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HÉLÈNE HELENOS HELIADES HELICON HELIOS HELLÊ HÉMON

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HELENOS. Frère jumeau de Cas-sandre, qui lui enseigna l’art de la divination, le fils de Priam et d’Hécube, Hélénos, combattit aux côtés de son frère Hector contre les Grecs; mais, lorsque Priam lui eut refusé la main d’Hélène, il prit la fuite el se réfugia sur le mont Ida, où il fut capturé par Ulysse; il trahit alors sa patrie et révéla aux Grecs les conditions nécessaires à leur victoire. Après la chute de Troie, il devint le conseiller et le devin de Néoptolème, qui, en mourant assassiné par Oreste, lui laissa le royaume d’Épire et Andromaque, dont il eut un fils, Cestrinos.

HELIADES.1 ° Filles d’Hélios et de la nymphe Clyméné, l’une des plus belles Océanides, les Héliades sont ordinairement au nombre de trois, Lampétie, Phaétuse et Phœbé. Après la mort de Phaéton, leur frère, elles pleurèrent sur sa dépouille, durant quatre mois, au bord du fleuve Éridan. Les dieux, pris de compassion devant la vivacité de leur douleur, les métamorphosèrent en peupliers blancs et changèrent leurs larmes en grains d’ambre. Cette brillante matière, qui a l’éclat du soleil et la transparence d’une larme, trouva dans cette fable une justification mythique qui favorisa son commerce. 2° Les fils d’Hélios portent également ce nom. Ils furent vénérés à Rhodes, où naquit leur mère, la nymphe Rhodos, et ils étaient célèbres par leurs connaissances en astrologie.

hElicon. Cette célèbre chaîne de montagnes en Béotie, non loin du golfe de Corinthe, était le lieu de séjour privilégié d’Apollon et de son cortège de Muses. Il y jaillissait les fontaines d’Aganippé et d’Hippocrène.

HELIOS. Fils d’Hypérion et de Théia, frère d’Éos et de Séléné, Hélios est la représentation divine du Soleil, de la chaleur et de la, lumière solaire. Époux de Perséis, il eut plusieurs enfants qui jouèrent un rôle important dans les légendes, ainsi Aiétès auprès des Argonautes, et Pasiphaé sous le règne de Minos de Crète; la nymphe Rhodos, en outre, lui donna sept fils, el l’Océa-nide Clyméné, sept filles, les Héliades, et un fils, Phaéton.

Confondu très tôt avec le dieu Apollon, Hélios ne figure pas cependant au nombre des grands dieux grecs. Il est avant tout le serviteur de Zeus et accomplit chaque jour, monté sur son char d’or, une course à travers les cieux; le soir, il se repose à l’Ouest, au nord de l’Océan, dans l’île des Bienheureux. D’une beauté éclatante, le front ceint d’une couronne aux rayons d’or, Hélios est le seul dieu qui peut embrasser d’un seul regard la-surface entière de la Terre et renseigner l’Olympe sur ce qui s’y passe. Aussi, on le voit, dans les légendes, avertir Héphaïstos qu’Aphrodite le trompe avec Arès, ou signifier à Déméter qu’Hadès est l’auteur du rapt de sa fille Coré (Perséphone). Il apparaît également dans la légende d’Ulysse; les compagnons du héros ayant dévoré en Sicile une partie de ses troupeaux sacrés, Hélios réclame à Zeus une ven
geance exemplaire, et le dieu souverain foudroya sans pitié les impies. Dans le Panthéon grec, sa place est modeste; cependant, l’idée qu’il évoque, le Soleil, centre du monde, dispensateur de la lumière et de la chaleur indispensables à la vie, par opposition aux ténèbres et à la mort, a pris, à la fin de l'Antiquité, une importance considérable, à tel point que le dieu Soleil, sous diverses dénominations (Mithra, Sol Sanctissimus, Sol lnvictus, Éliogabale), est devenu le dieu essentiel, sinon unique, du paganisme proche de sa fin.

HELLÊ. Fille d’Athamas et de Néphélé, Hellê réussit à s’enfuir avec son frère Phrixos, promis à un sacrifice, sur le bélier à toison d'or, qui s’envola dans les airs. Elle tomba dans la mer, entre Ségée et la Chersonnèse, dans ce détroit qu’on nomme depuis Hel/espont. En revanche, son frère parvenait sans dommage en Colchide.

