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Si le « Canada utile » n'occupe qu'un dixième de la superficie, au sud, sur les rives des Grands Lacs et du Saint-Laurent, là où vivent les neuf dixièmes de la population, les espaces agricoles, les villes, les industries qui s'y rassemblent font du pays une grande puissance.

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Si le « Canada utile « n'occupe qu'un dixième de la superficie,
au sud, sur les rives des Grands Lacs et du Saint-Laurent, là où
vivent les neuf dixièmes de la population, les espaces agricoles,
les villes, les industries qui s'y rassemblent font du pays une
grande puissance. Les liens économiques et culturels toujours plus
puissants que le Canada entretient avec les États-Unis n'altèrent
pas une forte individualité marquée par la dualité linguistique et
religieuse entre la communauté anglo-saxonne et celle,
francophone, du Québec.
Le Canada est un très vaste pays - le deuxième du monde par la
superficie -, situé en Amérique du Nord. Faiblement peuplé, il
reste un pays neuf aux possibilités de développement
considérables. Le Canada est membre du Commonwealth. Le
chef de l'État est le souverain britannique. Le pouvoir exécutif
appartient à un Premier ministre, chef du parti qui a gagné les
élections à la Chambre des communes (295 membres élus au
suffrage universel pour cinq ans). Le Parlement comprend une
deuxième Chambre, le Sénat (102 membres nommés). Le
Canada est un État fédéral avec des Chambres élues dans
chacune des dix provinces (plus deux territoires). Certains partis
existent au niveau national (parti libéral) ou à celui des provinces
(parti québécois). Le Québec (francophone) demande un réaménagement de la Constitution
afin d'augmenter sa souveraineté.
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Les corrélats
Alberta
Colombie-Britannique
Manitoba
Nord-Ouest (Territoires du)
Nouveau-Brunswick
Nouvelle-Écosse
Ontario
Prince-Édouard (île du)
Québec
Saskatchewan
Terre-Neuve
Yukon (territoire du)

Géographie

Les conditions naturelles
Le bâti structural canadien peut être ramené à quatre composantes. À l'est, le Bouclier
canadien est un socle très ancien, composé surtout de terrains cristallins ; il correspond
au substrat de très vieilles montagnes nivelées. À l'ouest, plusieurs chaînes de
montagnes (chaîne Côtière et chaîne des Cascades près du Pacifique, Rocheuses plus à
l'intérieur) enserrant de hauts plateaux se sont mises en place à partir du crétacé : il
s'agit de terrains sédimentaires souvent plissés et pénétrés d'intrusions de roches
ignées. Au centre, le bassin sédimentaire des Prairies est constitué de terrains primaires,
puis crétacés, au léger pendage vers l'ouest. Au sud-est, la plate-forme du SaintLaurent, faite de couches primaires horizontales, ainsi que les plateaux de l'est du
Québec et des Provinces maritimes sont à rattacher au système appalachien.
L'érosion, surtout celle des grands glaciers quaternaires, a façonné divers types de
relief. Sur une étendue grande comme huit fois la France, le Bouclier canadien est une
plate-forme peu élevée, toute sculptée en creux et bosses ; les glaciers ont raboté les
roches anciennes et créé des myriades de lacs peu profonds. À l'ouest, les roches
sédimentaires primaires tendres qui jalonnent le socle ont été excavées et, sur un grand

arc de cercle, se déploie un chapelet de grands lacs, depuis celui de l'Ours jusqu'au lac
Ontario. Le bloc des hautes terres offre de grandioses paysages de montagnes avec des
pics acérés, des cirques, des auges : les sommets des Rocheuses s'élèvent autour de
3 500 m (mais 3 954 m au mont Robson) ; les chaînes pacifiques ont aussi des glaciers
et, sur la côte, des fjords. Sur 2 000 km, les Prairies sont des plaines à très faible pente
(1 000 m à Calgary, 300 m à Winnipeg). En Gaspésie et dans les Provinces maritimes,
le relief est fait de bas plateaux ; entre ceux-ci et le Bouclier, le couloir plat de la plaine
du Saint-Laurent est encombré de quelques dômes volcaniques (mont Royal).
Intensité du froid, longueur des hivers, brièveté des étés, printemps brefs et tardifs
et automnes précoces, ce sont là les traits bien connus du climat canadien (« Mon pays,
c'est l'hiver «, chante Gilles Vigneault). La rigueur du climat est due à la position du pays
en latitude et à la facilité avec laquelle l'air glacé peut descendre du nord, alors que les
dépressions à air doux et humide venues du Pacifique sont arrêtées par les montagnes
de l'ouest. Il s'y ajoute les influences propres au courant froid du Labrador, sur la côte
est.
De grands espaces sont recouverts par la toundra au nord, puis par la grande forêt
boréale (sorte de taïga) de conifères, enfin par la forêt de feuillus. La faune est
abondante : cervidés - dont le grand élan, ou orignal -, animaux à fourrure et beaucoup
d'insectes l'été. Les régions au sud bénéficient de milieux plus favorables : les basses
terres de l'Ontario et du Québec, tout comme les Prairies, ont des étés suffisamment
chauds pour les céréales ; le littoral de la Colombie-Britannique jouit d'un climat
océanique aux hivers doux.
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Les corrélats
Cap-Breton
Cascades (chaîne des)
Érié (lac)
Esclave (Grand Lac de l')
Fundy (baie de)
Gaspésie
Grands Lacs
Hudson (baie ou mer d')
Klondike
Laurentides
Mackenzie
Niagara
Ontario (lac)
Ours (grand lac de l')
pôles - Les zones ou régions polaires - La zone polaire arctique
Prairie (la)
Prince-de-Galles (terre ou île du)
Québec - Géographie - Le cadre physique et humain
Reine-Charlotte (îles de la)
Rocheuses (montagnes)
Saint-Laurent
taïga
toundra
Vigneault Gilles
Les livres
Ontario, page 3581, volume 7
tourisme - les chutes du Niagara, à la frontière des États-Unis et du Canada,
page 5240, volume 10
Canada - paysage forestier, page 837, volume 2
Canada - la Transcanadienne près de Golden, en Colombie-Britannique,
page 840, volume 2
Canada - la rue Bordeau, à Montréal, page 840, volume 2
Canada - la ville de Québec, page 841, volume 2

