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Socio mondialisation

Publié le 16/04/2026

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« Sociologie de la mondialisation L3 SSP, CPES, Cours 202223 Introduction •Descriptif du cours : •Le cours revient sur le temps long de la mondialisation en recherchant les mécanismes qui gouvernent ce processus d’accélération des échanges, d’extension et d’intensification des relations sociales à l’échelle du monde. •L’objectif est de mettre en évidence les formes de relations entre États et entre sociétés qui sous-tendent la mondialisation et de s’interroger sur ses acteurs déterminants, leurs luttes et concurrences.

La dernière partie aborde quelques enjeux contemporains, autour des élites de la mondialisation, des migrations, des transformations sociales, environnementales et culturelles, etc. •Modalité d’évaluation : •Examen final (100%), dissertation.

Pour chaque séance, il est conseillé de lire au moins un des articles proposés et disponibles sur Moodle. Séance 1 (08/09) : Introduction I – Sociohistoire et acteurs de la mondialisation Séance 2 (15/09) : Genèse imbriquée du capitalisme et des États-nations Immanuel Wallerstein, « Accumulation et politique : la lutte pour les bénéfices », in Le capitalisme historique, Paris, La Découverte, 2011 [e.

o.

1983], p.

45-73. Benedict Anderson, « Les origines de la conscience nationale », in L’imaginaire national.

Réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme, Paris, La Découverte, 2002 [e.

o.

1983], p.

15-22 et p. 49-58. Séance 3 (22/09) : Impérialisme, colonialisme et consolidation des inégalités Suzanne Berger, « Les leçons de la première mondialisation », in Notre première mondialisation.

Leçons d’un échec oublié, Paris, La République des Idées – Seuil, 2003, p.

9-31. Neil Lazarus, « L’ordre mondial depuis 1945 », in Neil Lazarus (dir.), Penser le postcolonial.

Une introduction critique, Paris, Ed.

Amsterdam, Séance 4 (29/09) : Les firmes et la mondialisation des flux financiers Joseph E.

Stiglitz, « Fabrication d’une crise », in Le triomphe de la cupidité, Paris, Actes Sud, 2011, p.

39-80. Christian Chavagneux, « Façonner la mondialisation.

Le pouvoir politique des multinationales.

Entretien », Mouvements, 95, 2018, p.

13-22. Séance 5 (06/10) : Les ONG et la transnationalisation des solidarités Samy Cohen, « Influence des ONG, résistance des États », in La résistance des États.

Les démocraties face aux défis de la mondialisation, Paris, Seuil, 2003, p.

77-94. Bertrand Badie, « Introduction.

Qui gouverne le monde ? », in Bertrand Badie et Dominique Vidal (dir.), Qui gouverne le monde ?, Paris, La Découverte, 2018, p.

11-26. Séance 6 (13/10) : Mouvements anti-systémiques, altermondialisme et Indigné.es Héloïse Nez, Pascale Dufour, « Un renouvellement de la démocratie par le bas ? Les mouvements Indignés et Occupy », Politique II – Enjeux contemporains : inégalités et déséquilibres Séance 7 (20/10) : Classes sociales et mobilités Anne-Catherine Wagner, « La mondialisation par le bas », in Les classes sociales dans la mondialisation, Paris, La Découverte, 2020, p.

67-83 Anne-Catherine Wagner, « Les classes dominantes à l’épreuve de la mondialisation », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 190, 2011, p.

4-9. Séance 8 (27/10) : Genre et mondialisation Marylène Lieber, « Prostitution et marché du travail du sexe : une perspective transnationale », in Margaret Maruani (dir.), Travail et genre dans le monde, Paris, La Découverte, 2013, p.

437-445. Amélie Le Renard, « Petits arrangements avec l’égalitarisme.

Les Français•e•s de Dubaï et les employées domestiques », Genèses, 109, 2017, p.

118-138. Séance 9 (10/11, à décaler) : Enjeux culturels globaux Arjun Appadurai, « Disjonction et différence dans l’économie culturelle globale », in Après le colonialisme : les conséquences culturelles de la mondialisation, Paris, Payot, 2005, p.

63-90. Abram de Swaan, « La constellation des langues », Lignes, 2004, 13, 1, p.

130-146. Séance 10 (17/11) : Enjeux écologiques Philippe Descola, « Humain, trop humain ? », in Rémi Beau et Catherine Larrère (dir.), Penser l’Anthropocène, Paris, Presses de Science Po, 2018, p.

19-35. Soraya Boudiah et Emmanuel Henry, « Pour une histoire politique des transnationalisations des risques sanitaires et environnementaux », in (dir.) La mondialisation des risques, Rennes, PUR, 2015, p.

9-23. Séance 11 (24/11) : Migrations Bertrand Badie, « Migrations dans la mondialisation », Revue Projet, 311 (4), 2009, p.

23-31. Saskia Sassen, « La fabrication des migrations internationales », in la globalisation.

Une sociologie, Paris, Gallimard, 2009, p.

137-172. Séance 12 (01/12) : Conclusion débat : Pandémies, enjeux sanitaires et solutions politiques - Anne Rasmussen, « Le temps long des épidémies.