HELLEN. Fils de Deucalion et de Pyrrha, Hellen, roi de Phthie, était regardé par tous les Grecs comme leur père. Les légendes lui attribuaient trois fils, Doros, Éole et Xouthos, nés de la nymphe Orséis, ancêtres mythiques de l’ensemble des Hellènes. De Doros et Éole sont issus les Doriens et les Éoliens. Quant aux deux fils de Xouthos, Achæos et Ion, ils engendrèrent les Achéens et les Ioniens.

HÉMON. 1 ° Ce neveu de Jocaste fut l’un des tout premiers hommes dévorés par le Sphinx de Thèbes. Créon, son père, roi de cette ville, en conçut un si vif chagrin qu’il promit son royaume à celui qui tuerait le monstre. Dans une autre légende, Hémon, toujours fils de Créon, est le fiancé d’Antigone. Lorsqu’elle fut condamnée à être enterrée vive, il se coupa la langue et se tua sous les yeux de son père. Une troisième tradition, suivie toutefois par Euripide dans une tragédie perdue, montre Antigone et Hémon s’enfuyant du palais de Créon. Un fils leur naquit qui revint à Thèbes et prit part à des jeux funèbres. Créon, l’ayant reconnu comme son petit-fils, le fit mettre à mort. Fou de douleur, Hémon tua son épouse et se suicida. 2 ° Fils de Pélasgos, père de Thessalos, ce Hémon vivait en Hémonie, terre qui prit, à sa mort, le nom de Thessalie.

HÉLÈNE. Fille de Zeus, Hélène naquit d’un œuf pondu par sa mère Léda; mais elle eut comme père officiel Tyndare, le roi de Sparte, et pour frères les Dioscures. Cependant, sa destinée fut si néfaste aux Grecs que certaines traditions lui donnent Némésis, déesse de la Vengeance, pour mère. Le personnage d’Hélène, I 'un des plus célèbres de la mythologie grecque, a fait l’objet de tant de versions, de commentaires et d’interprétations au cours de l’Antiquité qu'il est malaisé de dégager les caractères originaux de la légende.

Elle était parée de tous les dons que confère la beauté et fut I'objet de la convoitise de nombreux héros. Thésée l’emmena de force en Attique, et, avant de partir pour les Enfers, il l’épousa. La jeune femme fut délivrée, en I ’absence de son époux, par les

Dioscures et donnée en mariage à Ménélas, l’un des quelque cent prétendants qui se disputaient sa main et qui s’étaient engagés à secourir l’élu s’il subissait un outrage. Elle eut de ce second mariage une fille, Hermione. Mais Hélène, toujours plus épanouie, émut le cœur de Pâris, qui l’enleva, à demi consentante, et gagna avec elle la Troade. Selon le serment qu’ils avaient prêté, tous les prétendants décidèrent de venger I’affront fait ainsi aux Grecs par les Troyens. Une guerre interminable commençait. Des traditions tardives ont tenté d’innocenter le comportement d’Hélène, qui avait trahi en quelque sorte sa patrie. Elle n’aurait été que le jouet d’une implacable destinée et, durant la guerre, aurait maintes fois manifesté sa sympathie pour les Grecs. A la mort de Pâris, elle épousa Déiphobos. Mais elle n’hésita pas à trahir cet époux, et, pendant le sac de Troie, elle le livra, à Ménélas, avec lequel elle se réconcilia. Tous deux retournèrent à Sparte, après bien des aventures, et régnèrent enfin sur la cité dans le bonheur et la paix. Hélène, dont la grâce avait désarmé tant de farouches héros, d’ennemis irréductibles, eut, selon quelques versions, une fin digne de son exceptionnelle destinée : comme Protée l’avait prédit dans l'Odyssée, les dieux lui accordèrent l’immortalité et la faveur de vivre éternellement en compagnie de Ménélas dans les champs Élysées. Selon une autre version, après avoir disparu de la Terre, elle épousa Achille, l’un des rares héros qui, en raison de sa jeunesse, n’avait pas figuré au nombre des prétendants. Leurs noces eurent lieu dans les îles des Bienheureux, l’île Blanche, et furent bénies par la naissance d’un fils ailé, Euphorion, qui, dédaignant, quelques années plus tard, l’amour de Zeus, fut foudroyé. Plus dramatique demeure la version de Pausanias. Après la mort de Ménélas, Hélène se serait réfugiée à Rhodes. Mais Polyxo, qui l’accueillit dans l’île, désespérée par la mort de son époux Tlépolémos devant Troie, l’accusa de ce malheur et la poussa au suicide.

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