Les aspects humains
La population du Canada s'est accrue régulièrement (3,7 millions en 1871, 7,2 en 1911,

14 en 1951, 21,5 en 1971, 24,3 en 1981, 27,3 en 1991). La croissance est désormais
modeste à cause de la baisse de la fécondité et d'un solde migratoire moyen d'environ
100 000 personnes par an.
Pays d'immigrants, le Canada présente une grande diversité de groupes humains : la
composante britannique, soit près de 35 % des habitants, l'emporte sur la composante
française, qui en représente un peu plus de 25 %. Mais, à ces deux groupes fondateurs,
il faut adjoindre les « néo-Canadiens « aux origines très variées : Allemands, Italiens,
Ukrainiens, Néerlandais, Scandinaves, Polonais, Portugais, Chinois, Vietnamiens, Haïtiens
et autres émigrés d'Amérique latine. Quant aux autochtones, ils sont un demi-million :
les Inuits, ou Esquimaux, au nombre de 25 000, vivent dispersés dans le Grand Nord et,
au Québec, peuvent depuis 1992 administrer leur nouveau territoire (Nunavik). Les
Indiens, pour plus de la moitié d'entre eux, survivent dans quelque deux mille réserves
très dispersées.
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Les corrélats
Amérique du Nord - Géographie - Les aspects humains
Esquimaux
Indiens - Des peuples menacés - Les réserves : patrie ou mausolée ?
Les livres
Canada - le Parlement fédéral d'Ottawa se reflétant dans la façade d'un
immeuble moderne, page 836, volume 2

La vie économique
Le Canada fait partie des pays industriels à haut niveau de vie. Ses ressources sont
abondantes dans tous les domaines. L'espace agricole canadien est réduit (5 % du
territoire), mais bien mis en valeur par de grandes fermes, à tel point que la balance
agricole est excédentaire. Production principale, le blé de printemps est cultivé dans le
Manitoba, l'Alberta et surtout le Saskatchewan. Les autres cultures sont celles de l'orge,
de l'avoine, du maïs-fourrage, ou bien celles d'oléagineux (tournesol et surtout colza).
Fruits et légumes sont récoltés en abondance dans le sud de l'Ontario et du Québec.
L'élevage est surtout tourné vers la demande intérieure. Sur les côtes atlantiques, les
bateaux de pêche débarquent morues, harengs, plies, maquereaux et homards ; sur la
côte pacifique, on capture le flétan et, plus encore, le saumon au moment du frai, lors
de sa remontée dans les eaux douces. Des moratoires ont toutefois été adoptés pour
certaines espèces (morue, flétan noir...). L'exploitation des forêts, sur une surface
grande comme trois fois la France, permet, en quantité, la production de billes de sciage
et la fabrication de pâte à papier.
Les ressources énergétiques et minières sont abondantes : pétrole, surtout en
Alberta ; gaz naturel dans les Prairies ; hydroélectricité provenant notamment des
aménagements titanesques sur La Grande Rivière dans la baie James. Le Canada a aussi
des centrales nucléaires (surtout dans le sud de l'Ontario) et quelques gisements de
charbon en Alberta. Le pays est bien doté en minerais (zinc, cuivre, uranium, nickel et,
surtout, fer dans le Labrador). Toutes ces richesses permettent une production
exceptionnelle de métaux, d'acier, d'aluminium, grâce au bas prix de l'énergie. Parmi les
industries de transformation, les plus notables sont celles de l'aéronautique, de
l'automobile (près de 2 millions de véhicules), des machines agricoles, des produits
chimiques, dont la gamme est très diversifiée, et des biens de consommation courante.
La mise en valeur économique s'est accompagnée de la création de grandes
infrastructures de transport : transcontinentaux ferroviaires ; navigation sur les Grands
Lacs (le canal Welland gomme la dénivellation des chutes du Niagara) et sur le SaintLaurent, dont la Voie maritime est empruntée par les gros bateaux ; grandes routes
comme la Transcanadienne qui réunit, sur 8 000 km, Saint-John's (Terre-Neuve) à
Vancouver ; aéroports internationaux (à Toronto, Montréal - Dorval et Mirabel -,
Vancouver).
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Les corrélats
Alberta
Amérique du Nord - Géographie - La vie économique

