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Lang Fritz, 1890-1976, né à Vienne, cinéaste américain d'origine autrichienne.

Publié le 02/11/2013

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Lang Fritz, 1890-1976, né à Vienne, cinéaste américain d'origine autrichienne. Issu d'une vieille famille de la bourgeoisie viennoise, Fritz Lang commença par écrire des scénarios. Passé à la réalisation, il devint le maître du cinéma muet allemand, traversant l'expressionnisme sans jamais vraiment se reconnaître dans ce mouvement artistique, créant le Docteur Mabuse (1922), figure criminelle qui fut le héros de plusieurs films tout au long de sa carrière, et réalisant des superproductions mythologiques (les Niebelungen, 1924) ou futuristes (Metropolis, 1927). Il signa un des chefs-d'oeuvre du début du parlant, M le Maudit (1931), considération aiguë sur des thèmes qui l'obsédaient : le désir de meurtre, la culpabilité, le mal, la mécanique sociale. L'exil. Lang avait épousé en 1920 Thea von Arbou, qui écrivit le scénario de tous ses films jusqu'en 1932 (le Testament du docteur Mabuse). Connaissant la sympathie de MMe Lang pour l'idéologie nationale-socialiste, Goebbels, ministre de la Propagande depuis l'arrivée de Hitler au pouvoir en janvier 1933, crut habile de proposer au cinéaste la direction du département cinéma de son ministère. D'origine juive par sa mère, Lang différa sa réponse et, le soir même, prit seul le train pour Paris (Thea von Arbou allait, elle, travailler pour le cinéma nazi). Après une brève escale en France (Liliom, 1934), il partit aux États-Unis où, malgré des conditions de travail moins favorables, il poursuivit une oeuvre exemplaire. Il aborda tous les genres hollywoodiens - excepté la comédie musicale - avec la même rigueur, de Fury (1936) à l'Invraisemblable Vérité (1959), deux films emblématiques de sa réflexion sur la frontière incertaine qui sépare l'innocence de la culpabilité. Dans le premier, un homme, arrêté par erreur, échappe de peu à un lynchage, mais préfère passer pour mort afin de confondre ceux qui prétendaient se faire justice en le tuant. Le second met en scène un journaliste qui, pour dénoncer les limites de la justice, dépose, en présence d'un témoin, des indices tendant à faire croire qu'il est le meurtrier que la police recherche. À la fin, suprême retournement, nous apprenons qu'il était effectivement coupable. L'une des problématiques centrales chez Lang est ainsi la lutte de l'individu contre les événements. Ses personnages, aveuglés par leurs passions (vengeance, pulsion meurtrière ou, plus rarement, sexuelle), se heurtent à un destin tout aussi aveugle. Ce destin est figuré au premier chef par la mise en scène où chaque plan, d'une parfaite limpidité (décor peu chargé, gestes sobres et fonctionnels des acteurs), appelle le suivant selon une mécanique implacable. Complétez votre recherche en consultant : Les livres Lang Fritz - Règlement de comptes, page 2793, volume 5 Cinéaste et démiurge. La mise en scène comme pouvoir, à la fois rêvé et redouté, est l'autre grand thème des films de Fritz Lang. Mabuse, de ce point de vue, est comme la caricature démoniaque du metteur en scène. Le criminel manipule à distance par l'hypnose dans le Docteur Mabuse (1922) ; le psychiatre, qui poursuit son oeuvre maléfique, exerce son pouvoir par le son dans le Testament du docteur Mabuse (1933) ; son fils, enfin, tente de dominer le monde par l'entremise d'un réseau de surveillance vidéo dans le Diabolique Docteur Mabuse (1960). La trilogie des Mabuse apparaît aussi comme une réflexion sur les trois âges du cinéma : le muet, le parlant et le règne de l'audiovisuel. Avant le dernier Mabuse, Lang réalisa un diptyque tiré d'un de ses scénarios de jeunesse (le Tigre du Bengale, 1959 ; le Tombeau hindou, 1960), avec lequel, retrouvant son goût de l'aventure exotique et feuilletonesque, il offrit à la fois une synthèse et une épure de ses principales préoccupations. En 1964, Lang incarna son propre rôle dans un film de Jean-Luc Godard, le Mépris, et cessa de tourner. Parmi la quarantaine de ses films, citons encore les Trois Lumières (1921), J'ai le droit de vivre (1936), Chasse à l'homme (1941), la Femme au portrait (1944), l'Ange des maudits (1952), Règlement de comptes (1953), les Contrebandiers de Moonfleet (1954). Complétez votre recherche en consultant : Les livres Lang Fritz - Le Tombeau hindou, page 2793, volume 5 Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Allemagne - Arts - Cinéma Berlin - L'histoire de Berlin cinéma - L'art - Le muet États-Unis - Arts - Cinéma expressionnisme - L'expressionnisme cinématographique expressionnisme - L'expressionnisme cinématographique - Introduction fantastique - Le fantastique au cinéma M le Maudit science-fiction - Le cinéma de science-fiction science-fiction - Le cinéma de science-fiction - Introduction Les livres Lang Fritz - Métropolis, page 2793, volume 5 affiche - Affiche pour le film Metropolis, de Fritz Lang, page 52, volume 1 science-fiction - Metropolis (1926), de Fritz Lang, page 4672, volume 9 science-fiction - Metropolis (1926), de Fritz Lang, page 4673, volume 9

« par l'entremise d'un réseau de surveillance vidéo dans le Diabolique Docteur Mabuse (1960).

La trilogie des Mabuse apparaît aussi comme une réflexion sur les trois âges du cinéma : le muet, le parlant et le règne de l'audiovisuel.

Avant le dernier Mabuse , Lang réalisa un diptyque tiré d'un de ses scénarios de jeunesse ( le Tigre du Bengale , 1959 ; le Tombeau hindou , 1960), avec lequel, retrouvant son goût de l'aventure exotique et feuilletonesque, il offrit à la fois une synthèse et une épure de ses principales préoccupations.

En 1964, Lang incarna son propre rôle dans un film de Jean-Luc Godard, le Mépris , et cessa de tourner.

Parmi la quarantaine de ses films, citons encore les Trois Lumières (1921), J'ai le droit de vivre (1936), Chasse à l'homme (1941), la Femme au portrait (1944), l'Ange des maudits (1952), Règlement de comptes (1953), les Contrebandiers de Moonfleet (1954). Complétez votre recherche en consultant : Les livres Lang Fritz - Le Tombeau hindou, page 2793, volume 5 Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Allemagne - Arts - Cinéma Berlin - L'histoire de Berlin cinéma - L'art - Le muet États-Unis - Arts - Cinéma expressionnisme - L'expressionnisme cinématographique expressionnisme - L'expressionnisme cinématographique - Introduction fantastique - Le fantastique au cinéma M le Maudit science-fiction - Le cinéma de science-fiction science-fiction - Le cinéma de science-fiction - Introduction Les livres Lang Fritz - Métropolis, page 2793, volume 5 affiche - Affiche pour le film Metropolis, de Fritz Lang, page 52, volume 1 science-fiction - Metropolis (1926), de Fritz Lang, page 4672, volume 9 science-fiction - Metropolis (1926), de Fritz Lang, page 4673, volume 9. »

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