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fiche de lecture sur v-hugo les misérables, cosette

Publié le 06/05/2011

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Lecture cursive des romans sélectionnés

Victor Hugo, les Misérables, Cosette

 

  • Présentation du roman :

 

Les Misérables est un roman de Victor Hugo paru en 1862. Ce roman, un des plus populaires de la littérature française. Victor Hugo y décrit la vie de misérables dans Paris et dans la France provinciale du XIXe siècle et s'attache plus particulièrement aux pas du bagnard Jean Valjean. C'est un roman historique, social et philosophique dans lequel on retrouve les idées des romantismes et ceux de Victor Hugo concernant la nature humaine. Victor Hugo dit: \" Ce livre est un drame dont le premier personnage est l'infini. L'homme est le second\". Les Misérables est à la fois un roman réaliste car il décrit précisément la vie dans la France et le Paris pauvre au début du XIXe siècle. Mais, c’est aussi un roman épique car il retrace des moments important de l’histoire de France, dans cette partie vont avons la description de la bataille de Waterloo (représentant pour Victor Hugo, la fin de l’époque Napoléonienne et le début de l’ère bourgeoise). La problématique de ce livre porte surtout sur le thème de la Justice.

 

  • Le << monde >> du roman :

 

  • la fiction s’est déroulée au XIXe
  • les personnages :

-       Jean Valjean : est le personnage central qui lie différentes histoires du cycle des Misérables. Son profil psychologique évolue au fil du temps, des rencontres qu'il fait, dans cette partie des Misérables. Connu aussi sous le nom de Monsieur Madeleine, ou Monsieur Fauchelevent.  Il va respecter la promesse faite à Fantine, qui est de libérer et protéger sa fille, cosette.

-       Fantine : ouvrière a été séduite par l'étudiant Tholomyés. Elle est obligée de confier son enfant, Cosette, aux Thénardier par celle-ci n’a pas d’argent pour élever.

-       Cosette : la fille de Fantine, sera laissée en nourrice chez les Thénardier qui la maltraiteront avant que Jean Valjean vienne la chercher.

-       La famille Thénardier : un couple de cabaretiers qui exploite la \"pauvre\" Cosette.

-       Le policier Javert : incarne l'intransigeance républicaine. il choisit de défendre la société, 
mais comme la société est injuste il sert le mal autant que le bien. 

  • La fiction commence en 1815 et se termine en 1832. L’histoire des Misérables dure 17 ans. L'action se déroule en France au début du XIXe siècle encadrée par les deux grands combats que sont la Bataille de Waterloo (1815) et les émeutes de juin 1832. On y suit, pendant cinq tomes, la vie de Jean Valjean, du retour du bagne jusqu'à sa mort. 
  • Dans se récit le temps de narration  est un temps du passé, les temps du décor sont à l’imparfait, plus-que-parfait et le conditionnel.  
  • Le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire.

Dans la plupart des récits, il connaît tout de ses personnages et révèle ce qu’il veut à son lecteur, c’est un narrateur omniscient. Il peut donc adopter au fil du texte plusieurs points de vue, et passer de l’un à l’autre. Soit il décrit et raconte comme un simple observateur extérieur ; c’est un point de vue externe ou, il entre dans la conscience d’un personnage, décrit ce que voit ce personnage, précise ce qu’il pense ; c’est un point de vue interne. Soit il interrompt son récit pour expliquer un fait, commenter un événement.

  • Les principaux lieux, ainsi que, les scènes les plus importantes dans ce passage des Misérables sont : 

-La bataille de Waterloo, qui met avant la défaite Napoléonienne (visite que Victor Hugo fit en 1861, lors de son retour de l'Ile d'Elbe sur les lieux même de la bataille de juin 1815). En 1815, Napoléon affrontait les troupes anglaises et les forces coalisées de l'Europe continentale. Victor Hugo réfléchit sur les causes de ce désastre napoléonien : il pleuvait ce jour-là, le sol était boueux, ce qui empêcha l'empereur de déployer librement son artillerie, son arme stratégique. Pire, mal renseignée, la cavalerie française se précipita dans un ravin, où beaucoup de soldats périrent, écrasés. Les renforts espérés n'arrivèrent pas. La garde impériale qu'il dirigeait lutta jusqu'au dernier carré et, lui, lança à l'ennemi son mot célèbre : \"M…\"   Victor Hugo  raconte alors une funèbre rencontre qui lui permet d'introduire un des personnages des Misérables dans cette bataille de Waterloo : pendant la nuit qui suit cette bataille, un sordide escroc dépouille les cadavres de tous leurs objets précieux. Il dégage le corps d'un officier pour lui voler sa montre. Celui-ci n'est que blessé et est persuadé que l'inconnu lui a sauvé la vie. L'officier reconnaissant, le colonel Pontmercy, demande son nom à son sauveur providentiel : c'est Thénardier.

