manière d’être ; à la mélancolie, il a préféré le cynisme et la débauche mais, et Cœlio le souligne : « tu te tueras » pour lui faire remarquer ces erreurs. Coelio dira qu’il lui manque de l’ « insouciance » ce qu’a octave a flot  l’humour d’octave  un personnage qui joue sur l'absurde a pour intérêt de dédramatiser le personnage de Coelio  .Plus que d’opposition, on peut parler de complémentarité entre ces deux personnages. La mélancolie de coelio complète l’ironie d’Octave . Tandis que la passion amoureuse de Coelio complète octave libertin et insouciant. Mais ils ont une souffrance commune Octave se sent mal il dit qu’ont "le tiraillent" et qu’ont "se suspendent à son manteau" : ce sont des actions hostiles de plus s’il boit c’est pour cacher son malheur. Tout attire donc le libertin le bas. Octave est un romantique réaliste et cynique. L'extrait se termine sur un chiasme qui souligne bien l'opposition, mais aussi le parallèle des deux personnages.     Nous avons une scène d’exposition où on découvre deux des personnages principaux qui sont opposés et complémentaires, c’est une image double qui est chère à Musset. On a une scène importante pour l’action dramatique car le rôle d’Octave est défini et les relations entre Octave et Coelio aussi. Nous avons une scène qui annonce la suite car Coelio exprime le doute qui sera la cause de sa mort.

« des plaisirs de la vie, qui se soucie peu des sentiments . Tandis que Coelio montre sa passion amoureuse par des hyperboles « amour sans espoir » dans sa tirade «depuis un mois j'erre autour de cette maison la nuit et le jour». Le verbe « errer » souligne le désarroi du héros, tout comme les expressions du temps renforcent l'idée d'un amour qui l'obsède, comme il l'affirmait quelques lignes plus haut « L'amour (...) trouble ma vie entière ». L'amour comme un absolu pour Coelio s'oppose et se distingue de la loi des Libertins, s'oppose à son ami et à ses valeurs Octave l'avoue lui-même a Coelio « Je ne saurais aimer cette femme comme toi, Octave, tu l'aimerais »      C'est la première apparition d'Octave et, tout aussitôt, il semble très différent de Coelio. ll entre sur scène accompagné d'une «mascarade» il est déguisé: Coelio parle d' «accoutrement» il est ivre, amoureux du «vin de Chypre» et un peu plus tard, il brandira «une batte d'arlequin»  ceci renvoie à son insouciance il s'en fou de sa tenue sa dépendance à l'accole et de son. Vocabulaire. Tandis que Coelio essayera en vain de séduire Marianne mais celle-ci n'y propose « jamais elle n'a paru à sa fenêtre ». » jamais elle n'est venue » malgré tous les efforts de Coelio « vingt fois j'ai tenté de l'aborder » il n'a jamais lâché. Mais il dresse une muraille entre elle est lui » entre elle est moi une muraille imaginaire que je n'ai pu escalader. Octave est ainsi décrit comme une personne insouciante.      Coelio est présenter comme un être mélancolique et désespéré par son amie octave «gracieuse mélancolie» tandis qu'octave lui ne prend rien au sérieux ni même jusqu'à sa tenue que coelio désigne d' accoutrement « accoutrement ».dans ce monologue coelio n'utilise pas le « je » pourtant ces son propre portrait qu'il dépeint par le démonstratif « celui qui » Il semble se contempler de l'extérieur, stratégie de Musset qui traduit immédiatement la solitude du héros, vécue comme tragique comme le prouve l'anaphore de l'exclamation : « Malheur à celui qui… » .Coelio avoue son extrême sensibilité dans sa tirade: «Il me manque le repos...». Tout lui est souffrance, tout lui est obstacle. Il définit le tourment continu qu'il subit par la métaphore lyrique: il lui manque «la douce insouciance qui fait de la vie un miroir où tout glisse»  Tandis Octave dans un échange de stychomitie reprend vivement et en les détournant les répliques de Coelio ; à chaque mot employé par Coelio, Octave répond par une antithèse ou un mot détourné: «pied de rouge» / «pied de blanc» ; »

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