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Après Avoir Montré Que La Croissance Favorise Le Développement, Vous Exposerez Les Limites De Cette Relation.

Publié le 21/09/2012

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La croissance favorise donc le développement, grâce à un surplus de revenus permettant de mieux couvrir les besoins de la population, notamment les besoins fondamentaux, et par la mise en place de politiques publiques visant à améliorer les conditions de vie. Cependant, l’existence de cette relation repose également sur la mise en place de politiques publiques visant à une meilleure répartition des ressources, notamment vers les plus pauvres, ainsi qu’une préservation de l’environnement si l’on veut un réel « développement durable«.  Selon certains radicaux, le concept de développement durable n’est pas suffisant, ces derniers prônant la décroissance afin de préserver l’environnement. Ce concept apparaît-il comme la solution de long terme ? Comment la décroissance peut-elle mener à un « meilleur développement ?

« B.

La croissance permet de mettre en place des politiques publiques favorables au développement. En effet, la croissance permet de dégager un surplus de richesses, permettant aux pouvoirs publics de mettre en place des politiques, déterminantes pour améliorer les conditions devie.

Par exemple, la croissance du Mexique était de 0,9 % en moyenne par an entre 1975 et 2000.

Son rythme s’est accéléré ensuite dans la décennie 1990 où elle atteint 1,4% enmoyenne par an.

Celle-ci a donc conduit à une intervention de l’Etat permettant d’améliorer les conditions de vie.

La part des dépenses publiques d’enseignement dans le PIB a ainsiaugmenté de 0,8 points entre 1990 et 1998-2000 et celle des dépenses de santé de 0,7 points.

Comme la croissance s’est accélérée sur cette période, le montant de ces dépenses adonc été en forte augmentation et a permis une amélioration du niveau d’instruction et de meilleures conditions de santé, augmentant l’espérance de vie.

L’IDH a ainsi connu une hausseimportante, passant de 0,689 en 1975 à 0,796 en 2000 (documents 1 et 3).De même, en 2000, le Botswana et l’Inde ont un IDH quasiment équivalent, mais celui-ci n’a pas été obtenu de la même manière depuis 1975.

Le Botswana disposait déjà de meilleures conditions de vie en 1975 : sont IDH était de 0.494 contre 0.407 pour l’Inde.

Deplus, le niveau de vie moyen d’un botswanais est, avec 7184 USD en 2000, trois fois plus élevé que celui d’un indien.

Il résulte d’une progression du PIB par habitant de 1.5% enmoyenne par an entre 1975 et 2000, contre 3.2% pour l’Inde.

Nous pouvons donc en déduire que les indicateurs qualitatifs d’espérance de vie et d’instruction ont donc nettementaugmenté en Inde, grâce à une intervention positive de l’Etat (document 1).Cette dernière apparaît donc déterminante afin que la croissance conduise à l’amélioration des conditions de vie. Ainsi, la croissance permet de favoriser le développement, l’absence de celle-ci rendant difficile l’amélioration des conditions de vie.

Cependant, la croissance ne semble pas toujoursavoir des conséquences positives pour le développement. II.

…Mais cette relation comporte des limites En effet, la croissance ne permet pas toujours à l’ensemble de la population de bénéficier de ce surplus de richesse, et elle peut également nuire à l’environnement, donc audéveloppement. A.

La croissance ne bénéficie pas toujours à l’ensemble de la population Si la croissance permet d’améliorer les conditions de vie, il faut que celle-ci bénéficie à l’ensemble de la population pour que soit mis en place un véritable développement.

Une « bonne croissance » repose ainsi sur le recul des inégalités et de la pauvreté.

Cela suppose donc la mise en place d’une politique de redistribution par les pouvoirspublics, agissant principalement vers les populations les plus pauvres, sous forme d’aides directes, de hausse des salaires, d’impôts progressifs ou de créations d’emplois, diminuantalors le nombre de chômeurs (document 2).Ainsi, des pays en forte croissance, tels que l’Inde, qui a connu une croissance de 4,1% en moyenne par an dans la décennie 1990, a toujours environ ¼ de sa population sous-alimentée en 2000.

De même au Bangladesh, où malgré une croissance de 3% en moyenne par an entre 1990 et 1998-00, la part de population souffrant de sous-alimentation esttoujours de 35% (document 3).

Certaines populations, les plus démunies, n’ont donc pas bénéficié des fruits de la croissance.De plus, de nombreux pays développés, au premier rang desquels les Etats-Unis, connaissent un accroissement des inégalités et une augmentation de ce que l’on a appelé « la nouvellepauvreté » depuis les années 1980.

Ainsi, même si ces derniers ont connu un ralentissement de leur croissance depuis 1975, de l’ordre de 1,5 à 2% en moyenne par an, leur PIB/habitant reste tout de même très élevé : celui des Etats-Unis est plus de 4 fois supérieur à celui du Mexique ! (document 1).

L’éradication de la pauvreté suppose donc une volontépolitique forte de la part des gouvernements.Si la croissance peut ne pas bénéficier à l’ensemble de la population, elle peut également nuire au développement, si elle ne préserve pas l’environnement. B.

La croissance peut avoir des effets néfastes sur l’environnement La croissance peut nuire à l’environnement en accélérant la pollution.

C’est le cas de certaines industries (cellulose, charbon, etc.), mais également de la production agricole,notamment intensive.

Celles-ci ont donc pour conséquences des risques de maladie (respiratoires, allergiques, etc.), ainsi qu’une baisse des rendements agricoles, ce qui peut nuire àlong terme à la croissance (document 2).

La prise de conscience de cette préservation de l’environnement, qui a commencé au cours des années 1970, a abouti en 1987 à la définitiondu concept de développement durable dans le rapport Brundtland.

Celui-ci se définit comme « la capacité de répondre aux besoins du présent sans compromettre celle des générationsfutures de répondre aux leurs ».

Néanmoins, la réalité montre une faible prise en compte de l’environnement dans les pratiques.

De plus, les pays à forte croissance aujourd’hui, tels quel’inde et la Chine, sont également de gros consommateurs d’énergie et de rejets de déchets polluants.

Ainsi, seul le développement de nouvelles technologies, permettant de créer desbiens moins polluants, telle l’automobile ou moins consommateurs d’énergie polluante permettront de remédier aux dégâts environnementaux.

Les orientations, conformément aux partisans de l’éco-écologie, doivent donc aller vers le développement d’énergies renouvelables (éolienne, énergie solaire, etc.)et de recyclage des déchets.

De plus, ces investissements « propres » vont permettre l’accumulation de richesses.

Il faut donc que les pays les plus développés s’engagent dans cesens, en permettant un transfert de ces technologies vers les pays les plus pauvres.L’intervention des pouvoirs publics demeure donc déterminante afin d’aboutir à une « bonne croissance », permettant une éradication de la pauvreté et une préservation del’environnement. La croissance favorise donc le développement, grâce à un surplus de revenus permettant de mieux couvrir les besoins de la population, notamment les besoins fondamentaux, et par lamise en place de politiques publiques visant à améliorer les conditions de vie.

Cependant, l’existence de cette relation repose également sur la mise en place de politiques publiquesvisant à une meilleure répartition des ressources, notamment vers les plus pauvres, ainsi qu’une préservation de l’environnement si l’on veut un réel « développement durable».Selon certains radicaux, le concept de développement durable n’est pas suffisant, ces derniers prônant la décroissance afin de préserver l’environnement.

Ce concept apparaît-il commela solution de long terme ? Comment la décroissance peut-elle mener à un « meilleur développement ?. »

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