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HYACINTHE HYADES HYDRE DE LERNE HYGIE HYLAS HYMÉNÉE HYPERBORÉENS

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HYLAS. Fils de Théiodamas, roi des Dryopes, Hylas, ami d'Héraclès, participa à l'expédition des Argonautes et fit une halte sur lestâtes de Mysie avec ses compagnons. Étant allé puiser de l'eau à la source d'une fontaine, il fut enlevé par les nymphes du lieu, qui s'étaient éprises de sa beauté, et il disparut à jamais. Héraclès, aidé du Lapithe Polyphème, erra dans les bois à sa recherche, l'appelant en vain. Pendant ce temps, les Argonautes, profitant d'une brise favorable, avaient levé l'ancre, sans attendre le retour des quelques héros descendus à terre. Polyphème demeura dans le pays et fonda la ville de Cios, sur laquelle il régna. Héraclès, de son côté, promit aux Mysiens de les laisser en paix s'ils continuaient à rechercher Hylas. La tradition se maintint aux époques historiques où l'on voyait chaque année des prêtres parcourir la campagne en criant à tous les échos le nom d'Hylas, HYLLOS. L'un des fils préférés d'Héraclès et de Déjanire, Hyllos fut élevé par Céyx, roi de Trachis, en Thessalie, pendant que son père accomplissait ses exploits. Envoyé par sa mère à sa recherche, il le trouva revêtu de la tunique de Nessus et mourant; il le transporta alors au pied du mont Œta, où il écouta ses dernières volontés, et, sur son ultime recommandation, épousa Iole. Il devint le chef des Héraclides et tenta de pénétrer sur le territoire du Péloponnèse, d'où il avait été chassé; il défia Échémos, roi d'Arcadie, dans un combat singulier avec la promesse qu'il obtiendrait le royaume s'il était victorieux, mais aussi la menace, s'il était vaincu, que tous les descendants d'Héraclès seraient bannis du Péloponnèse pour cinquante nouvelles années. Il fut tué et enterré dans la ville de Mégare.

HYMÉNÉE. Ce dieu du Mariage, fils d'Apollon et d'une Muse, ou de Dionysos et d'Aphrodite, présidait primitivement le chant nuptial lui-même, et le personnifiait. Pour justifier son invocation au cours des cérémonies du mariage sous le nom d'« Hyménée », on lui a attribué de nombreuses légendes. Il aurait été un magnifique jeune homme, qui aurait délivré des jeunes filles enlevées par des pirates et les aurait rendues à leurs parents, à condition qu'on lui accordât la main de celle qu'il aimait, mais qui le dédaignait; selon une autre tradition, il aurait perdu sa voix au cours des noces d'Ariane et de Dionysos. Toutes les légendes reconnaissent que la beauté d'Hyménée rivalisait avec celle d'Apollon; les artistes ne l'oublièrent pas, et, par la suite, ils lui attribuèrent les emblèmes mêmes du mariage, le flambeau nuptial, la flûte etla couronne de roses.

HYPERBORÉENS. Ce peuple mythique, que, seuls, quelques héros voyageurs, tels Persée ou Héraclès, visitèrent, vivait dans des régions enchanteresses, au-delà des pays où souffle Borée, le vent du nord, glacé et neigeux. Les Hyperboréens ignoraient la nuit. Un jour éternel, une chaleur délicate les incitaient au bonheur parfait. Toujours heureux, pratiquant avec simplicité la bonté et la piété, ne craignant ni les maladies ni la mort, ils passaient leur existence à chanter ou à danser, parmi les champs et les bois sacrés que hantent des chœurs de nymphes gracieuses et parfumées. Ils étaient consacrés à. Apollon, qui, à l'automne, dès l'arrivée des premières froidures, quittait la Grèce : conduisant un char, attelé de cygnes blancs, il trouvait chez eux un refuge incomparable. Il passait les mois d’hiver dans leur royaume, qui ne connaissait que la douceur sans fin d’une saison unique et tempérée.

HYACINTHE. Ce beau jeune homme, dont les dieux se disputaient les faveurs, fut un jour blessé mortellement par le palet d’Apollon au cours d’un jeu. On raconte également que Zéphyre, jaloux de l’affection qu’Apollon témoignait à Hyacinthe, détourna de son souffle le palet et, le faisant dévier de sa course, le dirigea contre le front du jeune homme. Apollon, devant ce malheur, fut pris d’une violente douleur et, pour perpétuer le souvenir de son ami, changea le sang de sa blessure, qui tachait la terre, en une fleur pourpre au calice en forme de lys, dont les pétales portaient inscrit le mot grec ai, qui signifie « hélas! », ou encore l’initiale du nom d'Hyacinthe (Y). Comme Narcisse et Adonis, Hyacinthe fait partie de ces jeunes êtres fauchés dans le printemps de leur vie et changés en fleur. Certains mythographes avancent l’hypothèse que leurs légendes sont issues de la pratique archaïque des sacrifices humains, au cours desquels on répandait sur la terre le sang des victimes immolées pour la fertiliser.

HYADES. Nom générique des nymphes formant un groupe de sept étoiles dans la constellation du Taureau. Elles étaient les sœurs des Pléiades, et les filles d’Atlas et de Pléioné, ou d ’Æthra selon les versions. Leur nombre varie. Les plus connues sont : Ambrosie, Eudore, Coronis, Polyxo, Phæo, Dioné, Aesilé. Zeus, pour les récompenser d’avoir nourri et protégé Dionysos, les plaça parmi les constellations des cieux. Selon une autre tradition, les Hyades, éperdues de douleur à la mort de leur frère Hyas tué en Libye par une bête féroce, émurent Zeus par leurs plaintes. Pour les consoler et faire cesser leurs pleurs, le dieu les métamorphosa en étoiles. Mais elles ne cessèrent pas pour autant de verser des larmes, d’où leur nom Hyades (« Pluvieuses ») : leur apparition au lever ou au coucher du soleil annonce la pluie.

HYDRE DE LERNE. Né de Typhon et d’Échidna, ce monstre vivait dans une caverne près du lac de Lerne. Il avait le corps d’un chien et neuf têtes de serpent. Une seule de ces têtes était immortelle. Envoyé par Eurysthée pour tuer l’Hydre, Héraclès accomplit alors le second de ses douze travaux. Le héros coupa d’abord une tête, mais aussitôt deux autres repoussèrent à la place. Aussi, avec l’aide d’lolaos, son fidèle compagnon, Héraclès brûla les têtes de l’Hydre, trancha celle qui était immortelle et l’enterra sous un lourd rocher; puis il trempa ses flèches dans le sang du monstre afin de rendre leur blessure mortelle. On dit que ce sang entra dans la composition du philtre empoisonné que Nessus, en mourant, offrit à Déjanire et qui provoqua la mort d’Héraclès. On raconte encore que l’odeur pestilentielle qui s’exhalait du fleuve Anigros avait été provoquée par les flots de sang du monstre qui s’étaient déversés dans ses eaux.

HYGIE. Fille d’Asclépios, dieu de la Médecine, descendante d’Apollon, cette déesse seconde son père .non seulement pour soulager les humains malades, mais aussi pour guérir les animaux. Elle leur conseille les régimes et les médicaments appropriés à leurs maux. Comme la plupart des divinités tutélaires, elle est entourée d'emblèmes infernaux, et les œuvres d'art la représentent tenant un serpent, symbole chthonien par excellence.

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