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Necker Jacques, 1732-1804, né à Genève, homme d'État français.

Publié le 15/11/2013

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Necker Jacques, 1732-1804, né à Genève, homme d'État français. Son père était régent d'un collège et Necker vint à Paris à l'âge de 15 ans comme petit commis dans une maison de banque. Devenu lui-même banquier, et l'un des plus riches de Paris, il céda sa banque, publia en 1772 un Éloge de Colbert, puis en 1775 un Essai sur la législation et le commerce des grains, critique de la politique de Turgot. D'autre part, le salon de sa femme, spirituelle et réputée pour sa charité, attirait de nombreux savants, philosophes et hommes de lettres. Necker devint ainsi un des personnages les plus réputés des milieux parisiens. En octobre 1776, il entra dans le ministère Maurepas, avec seulement le titre de directeur général des Finances, car, protestant, il ne pouvait être contrôleur général. Pour faire face aux dépenses occasionnées par la guerre d'Amérique, il eut recours à des emprunts, et réussit ainsi à « faire la guerre sans impôts nouveaux », mais alourdit considérablement la dette publique. Pour alléger les charges de l'État, il réalisa des économies par la suppression de nombreux offices ; il réduisit les attributions de la Ferme générale et développa le système de la régie, c'est-à-dire de la perception directe par les agents du Trésor ; il organisa la régie des domaines et celle des aides et droits réunis, ancêtre de l'administration des contributions indirectes. Le ministre réformateur. Quelques mesures humanitaires accrurent sa popularité : réforme des hôpitaux et des prisons ; abolition de la « question préparatoire » (la torture) ; abolition du servage sur les domaines du roi. Pour limiter l'omnipotence des intendants et faire participer les classes éclairées à l'administration du pays, il réunit dans le Berry, en 1778, puis en Guyenne, l'année suivante, des assemblées provinciales, dont les membres, choisis dans les trois ordres, nommés par le roi, délibéraient et votaient en commun. Mais ces assemblées se prononcèrent pour « un partage fraternel des charges publiques », le remplacement de la corvée par une taxe, et la désignation de leurs membres par l'élection. Les privilégiés, alarmés, et les ennemis de Necker dirigèrent alors contre lui une guerre de libelles, à laquelle il répondit par la publication du Compte rendu au roi (février 1781). D'apparence trompeuse, ce document, qui ne mentionnait pas les emprunts et les dépenses de la guerre, prétendait établir que les finances royales étaient en équilibre. Mais cette publication révéla le montant des pensions payées aux courtisans, les « frelons », selon le mot d'Argenson. Elle eut un énorme succès, tandis qu'elle souleva l'indignation de la cour. Abandonné par le roi, Necker démissionna le 19 mai 1781. Le 25 août 1788, alors que Brienne venait de déclarer la banqueroute, Necker fut rappelé et obtint aussitôt une avance des banquiers et gros commerçants pour faire face aux paiements. La convocation des États généraux pour le 1er mai 1789 ayant été annoncée dès le 8 août 1788, Necker fit d écider que le tiers état aurait un nombre de députés égal à celui de la noblesse et du clergé réunis, mais ne décida pas si les états délibéreraient en commun ou séparément et si les votes seraient comptés par tête et par ordre. Son renvoi brutal, le 11 juin 1789, fut le signal de l'insurrection parisienne qui aboutit à la prise de la Bastille. Rappelé dès le 16 juillet, il devint suspect à la cour, déplut à l'Assemblée nationale, qui ne se satisfaisait plus de tels expédients, et quitta définitivement le pouvoir le 14 septembre 1790. Il se retira à Coppet, en Suisse, où il mourut. Il était le père de MMe de Staël. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Bastille Breteuil (Louis Auguste Le Tonnelier, baron de) Desmoulins Camille fermiers généraux finances publiques Foullon Joseph François France - Histoire - Du Grand Siècle à la fin de l'Ancien Régime (1661-1789) - Le siècle des Lumières (1715-1789) juillet 1789 (journée du 14) Lambesc (Charles Eugène de Lorraine, duc d'Elbeuf, prince de) Louis - FRANCE - Louis XVI Révolution française - Des États généraux à l'Assemblée constituante (1789) Révolution française - La crise de l'Ancien Régime Staël (Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, dite Mme de) Les livres Necker Jacques, page 3394, volume 6 Suisse - le château de Coppet, sur les bords du lac Léman, page 4945, volume 9
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« décider que le tiers état aurait un nombre de députés égal à celui de la noblesse et du clergé réunis, mais ne décida pas si les états délibéreraient en commun ou séparément et si les votes seraient comptés par tête et par ordre.

Son renvoi brutal, le 11 juin 1789, fut le signal de l'insurrection parisienne qui aboutit à la prise de la Bastille.

Rappelé dès le 16 juillet, il devint suspect à la cour, déplut à l'Assemblée nationale, qui ne se satisfaisait plus de tels expédients, et quitta définitivement le pouvoir le 14 septembre 1790.

Il se retira à Coppet, en Suisse, où il mourut.

Il était le père de MM e de Staël. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Bastille Breteuil (Louis Auguste Le Tonnelier, baron de) Desmoulins Camille fermiers généraux finances publiques Foullon Joseph François France - Histoire - Du Grand Siècle à la fin de l'Ancien Régime (1661-1789) - Le siècle des Lumières (1715-1789) juillet 1789 (journée du 14) Lambesc (Charles Eugène de Lorraine, duc d'Elbeuf, prince de) Louis - FRANCE - Louis XVI Révolution française - Des États généraux à l'Assemblée constituante (1789) Révolution française - La crise de l'Ancien Régime Staël (Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, dite Mme de) Les livres Necker Jacques, page 3394, volume 6 Suisse - le château de Coppet, sur les bords du lac Léman, page 4945, volume 9. »

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