Grands Lacs
James (baie de)
Labrador
Manitoba
Montréal
Ontario
Québec - Géographie - La vie économique
Saint John's
Saint-Laurent
Saskatchewan
Terre-Neuve
Toronto
Transcanadienne
Vancouver
Welland (canal)
Les livres
Montréal - le centre-ville, page 3287, volume 6
Montréal - le quartier des affaires et le port, page 3287, volume 6
agriculture - céréales et silos dans la Prairie canadienne, page 100, volume 1
Canada - la vue du port et de la ville de Montréal, page 840, volume 2
Canada - le quartier des banques de Toronto, page 841, volume 2
Canada - exploitation agricole moderne dans le Saskatchewan, page 842,
volume 2
Canada - extraction de l'amiante au sud de la province de Québec, page 842,
volume 2
énergie - raffinerie Esso au Canada, page 1670, volume 3

L'organisation de l'espace
L'oekoumène canadien, autrement dit la partie habitée du pays, s'étire de l'Atlantique au
Pacifique, sur plus de 5 000 km, mais ne s'étend que sur une profondeur très faible, de
l'ordre de 80 à 100 km, parfois plus dans les Prairies. Dans ce Canada utile qui, sur 1/10
de la superficie, regroupe les 9/10 de la population, divers sous-ensembles régionaux
s'individualisent.
La partie la plus peuplée (2 % du territoire, 60 % des Canadiens) correspond à la
vallée du Saint-Laurent et à la péninsule Ontarienne entre les lacs Huron, Érié et
Ontario : de Québec à Windsor, dans ce qu'on appelle parfois « le Corridor «, les
activités humaines ont bénéficié de conditions favorables à leur épanouissement. Les
Prairies constituent le deuxième ensemble de peuplement ; les densités rurales de ces
régions céréalières sont faibles, mais, à des intervalles de 150 à 450 km, on trouve de
grandes villes comme Edmonton, Calgary, Winnipeg. Sur les deux façades maritimes se
sont aussi développés d'importants foyers de peuplement ; sur l'Atlantique, ce sont
ceux des Provinces maritimes et, sur le Pacifique, ceux de Victoria et de Vancouver. La
façade polaire, très longue, a un intérêt à la fois stratégique et économique (extraction
pétrolière). Plus de la moitié des citadins résident dans des agglomérations de plus de
500 000 habitants ; aussi a-t-on pu écrire parfois que le Canada était un pays
« métropolisé «. Toutefois, la trame urbaine canadienne est riche aussi de villes petites
et moyennes. Quant à la population rurale, dispersée en de multiples établissements
(fermes isolées des Prairies, alignements villageois du Québec, petits noyaux miniers ou
industriels), elle ne comprend plus qu'une minorité d'agriculteurs.
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Les corrélats
Amérique du Nord - Géographie - L'organisation de l'espace
Calgary
Edmonton
Grand Nord canadien
Ontario
Prairie (la)
Provinces maritimes
Québec
Vancouver

Victoria
Windsor
Winnipeg
Les médias
Canada - provinces et territoires
Les livres
Montréal - le centre-ville, page 3287, volume 6
Montréal - le quartier des affaires et le port, page 3287, volume 6
Ottawa, page 3642, volume 7
Toronto, page 5224, volume 10
Vancouver, page 5411, volume 10
ville - exemple de rurbanisation, à Québec, au Canada, page 5543, volume 10
Winnipeg, page 5622, volume 10
Canada - le complexe Desjardins à Montréal, page 843, volume 2
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Les corrélats
Dawson
Esclave (Grand Lac de l')
Fundy (baie de)
Grand Nord canadien
Halifax
Hamilton
Hudson (baie ou mer d')
James (baie de)
Kingston
Klondike
Mackenzie
Manitoba
Niagara
Nord-Ouest (Territoires du)
Nouveau-Brunswick
Ottawa
Port-Radium
Prince-de-Galles (terre ou île du)
Prince-Édouard (île du)
Regina
Reine-Charlotte (îles de la)
Saint-Jean
Sept-Îles
Sudbury
Sydney
Thunder Bay
Trois-Rivières
Ungava
Whitehorse
Winnipeg (lac)
Yellowknife
Yukon (territoire du)

Histoire

Les populations indigènes du Canada
La densité du peuplement indigène du Canada était faible à la veille de l'arrivée des
Européens. S'il existait des populations sédentaires regroupées près de la côte pacifique
et autour des lacs Érié et Ontario, la majeure partie du territoire canadien n'était
parcourue que par des populations nomades.

