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changement climatique (faune & Flore).

Publié le 21/04/2013

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changement climatique (faune & Flore). 1 PRÉSENTATION changement climatique, évolution naturelle du climat, désormais fortement influencée par les activités humaines. 2 LES CHANGEMENTS NATURELS DU CLIMAT Les changements du climat sont en premier lieu liés à des événements purement naturels. En effet, le climat dépend d'abord des variations des paramètres de l'orbite terrestre, qui influent sur le rayonnement solaire reçu par la surface terrestre (théorie de Milankovi?). Par conséquent, les climats n'ont cessé d'évoluer à travers les paléoclimats successifs depuis la formation de la Terre (il y a environ 4,5 milliards d'années). La planète a connu alternativement de longues périodes glaciaires (durée de 80 000 à 100 000 ans) ponctuées par de plus courtes périodes interglaciaires (durée de 10 000 ans environ). Lors des périodes glaciaires, la température moyenne à la surface de la Terre était généralement inférieure d'environ 5 °C par rapport à la température actuelle, modifiant ainsi le niveau des océans. Lors de la dernière glaciation (il y a environ 18 000 ans), le niveau moyen des mers était d'environ 120 m plus bas que le niveau actuel, compte tenu du stockage de l'eau sous forme de glace dans les calottes polaires (voir glacier). En résumé, le niveau moyen des mers n'a cessé de fluctuer dans le temps, conjointement avec les variations de la température de surface. Ces variations se sont toutefois produites avec une extrême lenteur, sur des périodes de plusieurs milliers d'années. Ces conditions climatiques, relativement stables à l'échelle terrestre, ont ainsi permis la présence permanente d'eau liquide à la surface terrestre -- condition indispensable à l'apparition puis à l'évolution des organismes vivants. 3 L'INFLUENCE DE L'HOMME SUR LE CLIMAT Ce climat, dont les variations sont purement naturelles, peut toutefois être influencé par les activités humaines. L'hypothèse mettant en jeu un effet anthropique sur le climat remonte historiquement au début du XIXe siècle. Après la mise en évidence de l'effet de serre par le mathématicien français Joseph Fourier en 1827, le chimiste suédois Svante Arrhenius avance en 1896 qu'une augmentation des rejets anthropiques de gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère serait susceptible d'entraîner un réchauffement à l'échelle de la planète. Mais ce n'est finalement que dans les années 1980 que les scientifiques mettent réellement sur le devant de la scène internationale ce problème environnemental majeur à l'échelle du globe. Il est dès lors peu à peu admis que le climat tend à se réchauffer, compte tenu de l'accentuation du processus d'effet de serre par l'augmentation du rejet de certains gaz dits « gaz à effet de serre « : principalement le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O). 4 OBSERVATIONS DES MODIFICATIONS CLIMATIQUES Les observations menées au cours du XXe siècle ont clairement indiqué une élévation significative de la température moyenne terrestre, de l'ordre de 0,6 °C sur le siècle passé. La dernière décennie du siècle dernier a été la plus chaude, tandis que l'année 1998 a été reconnue comme l'année la plus chaude sur cette même période. Si l'on regarde l'évolution de cette température au niveau du seul hémisphère Nord, la dernière décennie du XXe siècle a même été la plus chaude du dernier millénaire. L'élévation associée du niveau des mers (essentiellement due à la dilatation thermique des océans) a été de l'ordre de 10 à 20 cm au cours du XXe siècle. Dans le même temps, les couvertures neigeuses se sont également fortement réduites. L'ensemble de ces seules constatations tend à établir que les activités humaines ont induit un réchauffement climatique, puisque la seule variabilité naturelle du climat ne peut expliquer de telles augmentations de température (rapidité de cette évolution, fortes valeurs mises en jeu). De plus, ces modifications coïncident exactement avec le début de l'ère industrielle. En effet, depuis le début du XIXe siècle, le taux de certains constituants atmosphériques a régulièrement progressé, ce qui a accentué le phénomène naturel d'effet de serre. Par exemple, la teneur en dioxyde de carbone (CO2) a augmenté d'environ 30 p. 100, celle du méthane (CH4) de 145 p. 100 et celle du protoxyde d'azote (N2O) de l'ordre de 15 p. 100. D'après des études scientifiques, l'augmentation du taux en dioxyde de carbone contribuerait à hauteur de 55 p. 100 au réchauffement climatique global. Ces émissions anthropiques proviennent majoritairement des pays industrialisés, notamment des États-Unis (25 p. 100 des émissions mondiales). À l'aube du XXIe siècle, les modifications observées sortent du cadre purement naturel, compte tenu du rôle non négligeable des activités humaines dans le système climatique. La terminologie de « changements climatiques « se réfère désormais à ces changements rapides et intenses d'origine anthropique. 5 PERSPECTIVES 5.1 Simulations et modèles Les simulations numériques menées par la communauté scientifique aboutissent à des résultats convergents en direction d'une augmentation globale de la température moyenne à l'échelle de la planète. Néanmoins, les prévisions de ces modèles divergent sur l'amplitude des changements prévus. Cela est dû à la conception même des modèles, ainsi qu'aux hypothèses posées (futur taux en CO2, capacité des forêts et des océans à absorber l'excédent de CO2, etc.). Selon le GIEC (rapport 2001), la température moyenne de la planète devrait augmenter de 1,4 à 5,8 °C d'ici la fin du XXIe siècle ; cette fourchette s'est encore élargie dans le rapport 2007 (de 1,1 à 6,3 °C), illustrant la complexité des modèles climatiques ; toutefois, les estimations les plus optimistes sont en baisse par rapport à 2001 avec un accroissement de la température moyenne mondiale de seulement 1,8 à 4 °C d'ici à 2100. Cette probable modification de température serait cependant inégalement répartie à la surface du globe ; ainsi, l'élévation de température serait particulièrement significative en hiver dans les hautes latitudes de l'hémisphère Nord, et accompagnée d'une augmentation des précipitations. 