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GASTON BACHELARD : LE NOUVEL ESPRIT SCIENTIFIQUE (Résumé & Analyse)

Publié le 17/01/2022

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C'est le nouvel esprit scientifique, apparu au début du xxe siècle (1905) et caractérisé par La mise à distance des natures simples et absolues de Descartes, qui forme l'objet du livre, attaché à la complexité essentielle des notions. Bachelard a pour dessein de souligner la nouveauté essentielle de la pensée scientifique contemporaine. Progressivement, Bachelard dégage l'idée d'une épistémologie non cartésienne. Le chapitre I se place à la naissance de la géométrie non euclidienne et montre qu'un jeu dialectique fonde le non-euclidisme: le rationalisme s'ouvre et écarte toute idée de simplicité. Le chapitre II s'attache aux doctrines relativistes (Einstein), où toutes les notions (position, simultanéité, etc.) sont saisies dans leur complexité. Le chapitre III souligne que l'énergie s'associe à la matière, dans un échange structural perpétuel. Le chapitre IV s'attache à la synthèse de l'onde et du corpuscule et Le chapitre V aux relations d'incertitude d'Heisenberg. Ainsi tout l'ensemble converge vers le chapitre VI, L'épistémologie non cartésienne. C'est l'idéal de complexité de La science moderne que Bachelard veut mettre en évidence, à travers différents domaines scientifiques qui ont fondé La science de notre temps.
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« E) Chapitre IV: « Ondes et corpuscules »Ici aussi, Bachelard veut souligner « combien nous sommes mal instruits par l'expérience immédiate » (ibid., p.

83).Voici un chapitre central: Bachelard y prend en compte les travaux de Louis de Broglie et aussi de Heisenberg.

DeBroglie jette, dans sa thèse de doctorat, en 1924, les bases de la mécanique ondulatoire, en établissant une théoriesynthétique des ondes et des corpuscules: une onde est associée à toute particule en mouvement.

Il s'agit de deuxpoints de vue sur un phénomène complexe.

C'est donc la complexité que nous donne à voir la mécaniqueondulatoire.

Plus de notions simples, immédiates, claires et distinctes, mais des associations et des échanges. F) Chapitre V: « Déterminisme et indéterminisme.

La notion d'objet » Bachelard lie le succès du déterminisme et l'esprit de simplification: en simplifiant les descriptions de la réalitéastronomique, une science s'est édifiée, qui est au fondement du déterminisme.

Ce dernier, postulat de Lamécanique, n'explique qu'une part très faible des faits.

C'est en ignorant délibérément divers phénomènes que ledéterminisme triomphe.Après avoir montré que l'indéterminisme s'est d'abord manifesté dans la théorie cinétique des gaz, qui fait appel à laloi des grands nombres et à la probabilité, Bachelard analyse Les relations d'incertitude de Heisenberg, noyau de cechapitre V: il est impossible d'indiquer simultanément, avec une précision arbitrairement choisie, la position et lavitesse d'une particule atomique; la trajectoire est donc indéterminée.

Ainsi, on aboutit, avec ces relationsd'incertitude, à une indétermination objective (ibid., p.

122), inscrite au coeur des choses, qui perdent leurscaractères réalistes et déterministes simples : tout se brouille.

Et Bachelard de souligner les résistances importantesauxquelles s'est heurtée cette théorie, opposée au sens commun. LE PROBLEME DU-DETERMINISME Longtemps, l'esprit scientifique s'est fondé sur la croyance au déterminisme, au point qu'on a pu identifier l'un àl'autre.

Ce principe repose sur trois données :1) la possibilité d'isoler, d'individualiser deux états, initial et final, d'un phénomène;2) la connaissance de la loi qui permet d'aller de l'un à l'autre;3) une mise en équation mathématique des paramètres en jeu.

Le déterminisme fonde la possibilité d'une prévision :l'état futur d'un phénomène est rigoureusement déterminé par son état présent.Pour Bachelard, le principe du déterminisme n'est qu'une généralisation philosophique d'une pratique donnée, à unmoment donné.

Issu de l'astronomie, il atteint son âge d'or dans la mécanique classique.

Encore n'est-il établi qu'auprix de «véritables restrictions expérimentales» : des choix d'objets d'étude privilégiant les solides, dessimplifications, y compris en astronomie, l'oubli ou la « mise à l'écart des phénomènes perturbants ou insignifiants»([e Nouvel Esprit Scientifique, PUF, p.

108).

Certes, le principe du déterminisme a été un outil efficace, mais l'erreurserait de l'identifier à la nature elle-même.Dans ce chapitre 5, Bachelard ne se contente pas de montrer comment la physique atomique a été contrainted'abandonner ce principe au profit de calculs probabilistes.

Il veut analyser une révolution intellectuelle, qu'il appellele nouvel esprit scientifique. QUATRE THÈSES FONDAMENTALES 1.

Il n'y a pas de raison immuable qui gouvernerait la marche de notre connaissance et produirait des «véritéséternelles».

La réalité dément cette croyance : les oppositions espace et temps, chose et mouvement, masse eténergie, individu et groupe, sont des «évidences» qui deviennent vite des obstacles à la compréhension de laréalité. 2.

Il n'y a pas un réel séparable de l'activité matérielle de l'expérimentation.

Plus l'activité scientifique se complique,plus le réel intègre les instruments scientifiques qui le construisent, les théories, les concepts et équationsmathématiques.

De sorte qu'il devient impossible de séparer, même idéalement, ce qui vient de la nature et ce quivient de l'homme.

La réalité, pour le scientifique, est une totalité construite. 3.

Dans cette construction, les mathématiques jouent un rôle fondamental.

Non pas simplement en tantqu'instruments de calculs qui viendraient apporter, de l'extérieur, de la rigueur et de la précision.

Mais en tant quefacteurs de découverte et de définition : elles découvrent et elles définissent des réalités qui, sans elles, neseraient ni remarquées ni compréhensibles.

La plupart des réalités scientifiques contemporaines, en effet, ne sesaisissent que par leur définition mathématique.

Les paradoxes de l'espace-temps, des ondes-corpuscules, ne selaissent pas imaginer. 4.

À partir de là, on comprend que la raison scientifique soit avant tout « polémique », c'est-à-dire en combatpermanent contre cette inertie qui la fait revenir à des images, ou à des schémas déjà établis, donc trompeurs. LE NOUVEL ESPRIT SCIENTIFIQUE « Le déterminisme est descendu du ciel sur la terre », écrit Bachelard.

Les phénomènes célestes ont une allure desimplicité et de régularité qui s'oppose à la complexité et au désordre régnant sur la terre.

Aristote, déjà, opposait larégularité des planètes à la contingence du monde sublunaire.

C'est en faisant redescendre le ciel sur terre queGalilée pouvait se mettre en tête de calculer les mouvements, de retrouver la nécessité derrière le désordreapparent.

Pourtant, cette image de rigueur n'est pas si rigoureusement établie qu'on le pense.

Le déterminisme,. »

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