-Le sauvetage de Toulon, en 1823 Jean Valjean était parvenu à s’évader mais il a été retrouvé, et condamné aux travaux forcés au bagne de Toulon. Lors d’un accident sur un vaisseau de guerre rentré au port de Toulon, il sauve un marin, ce qui lui vaut le soutien de la foule qui réclame sa grâce. Il se jette à la mer et parvient à s’échapper.

-       Jean Valjean recueille Cosette, il tient la promesse qu’il avait faite à Fantine. Il arrive à Montfermeil la veille de Noël. Cosette est toujours la petite servante qui se fait réprimander par La Thénardier, Jean Valjean prend sa défense. Puis la terrible mégère envoie Cosette, à la nuit tombée, chercher de l'eau à la fontaine, là-bas dans la forêt. Corvée que Cosette redoutait, d'autant que la nui est glaciale et le seau plus grand qu'elle. Elle jette un regard devant une somptueuse poupée, exposée dans l'une des baraques dressées pour Noël. Puis elle s'enfonce dans la nuit noire. Le seau rempli, il lui faut qu’elle se dépêche car sa patronne a horreur d'attendre. Soudain, elle sent que le seau devient de plus en plus léger. Une grosse main s'est saisie de l'anse. Cosette se sent protégée par cet homme très fort qu'elle ne connaît pas et qui pourtant la rassure. En échangeant quelques mots avec la jeune servante, Jean Valjean reconnaît la fille de Fantine et l'aide à porter le seau jusqu'à l'auberge.Il lui fait cadeau de la poupée tant admirée, indemnise les affreux aubergistes et emmène Cosette avec lui.

-       Le couvent, Jean Valjean et Cosette se rendent à Paris où il loue une maison vétuste et isolée, la masure Gorbeau. Il s'y installe avec la jeune fille qu'il protège d'un amour paternel. Quant à Cosette, elle a retrouvé sa gaieté et son insouciance. Mais bientôt Jean Valjean se sent surveillé. Le regard soupçonneux d'une vieille voisine ne laisse rien présager de bon. La vieille dame fait rentrer un nouveau locataire qui n'est autre que Javert. Le soir même, Jean Valjean s'enfuit avec Cosette. Javert lance une escorte de policiers et de soldats à leur trousse. Jean Valjean, escalade un mur, parvient à hisser Cosette et se retrouvent tous deux dans un lieu étrange. Ils y entendent des chants célestes. Heureusement apparaît un vieil homme providentiel, Fauchelevent. Autrefois, alors qu'il était maire de Montreuil sur Mer, M. Madeleine, alias Jean Valjean, avait sauvé la vie à cet homme et lui avait trouvé un poste de jardinier dans le couvent du Petit Picpus; jardin dans lequel ils ont trouvé refuge par le plus grand hasard. Le vieil homme les accueille. Il leur apprend que ce couvent est également une institution pour jeunes filles. Il leur indique aussi, qu'exceptés le prête et le jardinier, aucun homme n'est admis dans cet établissement. Fauchelevent profitera de la mort d'une religieuse et de la confiance dont il bénéficie dans ce couvent pour demander la permission de faire venir son frère et la fille de celui-ci pour l'aider dans son travail. Grâce à cela, Jean Valjean va donc pouvoir être employé comme aide-jardinier. Une nouvelle fois l'ancien forçat va changer d'identité et s'appellera désormais le frère Fauchelevent. Quant à Cosette elle devient élève dans ce couvent; les religieuses espérant bien la convaincre d'entrer plus tard dans les ordres.

  • La vision de l’homme est celle d’un homme << naturellement >> bon, Jean Valjean est déterminé par son libre-arbitre, il domine ses passions et il cherche à aider le plus de personne possible, en particulier la jeune Cosette (il la considérera comme sa propre fille). Il cherche à tracer son propre destin.
  • La vision du monde donner dans les Misérables, est une vision qui donne une importance capitale à la ville de Paris, c’est un lieu qui est transformé en mythe de l’esprit révolutionnaire.
  • Le rapport entre l’homme et le monde, est un rapport où l’homme agit sur le monde car le peuple se révolte en fessant des barricades et manifestes contre  Napoléon. L’ensemble des réalités matérielles qui constituent l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.