Dans les zones boisées, les Indiens de langue algonquine vivaient de la chasse et de
la cueillette. Les tribus des Cris, Assiniboines et Pieds-Noirs des grandes plaines tiraient
l'essentiel de leurs ressources de la chasse au bison. Les Indiens sédentaires de l'Est,
Hurons, Iroquois, pratiquaient une agriculture rudimentaire (maïs, haricot, tournesol,
tabac) et habitaient des villages parfois protégés par des palissades en bois. Ils
possédaient une organisation politique élaborée dans laquelle les femmes jouaient un
rôle important. À l'autre extrémité du continent, les Tlingits, Haïdas et Kwakiutls du
Pacifique, regroupés en villages, pêchaient le saumon et le hareng, et procédaient à des
migrations saisonnières pour chasser le phoque. La partie nord du Canada était occupée
par les Esquimaux, ou Inuits. Ces habiles pêcheurs et chasseurs vivaient l'hiver dans des
igloos ; ils n'eurent, jusqu'à une époque récente, que de rares contacts avec les
Européens ou leurs descendants.
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Les corrélats
Algonquins
Esquimaux
Hurons
igloo
Indiens - Une histoire des Indiens - Les Indiens à la veille de la conquête
européenne
Iroquois

La découverte et la colonisation du Canada
Des Vikings partis d'Islande s'installèrent au Groenland à la fin du Xe siècle. Ils fondèrent
vers l'an mille une petite colonie en Amérique du Nord (Vinland), dont certaines fouilles
permettent de situer l'emplacement à l'extrémité nord-est de Terre-Neuve. À la fin du
XVe siècle, après la découverte de Terre-Neuve par Jean Cabot, des pêcheurs anglais,
espagnols, portugais, basques et français fréquentèrent régulièrement les côtes
canadiennes. Au service de François Ier , le navigateur florentin Verrazano explora les
côtes de l'Amérique du Nord et établit une carte où, pour la première fois, apparut le
terme Nova Gallia (Nouvelle-France) en 1529. Au cours de trois voyages accomplis
entre 1534 et 1542, le Malouin Jacques Cartier découvrit le golfe du Saint-Laurent,
entra en contact avec les indigènes et effectua la première tentative d'installation
permanente au Canada. Fondateur de Québec en 1608, Samuel de Champlain fut le
grand promoteur de la colonisation de la Nouvelle-France. L'Acadie, puis la vallée du
Saint-Laurent furent occupées, et le commerce des fourrures s'organisa grâce à la
compagnie de la Nouvelle-France, fondée par Richelieu. Cependant, le développement
de la colonie fut limité par les attaques anglaises et les raids des Iroquois.
Ce n'est qu'à partir du règne de Louis XIV que la France manifesta un intérêt plus
marqué pour ses colonies d'outre-Atlantique, et pour le Canada en particulier. L'arrivée
de nouveaux colons et la vitalité démographique des habitants, jeunes pour la plupart,
permirent à la Nouvelle-France de passer de 2 500 âmes en 1663 à 35 000 en 1730.
La colonisation agricole progressa tandis que les menaces indiennes diminuaient,
notamment après l'envoi, par le roi, d'un régiment en 1665. À la pêche et au trafic des
fourrures, bases de l'économie du Canada colonial, s'ajoutèrent d'autres activités
comme l'exploitation du bois et du minerai de fer ainsi que les constructions navales.
Mais l'expansion économique et territoriale de la colonie française se heurta bientôt aux
intérêts des treize colonies anglaises d'Amérique. Elles s'affrontèrent alors au cours d'un
long conflit armé.
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Les corrélats
Amérique du Nord - Histoire - La conquête européenne
Cabot
Cartier Jacques
Champlain (Samuel de)
Charlevoix (Pierre François Xavier de)
compagnies de commerce et de navigation
Nouvelle-France
Québec - Histoire - La Nouvelle-France : 1608-1763

Québec - Histoire - Les débuts de la pénétration européenne
Roberval (Jean-François de La Roque, seigneur de)
Verrazano (Giovanni da)
Vinland
Les livres
Canada - reddition de Samuel de Champlain,, page 843, volume 2

