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Arbres d'Égypte : le sycomore

Publié le 09/01/2015

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ont donc dû recourir au bou-turage des branches et des racines pour le multiplier et le propager. Appelé dans ces temps anciens nehet, le syco¬more a pourtant joué un rôle de premier plan dans l'Égyp¬te pharaonique : son feuilla¬ge procurait une ombre bien¬faisante, ses fruits étaient très appréciés et son bois avait un valeur inestimable, car il était le seul véritable bois de cons-truction dans un pays pauvre en arbres. On l'employait en outre pour fabriquer des ou¬ tils, des boîtes et surtout des cercueils. Tenant très bien l'eau, il était également utili-sé pour construire des navires et des moulins. Le sycomore était associé à plusieurs divinités: Hathor, déesse de l'amour, était ap-pelée « dame du sycomore », et Isis était quelquefois repré¬sentée sous la forme de l'arbre. Ses branches et ses fruits étaient déposés en gui-se d'offrandes dans les tom-beaux, où ils se sont d'ailleurs si bien conservés que les bo L'arbre connu en Europe sous le nom de « figuier égyptien » ou de « fi¬guier des pharaons » croît sur les rives du Nil depuis au moins cinq mille ans. Ce n'est pour¬tant pas une espèce d'origine égyptienne et, pour lui faire donner des fruits comestibles, les paysans ont dû in¬venter une technique originale, encore en usa¬ge aujourd'hui

« tanistes peuvent les étudier comme s'ils dataient de la veille.

L e sycomore reste toujours un arbre populaire en Egypte : son ombre est appréciée dans les vil lages depuis la Haute­ Égypte jusqu'au Delta, dans les oasis, et ses fruits, très es­ timés des Égyptiens, sont vendus sur les marchés.

Vingt mètres de largeur ! L e sycomore est un arbre imposant, au tronc épais et noueux, pouvant atteindre une vingtaine de mètres de hauteur.

Ses branches, qu i poussent à l'horizonta le, lui donnent une silhouette ca­ ractéristique, très ramassée.

Un sujet âgé peut dépasser 20 m de largeur; son feuilla­ ge est alors très dense et son ombre, ample et fraîche.

Se reprod uisant par boutures, il a une croissance rapide et donne des fruits en cinq ou six ans.

Il ne supporte pas le froid (en Europe , il ne pousse qu'à Chypre) et, bien qu'il ait besoin d'un sous-sol riche en eau, supporte bien la séche­ resse.

C'est donc une espèce bien adaptée au climat et aux sols de la vallée du Nil et des oasis, même s'il y reste totale­ ment stérile .

Pourtant la fi­ gue du sycomore mûrit en Egypte, mais d'une manière bien particulière et avec l'ai­ de de l'homme.

L'incis i on de la figue D ans les régions d'où il est originaire, les fruits du sy­ comore mûrissent grâce à une minuscule guêpe mesu­ rant moins de 1 mm de lon­ gueur, Ceratosolen arabicus.

Au début de leur développe­ ment, ils contiennent en effet des petites fleurs mâles et fe­ melles qui en tapissent la pa­ roi interne.

Quand elle pénè­ tre à l'intérieur du fruit pour y pondre, la guêpe transporte le pollen des fleurs mâles sur les fleurs femelles, assurant ainsi leur fécondation .

Dès lors, les graines se forment et la figue mûrit en se gonflant de sucs et de sucre.

Cette guêpe n'existe pas en Égypte.

Pourtant le fruit du sycomore semble mûrir natu­ rellement, sans l'intervention de l'homme, grâce à une autre petite guêpe, Sycopha­ ga sycomori, qui le parasite et simule une fécondation: la figue grossit et s'enrichit en sucre, mais ne contient aucu- ne graine.

Elle serait alors co­ mestible si elle n'était pas remplie de larves de guê p es.

Les paysans égyptiens ont ré­ solu ce problème dès !'Anti­ quité : quelque qui n ze jours après l'apparition de la figue, ils y pratiquent une petite in­ cision qui provoque une réac­ tion du fruit, lequel émet alors une hormone de ma tu­ ration.

E n trois ou qu atre jours, il mûrit et se charge de sucre, son volume et son poids sont multipliés par sept .

Les guêpes n'ont pas eu le temps de se développe r dans la figue, que l'on peut alors récolter et consomme r.. »

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