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HYDROPATHES (les) (résumé & analyse)

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HYDROPATHES (les) [1878-1880]. Dès la fin de la guerre de 1871, dans les cafés, hauts lieux de la littérature, s’échangent des idées, des théories, surgissent des écoles et de nouvelles tendances. Des groupes, souvent éphémères et tapageurs, se constituent, tel celui des Vilains Bonshommes, dont fit partie Verlaine. Le plus célèbre d’entre eux sera celui des Hydropathes.

 

Le nom de ce groupe vient du titre d’une valse (Hydropathen) que chantonnait le fondateur du club, Emile Goudeau, dont le nom se prête, lui, à un facile calembour. Le terme choisi est révélateur : « Hydropathes, chantons en chœur/La noble chanson des liqueurs », écrit Charles Cros.

 

S’ils aimaient le vin, les Hydropathes se réunirent cependant pour célébrer — du moins à l’origine — un autre culte, celui des vers, et c’est à ce titre qu’ils figurent dans l’histoire littéraire. Loin de constituer une génération spontanée, même si leur apparition sur la scène parisienne suscite un engouement tout nouveau, ils se réclament d’un courant universel, d’une lignée immémoriale, le fumisme, comptant parmi ses représentants illustres Diogène et Amérigo Vespucci, lequel, « loin de découvrir l’Amérique, ne découvrit rien ».

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