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Fiche de lecture - L'Insécurité Sociale (R. Castel)

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R. Castel met en avant de nouveaux risques dus à l’usage abusif et incontrôlé des sciences et technologies destiné à optimiser le développement économique. Ainsi le danger est fabriqué non pas de manière volontaire mais en toute conscience et ainsi commence à apparaitre une « culture du risque « de plus en plus forte dans une société où ces nouvelles menaces, ces nouveaux dangers pouvant être qualifiés d’irréversibles sont acceptés par la société dite du risque. Cependant, les individus contractent tout de même des assurances individuelles afin de se protéger de ces risques potentiels que l’on ne peut en aucun cas anticiper. La question qui se pose c’est : doit-on accepter ces risques ?  Pour l’auteur, ces menaces ne sont pas inéluctables et donc, il est possible de s’en protéger au préalable en réglant la responsabilité à l’origine de toutes ces nouvelles menaces. Ainsi, R. Castel propose que, dans un processus de mondialisation clairement apparent dans les pratiques économiques, soit créée une organisation internationale qui obligerait les Etats à se plier

« sont ici les fondamentaux de la problématique de la sécurité dans la société moderne exposée par T. Hobbes qui est à mon sens une problématique où la solution nepeut passer que par la privation dans certains domaines ou par l'entrave de certains droits ou protections.La sécurité optimale n'est possible que dans un Etat absolu qui se base sur l'absolutisme royal. Mais les membres de la société ne veulent en aucun cas annexer leurslibertés et leur indépendance garantie par l'Etat de droit. La demande de sécurité est sans cesse plus forte et afin de satisfaire l'ensemble de la population l'Etat se doitd'accroitre son autorité : c'est ici que se pose le plus gros problème pour un Etat démocratique. La sécurité est bien sûr un droit mais sa plénitude réside dans uneréduction des droits des individus. Nous pouvons alors nous demander si les individus sont prêts à renoncer à certains de leurs droits acquis afin de satisfaire unesécurité optimale. Nous pouvons donc dénoter que la problématique mis en exergue par T. Hobbes a, encore aujourd'hui, tout son sens. Dans la partie « retour des classes dangereuses » R. Castel traite du « problème des banlieues ». Il montre qu'avec ce problème, l'Etat social peut basculer vers unEtat sécuritaire reposant essentiellement sur des lois et sur l'ordre. L'auteur émet l'hypothèse selon laquelle l'Etat sécuritaire, pour ne pas paraitre laxiste et pour nepas décrédibiliser son gouvernement, met en exergue les actions menées mais, de ce fait, néglige des actions qui lutteraient contre des phénomènes de société plusimportants tels que le chômage, les inégalités, etc.Dans ces banlieues, zones de cumul des insécurités sociales, ces dernières peuvent être corrélées aux insécurités civiles qui s'y développent. R. Castel sous entendl'idée que l'on cherche à conserver l'idée permanente d'insécurité dans ces espaces afin de transférer le problème de l'insécurité sociale vers le problème de l'insécuritécivile dans ces banlieues. Je pense que, même si cela pourrait constituer une stratégie politique, ridicule cela dit en passant, l'Etat n'aurait pas diabolisévolontairement un problème qui est basé sur des préjugés débouchant sur des hostilités quotidiennes alimentées bien assez par les médias. Mais il s'est penché sur leproblème d'un groupe d'individus en marge d'une société et où les problèmes de la société se sont davantage développés et sont aussi davantage exposés. Je pensedonc que l'Etat n'a pas agit dans le but de démontrer qu'il agissait, mais bel et bien pour tenter de résoudre un problème qu'il a grossi par des propos qui, en plus d'êtremaladroits, pouvaient être perçus comme déplacés. Aujourd'hui, la question de la sécurité sociale revient plus souvent dans les médias ou dans les réformes proposéesque l'insécurité civile, cela montre bien que l'Etat n'a pas juste voulu cacher son laxisme face aux problèmes de croissance de l'insécurité sociale mais a bien voulutenter de résoudre d'autres problèmes. R. Castel met en avant de nouveaux risques dus à l'usage abusif et incontrôlé des sciences et technologies destiné à optimiser le développement économique. Ainsi ledanger est fabriqué non pas de manière volontaire mais en toute conscience et ainsi commence à apparaitre une « culture du risque » de plus en plus forte dans unesociété où ces nouvelles menaces, ces nouveaux dangers pouvant être qualifiés d'irréversibles sont acceptés par la société dite du risque. Cependant, les individuscontractent tout de même des assurances individuelles afin de se protéger de ces risques potentiels que l'on ne peut en aucun cas anticiper. La question qui se posec'est : doit-on accepter ces risques ?Pour l'auteur, ces menaces ne sont pas inéluctables et donc, il est possible de s'en protéger au préalable en réglant la responsabilité à l'origine de toutes ces nouvellesmenaces. Ainsi, R. Castel propose que, dans un processus de mondialisation clairement apparent dans les pratiques économiques, soit créée une organisationinternationale qui obligerait les Etats à se plier aux exigences écologiques et sociales. Exigences qu'elle aurait au préalable définies et jugé plus saines pour la planèteet pour ses habitants. Cette idée se baserait sur le mode de fonctionnement du FMI qui fait de son mieux pour traiter les problèmes économiques mondiaux mais peutaussi s'appuyer sur un modèle de fonctionnement tel que celui de l'OMS. L'essentiel étant clairement de réguler au mieux les aspects écologiques et sociaux afin deréduire l'insécurité face à ces nouveaux risques. La corrélation forte qui existe entre protection sociale et protection civile semble, dans la conjoncture actuelle, être en péril. La demande infinie de sécurité, etl'obsolescence de certaines protections en sont les causes. L'auteur met en avant la précarisation de certaines catégories sociales, la perte de vitesse des collectifs etl'apparition de nouveaux risques. Pour lutter contre cette insécurité il nous faut individualiser les protections et développer un régime transitionnel avec des droits detransition et un droit à la formation pour se prémunir contre l'obstacle de mobilité requis par la modernisation des pratiques économiques actuelles.R. Castel place son livre non pas comme solution face au problème de l'insécurité, mais comme un simple constat de l'évolution des pratiques, cherchant à garantir lasécurité sociale mais aussi la sécurité civile des individus. Dans la conjoncture actuelle, un pays comme les Etats Unis devrait se pencher davantage sur ce problèmede l'incertitude et lancer le débat afin de garantir davantage de sécurité et permettre aux étatsuniens de vivre plus sereinement, dans une société plus sécuritaire. »

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