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Les machines sont-elles assimilées à des êtres vivants ?

Publié le 16/01/2011

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Être vivant : Leibniz (allemand, XVIIème) “Ce qui n'est pas véritablement un ÊTRE, n'est pas non plus véritablement UN être”, Lettre à Arnauld du 30/04/1687. Donc le vivant comprend les idées d'unité, d'individualité, d'autonomie. Un tas de sable n'est pas un être parce que son unité apparente est tout à fait accidentelle. Dans un être, les parties ne s'additionnent pas simplement, son unité n'est pas une simple somme, il y a en lui une certaine capacité d'exister, à persévérer dans l'être. Ex: une cellule, comme tout être vivant, est qch d'autre que la somme de ses parties matérielles; il faudrait pour la comprendre, concevoir un principe qui ne serait pas de nature matérielle, puisque la cellule n'a aucune unité matérielle (cellule: unité fondamentale constituant tous les organismes vivants, douée d'un pouvoir d'assimilation). Alors que comprendre un corps physique, c'est le comprendre à partir de ses conditions matérielles. La permanence d'un corps est là toute relative, il est dans un état de passivité par rapport à ce qui l'entoure Machine : - Le mécanisme : Dans la philosophie mécaniste, la nature est conçue comme une immense machine suivant des lois qui en expliquent la régularité. Descartes étend cette conception au vivant (hormis l'homme), défendant la célèbre thèse de l'animal-machine, selon laquelle les prétendues douleurs des animaux ne sont que des dysfonctionnements dans les rouages de la machine. Le vitalisme est un non -mécanisme, càd un refus de limiter la biologie à une physique du vivant. Le mécanisme, né avec Descartes et sa théorie de l'animal-machine, est une méthode d'approche du vivant; alors que le vitalisme veut trouver la vie (comme spontanéité) dans le vivant. Or, la biologie n'a pas à définir la vie, mais le vivant. Ce problème nous implique de faire une étude des êtres vivants, c'est-ce que l'on appelle la biologie. La science propose un modèle pour penser le vivant, càd une construction de l'imagination qui sert à se le représenter, à l'expliquer, voire à l'utiliser. La biologie révèle donc une intention humaine: celle de se rendre “comme maître et possesseur de la nature” (Descartes, Discours de la méthode), càd de la rendre utile. I - VITALISME

a) La différence, c'est que les machines ont une finalité, alors que les êtres vivants n'en ont pas. La vie n'a pas de but, pas même sa propre conservation. Freud avait complètement tort dès le début dans sa définition de la pulsion. Il a donné une finalité à ce qui n'en a pas. La vie est un ensemble de réactions chimiques couplées, auto-entretenu, qui se maintient PARCE QU'il est capable de répliquer ses opérateurs de couplages (adn, enzymes, etc), et de se déplacer vers les sources de réactifs (chimiosynthèse autotrophe des fonds marins et hétérotrophe des consommateurs primaires et prédateurs) et d'énergie libre (photosynthèse) servant à ses synthèses. Les êtres vivants ne sont pas là POUR se reproduire, mais uniquement PARCE QUE leurs parents ont été là et ont été parmi ceux qui ce sont reproduits. Aucune mystique là-dedans : un être vivant a besoin d'énormément d'énergie pour maintenir et dupliquer ses structures. Le fait qu'il réduise l'entropie par ses synthèses etc. est largement compensé par le désordre qu'il crée en digérant des aliments, en brûlant des sucres ou en détruisant de la lumière... Point de finalité dans la nature, juste "le hasard et la nécessité". b)Aristote c) Le darwinisme