De la conquête anglaise à l'indépendance
L'étendue des possessions françaises, de la Lousiane au Canada, et surtout la vitalité
des colonies anglaises (elles comptaient 1,5 million d'habitants en 1760 contre 85 000
pour les colonies françaises) déterminèrent l'issue de la guerre. En 1713, les Anglais
s'emparèrent de l'Acadie et déportèrent ses habitants à partir de 1755 : c'est ce que les
Acadiens ont appelé le « Grand Dérangement «. Le traité de Paris (1763), qui faisait
suite à la défaite de Montcalm sur les plaines d'Abraham en 1760 et par lequel la France
cédait le Canada en même temps qu'une partie de la Louisiane à la Grande-Bretagne,
consacra l'élimination de la France du continent nord-américain, où elle ne conserva que
Saint-Pierre-et-Miquelon. La domination anglaise sur le Canada fut renforcée par le
départ de 2 000 Canadiens français, puis par l'arrivée de 35 000 loyalistes américains
opposés à l'indépendance des treize colonies (Nouvelle-Angleterre) devenues les ÉtatsUnis. L'administration, l'armée, la marine et le commerce passèrent entre les mains des
Britanniques. En 1791, la colonie du Saint-Laurent fut divisée en deux provinces : le
Haut-Canada (Ontario), où se regroupèrent les Anglo-Saxons, et le Bas-Canada
(Québec), dont la population était majoritairement composée de francophones. La
domination de ces derniers à l'assemblée du Québec suscita le mécontentement de la
bourgeoisie anglaise, maîtresse de la vie économique. La prospérité de la vallée du
Saint-Laurent, fondée sur l'exploitation du bois et l'exportation de produits agricoles,
exigeait l'unification des deux provinces. Après l'échec du soulèvement armé de
quelques Canadiens français (mouvement des patriotes, 1837), le Haut et le BasCanada furent réunis et constituèrent le Canada-Uni en 1840.
L'arrivée de nouveaux immigrants et le développement économique modifièrent
l'équilibre social et politique du pays. La volonté d'indépendance, partagée par les
députés anglophones et francophones, fut en partie satisfaite en 1848 par l'obtention de
l'autonomie interne des provinces du Canada-Uni et de la Nouvelle-Écosse. En 1867, les
provinces de Québec, d'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick
s'entendirent pour former un État fédéral, la Confédération du Canada, avec Ottawa
pour capitale.
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Les corrélats
Acadie
Amérique du Nord - Histoire - La conquête européenne
Amérique du Nord - Histoire - Les indépendances
Hudson (Compagnie de la baie d')
Lafontaine (sir Louis Hippolyte)
Québec - Histoire - La colonie britannique : 1763-1867

La conquête de l'Ouest canadien
L'Ouest canadien fut longtemps le domaine des Indiens et des trappeurs. La concurrence
entre compagnies pour le monopole du commerce des fourrures s'acheva en 1821 par
la victoire de la Compagnie de la Baie d'Hudson, dirigée par les Anglais. L'arrivée
d'agriculteurs menaça l'équilibre économique de la région, et les « Bois brûlés « (métis
d'Indiennes et d'Européens) tentèrent de s'opposer à leur installation. Malgré l'opposition
de la Compagnie, la colonisation agricole progressa, notamment avec l'arrivée de
missions catholiques et protestantes. Enfin, en 1869, la Compagnie dut céder au
pouvoir fédéral le territoire qui forma la province de Manitoba. Malgré le mouvement de
résistance métis et indien dirigé par Louis Riel, la conquête de l'Ouest canadien connut
une accélération avec l'apparition du chemin de fer (le Transcontinental relia Montréal à
Vancouver en 1885). Les nouveaux immigrants vinrent des États-Unis, d'Europe
centrale et de Scandinavie. La Colombie-Britannique en 1871, puis les provinces
d'Alberta et de Saskatchewan en 1905 furent réunies à l'État fédéral.

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Les corrélats
Alberta
Cartier (sir Georges Étienne)
Colombie-Britannique
Compagnie de la Baie d'Hudson
MacDonald (sir John Alexander)
Manitoba
Ouest (conquête de l')
Riel Louis David
Saskatchewan
Les livres
Canada - achèvement du chemin de fer transcontinental, le 7 novembre 1885,
page 844, volume 2