5.2 Conséquences probables L'élévation de la température moyenne à la surface de la Terre entraînera une élévation du niveau moyen des mers, principalement due à la dilatation thermique des océans et, dans une moindre mesure, à la fonte des calottes polaires. Dans le rapport 2001 du GIEC, cette élévation était estimée entre 9 cm et 88 cm d'ici à 2100 ; ces projections ont été revues à la baisse dans le rapport 2007 : de 18 cm à 59 cm. Consécutivement à cette montée du niveau des océans, certaines parties du globe de faible altitude se trouveraient immergées, comme la Camargue et les Pays-bas en Europe ou le Bangladesh en Asie. Par ailleurs, l'arrivée dans les océans de grandes quantités d'eau douce provenant de la fonte des calottes glaciaires entraînera selon toute probabilité une « dilution « du Gulf Stream -- un phénomène qui semble déjà amorcé depuis les années 1960 --, qui pourrait finir par aboutir à sa disparition. Si un tel événement se produisait, il aurait pour conséquence une perturbation radicale de la circulation océanique mondiale, accompagnée de changements climatiques majeurs. Si les hypothèses concernant le changement climatique se vérifiaient, les phénomènes extrêmes (tornades, cyclones, inondations, sécheresses) augmenteraient en fréquence et en intensité. Des maladies jusque-là confinées aux régions tropicales gagneraient les zones tempérées (le réchauffement du climat entraînant, par exemple, l'augmentation de l'aire de répartition des moustiques vecteurs du paludisme ou de la fièvre jaune). L'agriculture, secteur largement touché par les aléas climatiques, connaîtrait une baisse significative de ses rendements. Par ailleurs, le réchauffement affecterait de très nombreuses espèces animales comme végétales. On constate d'ores et déjà des modifications de la répartition de nombreuses espèces, ainsi qu'un décalage temporel dans les cycles de migration de divers oiseaux. Selon une étude parue dans la revue Nature, le réchauffement du climat pourrait entraîner la disparition de millions d'espèces qui n'auraient pas la possibilité de s'y adapter ou de changer de localisation. Les principales questions sont donc de connaître avec précision le degré d'augmentation de la température qui entraînerait des conséquences d'ampleur différente, ainsi que la réaction du système climatique qui tendra rapidement vers un équilibre ou au contraire continuera à diverger de sa position actuelle (impacts des rétroactions positives). Dans tous les cas, le « déséquilibre « engendré par les activités humaines ne fait que débuter. Cette modification se poursuivra sur une durée inconnue mais sans doute relativement longue, et ceci même si les rejets anthropiques étaient stoppés rapidement, ce qui ne sera probablement pas le cas dans un proche avenir. 6 L'ACTION INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE L'Organisation des Nations unies (ONU) place pour la première fois la question environnementale sur le devant de la scène internationale en 1972, lors de la conférence de Stockholm -- à l'issue de laquelle est créé le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Cette prise de conscience des incidences des activités humaines sur l'environnement aboutit à la première conférence mondiale sur le climat à Genève en 1979. En 1988, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le PNUE créent le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) -- en anglais, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Cet organisme est en charge de rassembler les connaissances scientifiques sur les changements climatiques (observations et simulations). Ses rapports d'évaluation successifs (1990, 1995, 2001, 2007) servent de référence quant à l'avancée des connaissances scientifiques internationales dans ce domaine. Le premier rapport d'évaluation du GIEC sert ainsi de base de travail pour la deuxième conférence de Genève (1990), au terme de laquelle il est recommandé de prendre immédiatement des mesures préventives pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, en raison de la gravité des menaces qui pèsent sur l'environnement. La conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement qui se tient à Rio de Janeiro en juin 1992, appelée Sommet de la Terre, lance Action 21 (ou Agenda 21), vaste programme visant notamment à promouvoir au XXIe siècle le développement durable, défini comme un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs «. Au total, 178 États, dont la France, signent une Convention-cadre sur les changements climatiques (ou Convention de Rio), par laquelle les pays industrialisés s'engagent à diminuer leurs émissions de CO 2 et d'autres gaz à effet de serre, puis à les stabiliser à un niveau non dangereux pour le système climatique. Pour lutter contre le réchauffement climatique, le protocole de Kyoto (1997), entré en vigueur le 16 février 2005, centre son action sur la réduction d'émission de six gaz à effet de serre (dont CO2, CH4, N2O). Il se heurte toutefois à divers obstacles qui limitent considérablement sa portée, tels que le refus, par l'administration Bush, de ratifier le protocole pourtant signé par l'administration Clinton, ou encore la non participation de l'Australie, également grand pays pollueur. Par ailleurs, les pays en voie de développement (y compris les pays dits émergents comme la Chine et l'Inde, qui affichent au milieu des années 2000 des hausses respectives de leurs émissions de gaz à effet de serre de 65 p. 100 et 75 p. 100 par rapport aux valeurs de 1990) n'ont pas d'engagement particulier à tenir. Au niveau de l'Union européenne, un système d'échange des droits d'émission est mis en place depuis 2005 dans le but de respecter les quotas fixés. Des permis de polluer doivent permettre de faire payer les pays pollueurs suivant la formule « pollueurs payeurs «. La France présente un des degrés d'émission en dioxyde de carbone parmi les plus faibles des pays européens étant donné l'option nucléaire choisie pour sa production énergétique -- ce qui n'est pas sans poser d'autres problèmes environnementaux (voir déchets nucléaires).

