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INTRODUCTION À L’ÉTUDE DE LA MÉDECINE EXPÉRIMENTALE de Claude Bernard (résumé & analyse)

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claude bernard

INTRODUCTION À L’ÉTUDE DE LA MÉDECINE EXPÉRIMENTALE Claude Bernard. Essai, 1865.

 

Dès 1856, Claude Bernard (1813-1878) avait esquissé une critique du positivisme d’Auguste Comte en en soulignant les lacunes et les aspects réducteurs. Dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, il affirme qu’un déterminisme complexe régit la science, et le physiologiste doit considérer l’harmonie de l’ensemble qu’il étudie «sans jamais perdre de vue les conditions spéciales de tous les phénomènes particuliers dont la résultante constitue l'individu». Tout en reconnaissant la valeur scientifique des généralisations de Geoffroy Saint-Hilaire ou de Darwin, qui montrent tous les êtres vivants comme des types qui se transforment sans cesse selon un ordre réglé par l’évolution, Claude Bernard reproche à la conception darwinienne de faire disparaître l’individualité de chaque être vivant et constate que le médecin ou le physiologiste ne peuvent atteindre « la généralisation harmonique de la variété dans l’unité» qu’après avoir étudié les lois des phénomènes considérés dans l’individu. Il arrive à un «déterminisme supérieur» qui suppose une idée directrice et créatrice, principe de tout.

 

♦ Claude Bernard introduit donc dans la science expérimentale la notion primordiale de création et propose une coexistence des trois facultés de l’homme: croire, raisonner et expérimenter. Cet ouvrage eut une grande influence sur les romanciers naturalistes et en particulier sur Émile Zola, qui, dans Le Roman expérimental, compare la fonction du médecin telle qu’elle est définie par Claude Bernard à celle du romancier.

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