Le Canada au XXe siècle
La Constitution et la vie politique canadiennes furent marquées par l'influence de la
Grande-Bretagne. Ainsi, dès la fin du XIXe siècle, le pouvoir fut alternativement entre les
mains des conservateurs et des libéraux. Dans le domaine de la politique extérieure, le
Canada intervint militairement aux côtés des Alliés durant les deux grands conflits
mondiaux. Il participa activement à la fondation de la Société des Nations en 1919 et à
plusieurs entreprises de l'ONU pour le maintien de la paix dans le monde (au Congo, à
Chypre, à Gaza...). Mais la spécificité de la politique intérieure de l'après-guerre tient aux
différences culturelles et politiques entre les communautés francophone et anglosaxonne. Au Québec, où des mouvements nationalistes se sont développés, la plupart
des Canadiens francophones ne font que revendiquer un statut particulier. Dès lors, la
question constitutionnelle est devenue un enjeu fondamental de toute politique. La
victoire de René Lévesque au Québec, en 1976, avait paru sonner le glas du fédéralisme
et du bilinguisme prônés par le Premier ministre libéral Pierre Elliott Trudeau, en poste de
1968 à 1984. Ces questions sont toujours sans solution après l'échec, en 1980, du
référendum sur l'indépendance (dite « souveraineté-association «) du Québec et celui du
projet de réforme constitutionnelle de 1992 (dite « du lac Meach «). La crise
économique ajoutant ses effets aux difficultés institutionnelles, et l'accord de libreéchange avec les États-Unis et le Mexique (ALENA) suscitant des réserves dans
l'opinion, les conservateurs, au pouvoir depuis neuf ans, ont dû le céder à nouveau aux
libéraux en 1993. En septembre 1994, la victoire du Parti québécois lors des élections
tenues au Québec, puis, en octobre 1995, la forte progression du « oui «, qui a atteint
49,4 % des voix, à un nouveau référendum sur la souveraineté québécoise ont plus que
jamais relancé, pour le gouvernement d'Ottawa conduit par Jean Chrétien, les
interrogations sur l'avenir du Québec au sein de la fédération. De manière certes
formelle, la Chambre des communes canadienne a admis que le peuple québécois
formait une « société distincte «.
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Les corrélats
ALENA (Accord de libre-échange nord-américain)
Diefenbaker John George
King (William Lyon Mackenzie)
Lévesque René
ONU (Organisation des Nations unies)
Pearson Lester Bowles
Québec - Histoire - L'État du Québec
Société des Nations (SDN)
Trudeau Pierre Elliott
Vanier Georges Philias
Les livres
Canada - Pierre Elliott Trudeau (à gauche) et René Lévesque en février 1979,
page 844, volume 2

Arts

Beaux-arts
Inuits et Indiens.
L'existence d'une tradition bimillénaire de sculpture est attestée chez les Inuits du
Grand Nord canadien. L'art des Indiens se caractérise par l'emploi de motifs décoratifs
abstraits et géométriques ornant les objets usuels, les bijoux et les vêtements. Les
Indiens de la côte nord-ouest ont su s'approprier les techniques apportées par les
Européens sans perdre leur originalité. Masques d'une grande force expressive,
costumes magnifiquement décorés, mâtstotems géants et statues monumentales
témoignent d'une culture où l'art joue un rôle prédominant. L'apparition de graphistes
inuits depuis les années cinquante et de peintres indiens contemporains manifeste le
regain de vitalité de cet art.
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Les corrélats
Esquimaux
primitifs (arts) - Les arts d'Amérique du Nord - La sculpture sur bois
t otem

La période coloniale.
Sous l'impulsion de l'Église se fit jour une importante tradition de sculpture sur bois,
illustrée en particulier par Noël Levasseur (1680-1740) et son retable des Ursulines
de Québec. Ces oeuvres allient l'influence du baroque français à celle de l'art populaire.
Parallèlement, il existait un fort courant de peinture naïve.
La peinture se développa vraiment à partir du XVIIIe siècle, avec des portraitistes
tels que François Beaucourt (1740-1795), inspiré par Fragonard, et Louis Dulongpré
(1754-1843). Au début du XIX e s iècle, Joseph Légaré (1795-1855) défendit dans
ses oeuvres la cause de la francophonie. Antoine Plamondon (1804-1895) laissa une
série de portraits de notables québécois d'un classicisme bien léché. Avec des
topographes anglais (Cockburn, 1779-1847) apparut la peinture documentaire
(paysages, moeurs locales), bientôt reprise par des Canadiens de fraîche date,
Cornelius Krieghoff (1815-1872) ou Paul Kane (1810-1871), qui peignit la vie des
Indiens.
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Les corrélats
Québec

Les XIXe et XXe siècles.
Après la proclamation de la Confédération en 1867, des sociétés d'artistes se
formèrent à Mont réal et à Toronto. L'Académie royale des beaux-arts fut fondée à
Ottawa en 1880. Le paysage canadien inspira des peintres influencés par l'école de
Barbizon (H. Walker, 1858-1938) et par l'impressionnisme (Susor-Coté, 18691937 ; M. Cullen, 1866-1934, qui fréquenta Giverny). James Wilson Morrice (18651924), ami de Matisse, ouvrit la peinture canadienne à la modernité.
Entre 1920 et 1933, le groupe des Sept, réagissant contre l'emprise européenne,
créa à Toronto une école paysagiste spécifiquement canadienne. À part quelques
tentatives isolées, le modernisme ne s'imposa qu'après 1940, autour d'Alfred Pellan
(1906-1988), qui fonda l'école de Montréal, puis de Paul Émile Borduas (1905-1960)
et de son manifeste « Refus global « (1948). À sa suite se rassembla le mouvement
des automatistes : Madeleine Ferron (née en 1924), Jean-Paul Riopelle (né en
1923), qui prirent part à Paris à l'explosion du tachisme. Vers 1955, le mouvement
des plasticiens, autour de Guido Molinari (né en 1933), a défendu une abstraction
rigoureusement géométrique. En sculpture, D. et R. Rabinowitch (nés en 1943) et
C. Montgrain (né en 1948) travaillent dans l'esprit de l'art conceptuel.