II - MECANISME a) Ce refus du vitalisme est exprimé par DESCARTES dans le Traité de l'Homme (1633): “Je désire que vous considériez que ces fonctions (vitales) suivent tout naturellement, en cette machine (le corps) de la seule disposition de ses organes, ni plus ni moins que font les mouvements d'une horloge ou autre automate, de celles de ses contrepoids et de ses roues (...)” Descartes: Descartes assimile le vivant à une machine et le compare à une montre ou une fontaine hydraulique dont les pièces(organes) ajustées les unes aux autres, transmettent,tour à tour, le mouvement qu'elles reçoivent. En assimilant l'organisme à une machine, Descartes pose les principes d'un programme scientifique du vivant en éliminant totalement la notion d'âme comme principe d'organisation finalisé de la matière. Par rapport aux autres êtres naturels, le vivant n'a plus rien d'original et s'explique selon les mêmes lois que les lois qui régissent la matière. b) En effet, on peut comparé la réparation d'une machine à un être humain que l'on soigne. Puisque la machine on regarde et modifie son mécanisme afin de la réparer et un être humain ou un animal, on l'hospitalise en soignant les différents organes, ou éléments de leur corps pour soigner l'homme. c) Les êtres vivants sont des machines dans le sens où elles appliquent les lois de la physique en général, scrupuleusement, aucune mystique du vivant (ce que Descartes voulait faire comprendre en fait). Mais ils ne sont pas dotés de finalité, et ne sont pas des automates sans "intelligence", sans moyen de réagir de façon adaptée à une demande autre que celle initiale... Sans répéter ce que Neutrino a dit, je voudrais ajouter que l'homme ne peut être assimilé aux machines. Partons du point de départ, certes son fonctionnement interne (la digestion, la circulation du sang, etc...) peut rapprocher l'homme d'une machine. Mais selon moi, l'analogie s'arrête là. L'homme n'est pas une machine parce qu'il est doté d'un esprit. Pour Freud, son esprit est divisé en un moi, un surmoi et un ça. Le moi, conscient pourrait se retrouver chez les machines. Le surmoi aussi étant donné qu'il s'agit de toutes les règles et interdits intérioriés dans notre esprit. Mais le ça est le propre de l'homme: il renferme les passions et les pulsions qu'aucune machine ne peut avoir. Si une machine, par une intelligence artificielle, avait des passions, elles ne seraient que les pâles répliques de celles de son inventeur. L'homme ne peut faire disparaitre son ça, ses passions, ses pulsions... et la machine par ce que mécanique et non spontanée ne peut avoir de passions.

« les pièces(organes) ajustées les unes aux autres, transmettent,tour à tour, le mouvement qu'elles reçoivent.

Enassimilant l'organisme à une machine, Descartes pose les principes d'un programme scientifique du vivant enéliminant totalement la notion d'âme comme principe d'organisation finalisé de la matière.

Par rapport aux autresêtres naturels, le vivant n'a plus rien d'original et s'explique selon les mêmes lois que les lois qui régissent la matière. b) En effet, on peut comparé la réparation d'une machine à un être humain que l'on soigne.

Puisque la machine onregarde et modifie son mécanisme afin de la réparer et un être humain ou un animal, on l'hospitalise en soignant lesdifférents organes, ou éléments de leur corps pour soigner l'homme. c)Les êtres vivants sont des machines dans le sens où elles appliquent les lois de la physique en général,scrupuleusement, aucune mystique du vivant (ce que Descartes voulait faire comprendre en fait).

Mais ils ne sontpas dotés de finalité, et ne sont pas des automates sans "intelligence", sans moyen de réagir de façon adaptée àune demande autre que celle initiale... Sans répéter ce que Neutrino a dit, je voudrais ajouter que l'homme ne peut être assimilé aux machines.Partons du point de départ, certes son fonctionnement interne (la digestion, la circulation du sang, etc...) peutrapprocher l'homme d'une machine. Mais selon moi, l'analogie s'arrête là.

L'homme n'est pas une machine parce qu'il est doté d'un esprit.

Pour Freud, sonesprit est divisé en un moi, un surmoi et un ça.

Le moi, conscient pourrait se retrouver chez les machines.

Le surmoiaussi étant donné qu'il s'agit de toutes les règles et interdits intérioriés dans notre esprit.

Mais le ça est le propre del'homme: il renferme les passions et les pulsions qu'aucune machine ne peut avoir.

Si une machine, par uneintelligence artificielle, avait des passions, elles ne seraient que les pâles répliques de celles de son inventeur.L'homme ne peut faire disparaitre son ça, ses passions, ses pulsions...

et la machine par ce que mécanique et nonspontanée ne peut avoir de passions. Sujet désiré en échange : Les êtres vivants sont-ils comme des machines?. »

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