 

  • Mise en relation justifiée avec l’œuvre d’un peintre ou d’un plasticien

 

La liberté guidant le peuple, de Eugène Delacroix

 

  • § Delacroix, est considéré comme le chef de file du mouvement romantique. Il était passionné de liberté : il a voulu, dans ce tableau, glorifier la fraternité autour du drapeau, montrer la violence des événements et la bravoure du peuple français.
  • § Ce tableau est un symbole de la Liberté, qui est représentée par une femme brandissant le drapeau tricolore.
  • § On a traditionnellement fait de l’adolescent, qui surgit de la barricade, un pistolet à la main, sur la droite du tableau, une prémonition du Gavroche que Victor Hugo créera dans les Misérables trente ans plus tard.
  • § Les mots clés qui caractérise cette œuvre de Delacroix sont : Liberté, République, Violence, Armes, Peuple.

 

  • Lecture d’un passage significatif de l’œuvre et du style de l’auteur   (extrait chapitre V la petite toute seule)

 

Elle frissonnait. Les expressions manquent pour dire ce qu'avait d'étrange ce frisson qui la glaçait jusqu'au fond du cœur. Son œil était devenu farouche. Elle croyait sentir qu'elle ne pourrait peut-être pas s'empêcher de revenir là à la même heure le lendemain.
Alors, par une sorte d'instinct, pour sortir de cet état singulier qu'elle ne comprenait pas, mais qui l'effrayait, elle se mit à compter à haute voix un, deux, trois, quatre, jusqu'à dix, et, quand elle eut fini, elle recommença. Cela lui rendit la perception vraie des choses qui l'entouraient. Elle sentit le froid à ses mains qu'elle avait mouillées en puisant de l'eau. Elle se leva. La peur lui était revenue, une peur naturelle et insurmontable. Elle n'eut plus qu'une pensée, s'enfuir ; s'enfuir à toutes jambes, à travers bois, à travers champs, jusqu'aux maisons, jusqu'aux fenêtres, jusqu'aux chandelles allumées. Son regard tomba sur le seau qui était devant elle. Tel était l'effroi que lui inspirait la Thénardier qu'elle n'osa pas s'enfuir sans le seau d'eau. Elle saisit l'anse à deux mains. Elle eut de la peine à soulever le seau.
Elle fit ainsi une douzaine de pas, mais le seau était plein, il était lourd, elle fut forcée de le reposer à terre. Elle respira un instant, puis elle enleva l'anse de nouveau, et se remit à marcher, cette fois un peu plus longtemps. Mais il fallut s'arrêter encore. Après quelques secondes de repos, elle repartit. Elle marchait penchée en avant, la tête baissée, comme une vieille ; le poids du seau tendait et raidissait ses bras maigres ; l'anse de fer achevait d'engourdir et de geler ses petites mains mouillées ; de temps en temps elle était forcée de s'arrêter, et chaque fois qu'elle s'arrêtait l'eau froide qui débordait du seau tombait sur ses jambes nues. Cela se passait au fond d'un bois, la nuit, en hiver, loin de tout regard humain ; c'était un enfant de huit ans. Il n'y avait que Dieu en ce moment qui voyait cette chose triste.
Et sans doute sa mère, hélas !
Car il est des choses qui font ouvrir les yeux aux mortes dans leur tombeau.
Elle soufflait avec une sorte de râlement douloureux ; des sanglots lui serraient la gorge, mais elle n'osait pas pleurer, tant elle avait peur de la Thénardier, même loin. C'était son habitude de se figurer toujours que la Thénardier était là.
Cependant elle ne pouvait pas faire beaucoup de chemin de la sorte, et elle allait bien lentement. Elle avait beau diminuer la durée des stations et marcher entre chaque le plus longtemps possible, elle pensait avec angoisse qu'il lui faudrait plus d'une heure pour retourner ainsi à Montfermeil et que la Thénardier la battrait. Cette angoisse se mêlait à son épouvante d'être seule dans le bois la nuit. Elle était harassée de fatigue et n'était pas encore sortie de la forêt. Parvenue près d'un vieux châtaignier qu'elle connaissait, elle fit une dernière halte plus longue que les autres pour se bien reposer, puis elle rassembla toutes ses forces, reprit le seau et se remit à marcher courageusement. Cependant le pauvre petit être désespéré ne put s'empêcher de s'écrier : Ô mon Dieu ! mon Dieu !
En ce moment, elle sentit tout à coup que le seau ne pesait plus rien. Une main, qui lui parut énorme, venait de saisir l'anse et la soulevait vigoureusement. Elle leva la tête. Une grande forme noire, droite et debout, marchait auprès d'elle dans l'obscurité. C'était un homme qui était arrivé derrière elle et qu'elle n'avait pas entendu venir. Cet homme, sans dire un mot, avait empoigné l'anse du seau qu'elle portait.
Il y a des instincts pour toutes les rencontres de la vie. L'enfant n'eut pas peur.

 

 

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