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DROIT, LÉGISLATION ET LIBERTÉ, Friedrich August von Hayek

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Héritier de la tradition néoclassique et adversaire résolu des pensées holistes («totalisme scientiste»), Hayek présente «une nouvelle formulation des principes libéraux de justice et d’économie politique», posant ainsi les principes théoriques premiers d’un libéralisme radical. Sa théorie positive de la société est inséparable de sa critique des principes qui sont incompatibles avec le libéralisme en ce qu’ils détruisent l’ordre du marché.

 

Hayek critique le constructivisme, qui prétend que la société est un matériau mode-lable, se constituant selon un projet rationnellement conçu et réalisé. Les hommes dont le savoir est, par nature, très limité, sont impuissants et ne peuvent organiser la société d’après un plan préalablement établi ; l’ordre social n’est pas le résultat d’un plan. Les phénomènes sociaux sont le produit d’actions et non d’intentions. Et si nul ne peut construire la société selon un projet délibéré, nul ne peut la diriger non plus selon un tel projet (refus catégorique du dirigisme et de l'interventionnisme). Au rationalisme constructiviste s’oppose la tradition dont Hayek fait l’éloge, non parce qu’elle est consacrée par le temps, mais parce que le temps permet une meilleure information et que nul ne peut volontairement instituer une tradition. Critiquant le positivisme juridique qui identifie droit et loi, loi et justice (la loi est la règle adoptée conformément à une procédure reconnue comme légitime), l’auteur considère qu’il est faux de croire qu’il existe un pouvoir suprême, fût-il démocratique, qui serait le droit et ne serait limité par rien. 

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