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Les corrélats
Montréal
Ottawa
Riopelle Jean-Paul
Toronto
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Les livres
Canada - Riopelle, Retourner la marmite (1962), page 845, volume 2

Littérature
Il existe une littérature canadienne de langue anglaise et une littérature canadienne de
langue française (voir le dossier Québec). À ses débuts, à partir du XVIe siècle, la
littérature de langue anglaise fut surtout représentée par les journaux des explorateurs
et des voyageurs, qui donnaient une première image de l'immensité et de la beauté du
nouveau site. Les récits du XIXe siècle sont marqués par un néoclassicisme imité du
courant anglais (The Clockmaker, de Thomas Chandler Haliburton, 1836). Ce n'est que
vers 1880 que s'éveilla un véritable sentiment national avec les poètes de la
Confédération, attachés à exprimer la force et la beauté des paysages canadiens ;
romans historiques, régionalistes ou moralistes (Stephen Leacock) étaient alors les
genres les plus pratiqués. Au début du XXe siècle, l'avancée vers l'Ouest canadien suscita
une série de romans de la terre (Frederick Philip Grove). Mais c'est la poésie qui marqua
le véritable début de la littérature canadienne anglophone moderne : E.J. Pratt (18331964), auteur politique attentif aux progrès de la technique ; les poètes de Montréal tels
que P.-K. Page ou Irving Layton vers 1950 ; ceux de Vancouver et de Toronto entre
1960 et 1975. La vitalité des revues et maisons d'édition a soutenu cet essor poétique.
Dans le roman, si la veine reste fortement régionaliste, elle a connu des exceptions avec
Morley Callaghan et Hugh MacLennan. Les romanciers plus jeunes décrivent le pays dans
ses mutations et sa diversité : Leonard Cohen, Mordecai Richler, Robertson Davies,
Sinclair Ross, A. C. Clark, puis, dans les années quatre-vingt, Margaret Atwood ou Jack
Hodgins.
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Les corrélats
Cohen Leonard
Leacock Stephen Butler
Québec - Littérature

Musique
Durant la colonisation française, la musique savante était essentiellement liturgique ; la
seule oeuvre profane d'importance fut le Théâtre de Neptune (1605), masque de Marc
Lescarbot. La vie musicale prit un essor considérable après la révolution américaine
(1776), à Québec, Montréal et Halifax, mais aussi dans les nouvelles provinces
anglophones. Au XXe siècle, Raoul Jobin, Maureen Forrester, Pierrette Alarie, Leopold
Simoneau, Glenn Gould ou Jon Vickers comptent parmi les interprètes de premier plan.
Après la guerre, une école de compositeurs d'avant-garde, adeptes de la musique
électroacoustique et aléatoire, a réuni François Morel, Clermont Pépin, Gilles Tremblay,
Serge Garant, Jean Papineau-Couture. Parmi les compositeurs anglophones se distingue
Murray Schaeffer.
Quant au folklore, il est constitué d'une mosaïque de traditions diverses : française
et anglo-saxonne, mais aussi scandinave, balkanique, slave, asiatique, africaine sur un
fonds amérindien. Élément de l'identité nationale, la chanson s'est perpétuée dans la
communauté francophone (la plus célèbre étant Alouette) et a eu d'illustres
représentants (tel Jacques Labrecque).
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Les corrélats
Garant Serge
Gould Glenn

Vickers Jon

Cinéma
Le cinéma canadien a longtemps été victime de la situation d'un pays partagé entre la
domination industrielle américaine et les racines culturelles françaises de provinces
comme le Québec. Le Canada fournissait surtout un décor aux cinéastes étrangers
(Maria Chapdelaine, de Julien Duvivier, 1934) et les rares tentatives de production
nationale se soldèrent par des échecs (le Père Chopin, 1943). Mais, en 1939, le
gouvernement fédéral créa à Ottawa un centre fort actif, le National Film Board (Office
national du film, ONF), sur le modèle du General Post Office (GPO) britannique. Sous son
égide furent réalisés quelques films de propagande, des documentaires (Capitale de l'or,
1957) et surtout de remarquables films d'animation, domaine où s'imposa Norman
McLaren, avec ses rythmes colorés, son art proche de l'abstraction (Caprice en
couleurs, 1949 ; Blinkity Blank, 1954 ; Pas de deux, 1968). En 1963, l'ONF, transféré à
Montréal, produisit le premier long métrage canadien authentique, Pour la suite du
monde, documentaire de Pierre Perrault et Michel Brault. Son succès auprès des
critiques inspira une nouvelle vague de réalisateurs, revendiquant leur identité nationale :
Gilles Groulx (le Chat dans le sac, 1964), Claude Jutra (Mon oncle Antoine, 1971), JeanPierre Lefebvre (les Dernières Fiançailles, 1973), Denys Arcand (le Déclin de l'empire
américain, 1986), Jean-Claude Lauzon (Léolo, 1992), et surtout Gilles Carle, auteur de
la Vraie Nature de Bernadette (1972), des Plouffe (1981) et d'une nouvelle version de
Maria Chapdelaine (1983). La production canadienne anglophone compte, pour sa part,
quelques bons réalisateurs : Ted Kotcheff, Atom Egoyan, Patricia Rosema et le
rénovateur du genre « fantastique «, David Cronenberg (Faux-semblants, 1988 ; Crash,
1996).
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Les corrélats
Arcand Denys
Brault Michel
Carle Gilles
Cronenberg David
Duvivier Julien
Egoyan Atom
Jutra Claude
Laure Carole
Lefebvre Jean-Pierre
Lord Jean-Claude
Mankiewicz Francis
McLaren Norman
Québec - Cinéma
Les livres
Canada - Maria Chapdelaine (1983), page 845, volume 2
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Les corrélats
Nouvelle-Écosse
Nouvelle-France
Ottawa
Les médias
Canada - tableau en bref
Canada - tableau en chiffres
Canada - carte physique
Canada - carte politique
Amérique du Nord - carte politique
La zone polaire arctique - carte physique
Les indications bibliographiques
M. Giraud, Histoire du Canada, PUF, Paris, 1981.
H. Rougier, Espaces et régions du Canada, Ellipses, Paris, 1987.