« Par ailleurs, le réchauffement affecterait de très nombreuses espèces animales comme végétales.

On constate d’ores et déjà des modifications de la répartition denombreuses espèces, ainsi qu’un décalage temporel dans les cycles de migration de divers oiseaux.

Selon une étude parue dans la revue Nature, le réchauffement du climat pourrait entraîner la disparition de millions d’espèces qui n’auraient pas la possibilité de s’y adapter ou de changer de localisation. Les principales questions sont donc de connaître avec précision le degré d’augmentation de la température qui entraînerait des conséquences d’ampleur différente, ainsi quela réaction du système climatique qui tendra rapidement vers un équilibre ou au contraire continuera à diverger de sa position actuelle (impacts des rétroactions positives).Dans tous les cas, le « déséquilibre » engendré par les activités humaines ne fait que débuter.

Cette modification se poursuivra sur une durée inconnue mais sans douterelativement longue, et ceci même si les rejets anthropiques étaient stoppés rapidement, ce qui ne sera probablement pas le cas dans un proche avenir. 6 L’ACTION INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE L’Organisation des Nations unies (ONU) place pour la première fois la question environnementale sur le devant de la scène internationale en 1972, lors de la conférence deStockholm — à l’issue de laquelle est créé le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Cette prise de conscience des incidences des activités humainessur l’environnement aboutit à la première conférence mondiale sur le climat à Genève en 1979. En 1988, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le PNUE créent le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) — en anglais, IntergovernmentalPanel on Climate Change (IPCC).

Cet organisme est en charge de rassembler les connaissances scientifiques sur les changements climatiques (observations et simulations).Ses rapports d’évaluation successifs (1990, 1995, 2001, 2007) servent de référence quant à l’avancée des connaissances scientifiques internationales dans ce domaine. Le premier rapport d’évaluation du GIEC sert ainsi de base de travail pour la deuxième conférence de Genève (1990), au terme de laquelle il est recommandé de prendreimmédiatement des mesures préventives pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, en raison de la gravité des menaces qui pèsent sur l’environnement. La conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement qui se tient à Rio de Janeiro en juin 1992, appelée Sommet de la Terre, lance Action 21 (ouAgenda 21), vaste programme visant notamment à promouvoir au XXIe siècle le développement durable, défini comme un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Au total, 178 États, dont la France, signent une Convention-cadre sur leschangements climatiques (ou Convention de Rio), par laquelle les pays industrialisés s’engagent à diminuer leurs émissions de CO 2 et d’autres gaz à effet de serre, puis à les stabiliser à un niveau non dangereux pour le système climatique. Pour lutter contre le réchauffement climatique, le protocole de Kyoto (1997), entré en vigueur le 16 février 2005, centre son action sur la réduction d’émission de six gaz àeffet de serre (dont CO 2, CH 4, N2O).

Il se heurte toutefois à divers obstacles qui limitent considérablement sa portée, tels que le refus, par l’administration Bush, de ratifier le protocole pourtant signé par l’administration Clinton, ou encore la non participation de l’Australie, également grand pays pollueur.

Par ailleurs, les pays en voie dedéveloppement (y compris les pays dits émergents comme la Chine et l’Inde, qui affichent au milieu des années 2000 des hausses respectives de leurs émissions de gaz àeffet de serre de 65 p.

100 et 75 p.

100 par rapport aux valeurs de 1990) n’ont pas d’engagement particulier à tenir. Au niveau de l’Union européenne, un système d’échange des droits d’émission est mis en place depuis 2005 dans le but de respecter les quotas fixés.

Des permis de polluerdoivent permettre de faire payer les pays pollueurs suivant la formule « pollueurs payeurs ».

La France présente un des degrés d’émission en dioxyde de carbone parmi lesplus faibles des pays européens étant donné l’option nucléaire choisie pour sa production énergétique — ce qui n’est pas sans poser d’autres problèmes environnementaux(voir déchets nucléaires).. »

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