Entretien », Mouvements, 105 (1), 2021, p.

55-67. - Claude Gilbert, « La gestion internationale et nationale de la menace de pandémie grippale », in Soraya Boudiah et Emmanuel Henry (dir.), La mondialisation des risques, Rennes, PUR, 2015, p.

197-209. - Laurent Carroué, « Mondialisation et démondialisation au prisme de la pandémie du Covid-19.

Le grand retour de l’espace, des territoires et du fait politique, Géoconfluences, mai 2020. http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/eclairage/covid19-mondialisation-demondia Quatre références essentielles : • Christian CHAVAGNEUX et al., Les enjeux de la mondialisation, Paris, La Découverte, 2019 (3° éd.) • Olivier DOLLFUS, La mondialisation, Paris, Presses de Science Po, 2007. • David HELD et Anthony McGREW (dir.), The Global Transformations Reader, Cambridge, Polity Press, 2000. • Romain LECLER, Sociologie de la mondialisation, Paris, La Découverte, 2013 I – La mondialisation : émergence, définitions et ambiguïtés d’une notion La notion de « mondialisation » est apparue dans les années 1980 et a connu un succès rapide et impressionnant. La notion de mondialisation se caractérise aujourd'hui par : • 1.

la méfiance à son égard, avec des néologismes comme ≪ démondialisation ≫ ou ≪ mondialisme ≫; Olivier Dollfus parle de mot « bouc-émissaire ». • 2.

et un flou savant.

Mot à la mode et passe partout, qui sert à décrire des phénomènes disparates : essor du commerce international, des investissements internationaux, des pays émergents, des délocalisations, d’une société civile globale, des migrations internationales etc. Trois facteurs, sont, plus que d’autres, cités pour parler d’un tournant à la fin des années 1980 : • politique : la chute du mur de Berlin et l’ouverture des marchés à l’est • économique : la financiarisation de l’économie • technologique : la montée en puissance des nouvelles technologies (câble et satellite, Internet, etc.) 1) Émergenc e : Un terme récent à l’usage inflationn iste • Le terme de mondialisation a connu une montée en puissance et un Age d’or dans les années 1990.

Il a été au centre de deux grands discours, l’un néolibéral, l’autre altermondialiste. • Diffusion spécifique à partir de la sphère financière et économique à l'ensemble des autres sphères sociales et au reste du monde. A) La domination économique 2) Définition s : Une notion polysémiq ue. Un consensus sur le flou • Le premier sens pris par l’idée de globalisation reflète son ancrage disciplinaire original : la globalisation est avant tout un processus économique. Suzanne Berger définit la mondialisation comme « une série de mutations dans l’économie internationale qui tendent à créer un seul marché mondial pour les biens et les services, le travail et le capital », in Notre première mondialisation (2003), p.

6. • + Discours libéral qui postule que le développement du capitalisme, la généralisation de la concurrence et la libéralisation des marchés seraient bénéfiques à tous (recommandations à prétention universelle)… Discours relayé par les institutions internationales comme l’OCDE ou le FMI. • Cf.

définition d’une étude du FMI en 2000 sur la mondialisation : « La mondialisation est un processus historique qui est le fruit de l’innovation humaine et du progrès technique.

Elle évoque l’intégration croissante des économies dans le monde entier, au moyen surtout des courants d’échange et des flux financiers.

Ce terme évoque aussi parfois les transferts internationaux de main-d’œuvre ou de connaissances (migrations de travail ou technologique).

»… • En contre-point, l’analyse néomarxiste (par exp.

I.

Wallerstein) replace la mondialisation dans le cadre historique du développement du système capitaliste : elle est le processus d’achèvement, au XX°s, de l’expansion du système-monde capitaliste à travers le globe, entré néanmoins dans sa phase de crise finale. B) L’interdépendance • • Philippe Moreau Defarges, la Mondialisation (PUF, 2001, première ed. 1997), définit la « mondialisation » en des termes naturalistes, comme un « mouvement d’appropriation de la terre par l’homme » et s’appuyant sur la littérature : « Toute la terre habitable a été de nos jours reconnue, relevée, partagée entre des nations ! L’ère des terrains vagues et des territoires libres, des lieux qui ne sont à personne, donc l’ère de la libre expansion est close […].

Le temps du monde fini commence ».

Paul Valéry en 1931 dans la Préface de Regards sur le monde actuel Olivier Dollfus, La mondialisati on, Paris, Presses de Science Po, 2007 • La mondialisation se définit comme « l’échange généralisé entre les différentes parties de la planète, l’espace mondial étant alors l’espace de transaction de l’humanité. Simultanément, croissances et changements accompagnent ce développement des échanges globaux.

Jamais dans son histoire, l’humanité n’a connu une accélération de changements aussi forte qu’au cours du dernier siècle et surtout des cinquante dernières années » (p.

16). • - Michel Lussault, Hyper-lieux. Les nouvelles géographies de la mondialisati on, Seuil 2017 (p.

21) « On a beaucoup écrit (et bien) sur la mondialisation, mais trop souvent en la réduisant à.... »

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