R. Young, la Sécession du Québec et l'avenir du Canada, presses de l'Université
Laval, Sainte-Foy, 1995.

« arc de cercle, se déploie un chapelet de grands lacs, depuis celui de l'Ours jusqu'au lac Ontario. Le bloc des hautes terres offre de grandioses paysages de montagnes avec des pics acérés, des cirques, des auges : les sommets des Rocheuses s'élèvent autour de 3 500 m (mais 3 954 m au mont Robson) ; les chaînes pacifiques ont aussi des glaciers et, sur la côte, des fjords. Sur 2 000 km, les Prairies sont des plaines à très faible pente (1 000 m à Calgary, 300 m à Winnipeg). En Gaspésie et dans les Provinces maritimes, le relief est fait de bas plateaux ; entre ceux-ci et le Bouclier, le couloir plat de la plaine du Saint-Laurent est encombré de quelques dômes volcaniques (mont Royal). Intensité du froid, longueur des hivers, brièveté des étés, printemps brefs et tardifs et automnes précoces, ce sont là les traits bien connus du climat canadien (« Mon pays, c'est l'hiver », chante Gilles Vigneault). La rigueur du climat est due à la position du pays en latitude et à la facilité avec laquelle l'air glacé peut descendre du nord, alors que les dépressions à air doux et humide venues du Pacifique sont arrêtées par les montagnes de l'ouest. Il s'y ajoute les influences propres au courant froid du Labrador, sur la côte est. De grands espaces sont recouverts par la toundra au nord, puis par la grande forêt boréale (sorte de taïga) de conifères, enfin par la forêt de feuillus. La faune est abondante : cervidés – dont le grand élan, ou orignal –, animaux à fourrure et beaucoup d'insectes l'été. Les régions au sud bénéficient de milieux plus favorables : les basses terres de l'Ontario et du Québec, tout comme les Prairies, ont des étés suffisamment chauds pour les céréales ; le littoral de la Colombie-Britannique jouit d'un climat océanique aux hivers doux. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Cap-Breton Cascades (chaîne des) Érié (lac) Esclave (Grand Lac de l') Fundy (baie de) Gaspésie Grands Lacs Hudson (baie ou mer d') Klondike Laurentides Mackenzie Niagara Ontario (lac) Ours (grand lac de l') pôles - Les zones ou régions polaires - La zone polaire arctique Prairie (la) Prince-de-Galles (terre ou île du) Québec - Géographie - Le cadre physique et humain Reine-Charlotte (îles de la) Rocheuses (montagnes) Saint-Laurent taïga toundra Vigneault Gilles Les livres Ontario, page 3581, volume 7 tourisme - les chutes du Niagara, à la frontière des États-Unis et du Canada, page 5240, volume 10 Canada - paysage forestier, page 837, volume 2 Canada - la Transcanadienne près de Golden, en Colombie-Britannique, page 840, volume 2 Canada - la rue Bordeau, à Montréal, page 840, volume 2 Canada - la ville de Québec, page 841, volume 2 Les aspects humains La population du Canada s'est accrue régulièrement (3,7 millions en 1871, 7,2 en 1911, »

Le document : "Si le « Canada utile » n'occupe qu'un dixième de la superficie, au sud, sur les rives des Grands Lacs et du Saint-Laurent, là où vivent les neuf dixièmes de la population, les espaces agricoles, les villes, les industries qui s'y rassemblent font du pays une grande puissance." compte 4984 mots. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous l’un de vos travaux scolaires grâce à notre système d’échange de ressources numériques ou achetez-le pour la somme symbolique d’un euro.

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au sud, sur les rives des Grands Lacs et du Saint-Laurent, là où
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les villes, les industries qui s'y rassemblent font du pays une
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